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KTM Superduke 1290 R
KTM : 2013

(par Superman le 07/05/2014)

liens & avis

The B-E-A-S-T

180cv - 189kgs – ligne akra – shifter – traction control, voila ce qu'on peut appeler un package alléchant.

Si j'ai eu la patience d'attendre plusieurs mois avant d'essayer ce gros jouet, c'est parce que je savais que je pouvais compter sur mon pote Lolo pour la préparer aux petits oignons, et en pretextant un weekend entre potes je savais que j'aurais bien l'occasion de la lui taxer sur MES routes.

Cette bécane la, c'est simple je l'adore, le tete de fourche et les écopes ultra-saillantes, le coloris racing, le cul bien en l'air, le réservoir bien échancré, un moteur ultra musclé dans une partie cycle vive et affutée, si les Crossfit Games de la moto existaient elle serait loin devant.

Avec un tel préambule vous vous doutez que je risque d'être moyennement objectif, mais on va tacher quand même.

A moi ! à moi ! à moi !

Nous voila donc partis entre Les Vans et Villefort, j'ouvre la route au guidon de ma SMC-R tandis que Lolo me file le train sur "The Beast", curieusement (ou pas!), en enroulant rapide ++ je ne largue pas mon parisien comme je le faisais l'an passé lorsqu'il chevauchait sa Diavel, et on arrive tous les deux au rond point de Villefort.

Le temps que nos autres camarades de jeu arrivent je négocie les clés du bestiau, en plus ça tombe bien la portion qui mène à Genolhac est taillée pour les sportives et roadsters affutés.
Prise de contact.

La position est assez naturelle, un peu sur l'avant comme tout roadster mais pas à l'excès, le réservoir est très fin au niveau des jambes ce qui donne une prise en jambes parfaite, pas comme une Z1000 qui écarte trop les cuisses.

On est quand meme un peu perché sur la moto d'autant que les repose pieds sont relevés sur la machine de Lolo.

Ce dernier me configure la machine en mode SPORT, avec tous les watts et en me laissant les aides électroniques actives.

Contact, BROAAP, ça y est j'ai une demi-molle.



Première, je me lance et là, l'horreur, le moteur semble etre bridé en 34cv, le train avant lourd comme un ardéchois bourré en manque d'affection et les suspensions ont un amorti digne d'un vieux trampoline !

Yarglaaaa

Pfff.... non j'déconne...c'est une TUERIE cette brêle, le train avant? C'est ton meilleur ami de 30 ans ! T'as l'impression de le connaitre depuis toujours, la preuve j'ai raclé les sliders au premier virage, puis au deuxième, et celui d'après encore... fantastique !

Pour déhancher c'est pas plus compliqué, la moto se cale entre les jambes et y a plus qu'a s'appuyer sur les repose pieds pour la redresser, balancer son buste de l'autre coté et punir le slider opposé.
En rentrant sur les freins, pas de souci, l'avant est mordant et puissant comme sur ma SMC-R et l'arrière est timide , si t'appuies un peu il se passe rien, si tu veux vraiment du frein t'appuies un peu fort, au moins c'est pas un piège comme la 690SM qui bloque l'arrière à tout va.

Seul bémol, les commandes reculées ne sont pas reglèes pour moi et j'ai du mal a trouver le sélecteur qui est trop penché en avant et trop rapproché du repose pieds, résultat je me loupe un peu en entrée de virage, d'autant que si on retrograde au mauvais moment, l'énorme frein moteur te scotche en entrée de virage.

En fait, le mieux est d'enrouler et de se laisser catapulter par son moteur phénoménal.

Gros coeur

Relativement souple, il commence à bosser normalement à partir de 3000 trs, et quand il se met au boulot le pépère, le cowboy dessus a plutôt interet à s'accrocher aux cornes.

De 3 à 6000, le twin gronde et tracte avec force (c'est un doux euphémisme) dans un concert de pistons, ça me rappelle un peu le desmoquattro de la 1200 Diavel, sauf qu'une fois la barre des 6000 passée c'est plutôt des entrailles de la Panigale qu'elle tire son inspiration, attention c'est parti.

En 3 la roue commence à partir en l'air sans embrayage... lumière jaune sur le tableau de bord qui clignote... la roue retombe... le compte tours continue de grimper... shifter... 4eme... argh le virage.
Meme pas pu dépasser 8000 tours, ce moteur est un monstre de sensations, je vais meme jusqu'a oser dire qu'il détrone Ducati au risque de me faire lancer des tomates.

Je veux bien admettre qu'une 1100 Hypermotard avec la ligne complète ait un poil plus de caractère en bas mais pour tout le reste celui la est devant.

Et si on veut pousser jusqu'au rupteur à 10000, autant vous le dire, il faut de la place parceque la poussée ne s'arrete pas ! J'ai meme du attendre un moment avant de trouver un bout de ligne droite qui me le permette.



Genolhac, on bifurque sur Pont de Montvert, en plein coeur de la Lozère. Pour ceux qui connaissent, cette jolie petite route typée chevrette ressemble à se méprendre à une spéciale du rallye de Corse.

Le gros twin de 200 kgs risque de se trouver un peu à l'étroit la dedans, et pourtant la Superduke s'en tire plutôt bien, les suspensions font montre d'une belle efficacité pour avaler les bosses et le train avant magique permet de jeter la moto d'un virage à l'autre, meme si on sent tout de suite qu'on n'est plus au guidon d'un supermotard.

La position n'incite pas à sortir la jambe et il faut bien emmener la moto avec le corps dans les enchainements, ça demande plus de concentration et d'effort qu'avec mon "petit" mono. Heureusement, le traction control et l'amortisseur de direction permettent de souder sans arrière pensée entre 2 virages tandis que la tableau de bord se transforme en sapin de Noel avec la loupiotte jaune qui clignote tout le temps.

Pour etre franc, à la longue ça fatigue et il vaut mieux enrouler entre 3 et 5000 pour profiter du gras du couple et du Plap Plap Plap en sortie de courbe, d'autant que le Pirelli fond à vue d'oeil dans ces conditions!

Waterproof ?

Je reprends mon 690 le temps d'une "toute petite liaison" jusqu'à Lamastre en passant par le Mont Ventoux, puis, après une belle arsouille avec Lolo entre Le Cheylard et Lamastre, je décide de la lui repiquer tandis que la pluie fait son apparition.

Lamastre – Saint Peray pour moi, c'est un peu comme le circuit du Mas du Clos pour Michel Vaillant, je pourrais le faire les yeux bandés donc pluie ou pas pluie ça me dérange pas, au contraire ça me permettra de voir comment ça se passe au guidon du monstre.

Et les premiers virages serrés à l'adhérence délicate confirmeront mes craintes, le gros 1290 n'est pas vraiment très a l'aise dans ces conditions (en tout cas avec moi dessus !) et je me mets à penser que cette moto n'est pas la monture idéale du rallyman puisque ça représente les trois quarts des conditions de roulage.

La moto est facile mais son inertie ne peut rivaliser avec celle d'un petit mono et la vitesse de passage dans un virage serré-trempé-bosselé ( le "rallye-combo") est naturellement moins bonne.
Heureusement, on peut compter encore une fois sur la technologie car une fois la moto remise en ligne, on peut souder et laisser faire tout le bazar électronique, la roue avant monte, redescend, ça clignote jaune et on se téléporte au virage d'après !



Alboussière – Saint Peray, cette fois c'est sec, lisse et presque roulant, autant dire que la SD a mangé son pain noir et compte bien remettre les pendules à l'heure.

Je prends un peu d'avance et me camoufle dans un virage le temps de laisser passer Lolo sur ma KTM.

Le mono passe, je pars en chasse et retrouve tout de suite ce train avant surnaturel qui m'incite a déhancher et a prendre un angle de cochon, je ne suis plus dans la cote du pin, la KTM m'a piqué, j'ai des visions, je me vois dans le triple gauche tout par terre, je suis dans ma finale du promo découverte, faut que je rattrape celui de devant, ça y est je l'ai, exter dans le droite, je passe la ligne en première position ! OUIIIIII j'ai gagné une autre casquette !!!!

Quoi ? Qu'est ce qu'il y a? Mais je suis ou la? St Peray? Il est ou mon podium?

So what ?

Bon, reprenons nos esprits, à quoi ça sert alors ce truc de psychopathe ? Eh bien je dirais que si je devais n'avoir qu'une seule moto ça serait surement celle la, capable de claquer une pendule sur piste, de rouler fort sur route sans etre allergique aux chevrettes, avec une gueule à tomber meme si elle ne plait pas à tout le monde, dotée d'un moteur jouissif et efficace.

Les défauts ? Elle coute le double de ma SMC-R, elle est moins facile d'une façon générale et demandera une sacrée maitrise dans des conditions délicates type rallye.
Ah, et puis le tableau de bord tout carré est assez moche mais c'est tout.

Non pour être franc je préfère mon petit supermot' pour la route et ma pistarde à coté mais cette Superduke réveille les sens, c'est l'exemple même de ce qu'une moto peut apporter en termes de sensations extrêmes !

  

Commentaires
 
Jaja family (08/05/2014)
Et c est à quel moment que le monsieur en bleu t as enlevé 4 Pts déjà? :-D

Manuc (08/05/2014)
Moi je trouve quand sortant la papatte elle se comporte pas mal du tout dans le serré bosselé comparé à la smc-r que j'ai éssayé dans la fouléé...

Jibe (03/06/2014)
J'ai fait quelques tours de roues de cet engin, et j'ai trouvé que le moulin était juste monstrueux, presque trop efficace. Sur route ouverte, c'est du radical qui envoie du bois à tous les étages. Cela dit j'aime bien sa gueule et son côté racé à cette bécane. Après un peu plus de 2000 bornes dans le Jura avec ma 1098, je crois que la prochaine grosse virée se fera en KTM Duke 4 690. Je vais me reposer tout en m'amusant !

Thomas (22/03/2016)
C'est quoi la marque de ton siffter ?


 
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