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Tour d'Europe - 2/3
Europe du 10/06/2006 au 24/06/2006
7000 kms

(par dlabaaalle le 05/07/2006)

liens & avis
On continue notre tour, cette partie va de l'Autriche à Nürburg. Viennes, Berchtesgaden, les autoroutes à donf et la ville au circuit mythique...

Vers Viennes. Jeudi 15 Juin. Villach Viennes.

« On se lève à quelle heure demain ? 7h30 ? Ok, allez, bonne nuit. » Le lendemain on se lève à... 8h30. « Ah ben oui mon réveil ne marche pas » C'est sûr que là... Allez il est dix heures on y va c'est pas bien grave la journée ne devrait pas être trop chargée. Sauf qu'on décide de rajouter une route notée GOLD sur alpineraods.com, 60 km allez retour. Chose que je n'avais jamais vu, il fallait payer pour prendre cette portion. Le problème c'est que je n'ai pas l'habitude de payer sans pouvoir rouler vite, moi. Alors j'ai tartiné. Et effectivement la route était sympa, un poil glissante selon Ben (?) je m'y suis fait assez plaisir, mais pas d'arrêt photo, les paysages étant bien en deça de ce qu'on avait vu la veille.

Les routes étaient ensuite assez roulantes et on est tombé sur la route à sportives du coin, que des grandes courbasses qui se prenaient à 140/160 bien anglé, aux rayons proches et ce durant plusieurs kilomètres. Excellent ! On y a croisé un mec en sportive qui semblaient envoyer le paté comme il faut et on a mangé un local en ZX-6R avec passager. Héhé, pas mauvais goût le lapin Autrichien. Sur cette même portion il y avait aussi une bosse sur laquelle on s'est tous fait peur. Pas glop. Encore du roulant après, et ça tombait bien parce que finalement on n'était pas arrivé. On roule donc sans trop de fatigue, moi toujours sur des oeufs dans le serré mais pas suffisament pour me priver de lapins et j'en alignerai deux autres en Ducat et je ne sais pas quoi à mon tableau de chasse. On en croise de temps en temps qui envoient bien.

Petite pause essence arrive une dépanneuse. Dessus une CBR1000RR 2006 éclatée comme il faut. Le mec n'a rien dixit le dépanneur, vu sa moto il a eu du cul. Si ça nous a calmé ? Naaan ! Sur la fin du trajet on a eu droit à une portion bien bonne puis en descendant un col on passe à coté d'un bar blindé de motards. Je vois un mec en ZX10R mettre son casque en me regardant. Puis je ne vois plus Ben. Je m'arrête pour l'attendre et qui vois-je passer ? La ZX10R avec son beau motard en combin intégrale. LE lapin, quoi. Ben pardonne moi je ne sais pas ce que je fais. Banzaiii !!! Le mec n'envoit pas en permanence, je le rattrape et j'arrive à vérifier que je suis sur la bonne route. Alors là, plus d'excuse. Tous mes neurones malades se sont jetés sur les rares encore à peu près sains et j'ai compris. Compris que j'aller déposer ce pauvre lapin et sa meule poussive, compris qu'il allait finir dans mon assiette comme les autres. Et un moment c'est parti, à bloc, 240 et plus, puis il s'est calmé. Je suis passé devant et j'ai envoyé aussi. Il restait dans ma roue, enfin il m'a redoublé après avoir calmé le jeu suite à une portion où j'ai encore glissé. On s'est arrété pour discuter, tout tremblant de notre shoot d'adrénaline.



Il me raconte qu'il fait gaffe à certains endroits parcequ'il s'est fait choper à 90 au lieu de 70 et il s'est pris 15 jours de retrait (arg). Ils payent les motos plus cher que nous et le road book qu'on s'est prévu pour Samedi semble bien bon. Il nous prévient aussi que le grip du Nurburgring est moyen et qu'un de ses potes s'est suicidé après s'être fait couper les burnes (!) sur une grosse chute là bas. On va dans la même direction avant de se séparer. Une route méga top me dit il. En fait surtout super rapide, on s'est encore fait un gros Tourist Trophy mais il freinait bien avant les virolos et y était moins à l'aise qu'un Malopignons (hi hi). Bien marrant quand même.

On retrouve ensuite un rythme normal puis après avoir perdu notre guide (Ben) dans des travaux on fini par rejoindre l'autoroute. Les Autrichiens ne sont clairement pas emmerdés comme nous niveau vitesse. Sur la route j'en ai vu de nombreux qui roulaient à bonne allure (120 et plus), et sur autoroute c'est 160 la vitesse de croisière, avec quelques uns à 200. D'ailleurs ils seraient en train de tester certaines portions à 160 (donc 200 de vitesse de croisière ?) histoire de voir.

Pour arriver au logement on compte sur le GPS. Ben je ne suis pas sûr que ça ait été une bonne idée, après une erreur due à la superposition de routes il nous a fait tourner durant au moins cinquante bornes. Puis il s'est rattrapé en nous guidant correctement mais il était en fin de batterie, je sentais bien qu'il allait finir par nous lacher. Même pas ! On dort encore dans une auberge de jeunesse, dans un dortoir. En fait de dortoir il s'agit d'une chambre (101 pour la deuxième fois, comme dans Matrix) pour 4 dont on entrapercevra à peine le quatrième. La vue sur Viennes est incroyable et on a accès à Internet et de quoi laver nos fringues, tout ça pour 15 euros par personne et pas nuit avec petit déj. Bien bien cool. On s'est fait 580 km aujourd'hui. Pas mal !

Visite de Viennes. Vendredi 16 Juin. Viennes Viennes.

Ouarf, bien dur ce matin, la fatigue est de plus en plus présente. On larve donc et on lave nos fringues. On décide ensuite d'aller visiter Viennes et ses fameuses catacombes. Le systeme de transport en commun est assez bizarre, genre ça coute moins cher dans un sens que dans l'autre. Mais on s'y retrouve. Le quartier touristique n'est pas immense, bizarre pour une ville qui est la quatrième plus visitée d'Europe. Le coeur est une cathédrale sous laquelle se trouvent les catacombes. Amusant, en gros y'a quelques mecs de l'église qui ont un tombeau de la mort (arf) méga beau espace et tout et tout et les reste des milliers de pestiférés qui sont en vrac dans d'autres pièces, avec même les os mis de façon artistique à un endroit (mur de cranes, de fémurs etc). Mais ça ne vaut pas le voyage non plus.

En gros la ville est sympa mais je ne la trouve pas plus belle que Toulouse. Les Autrichiennes sont adeptes de la mini jupes donc vas y plutot l'été (bave bave). Pas mal de blonds, pas mal de fumeurs (ils ne leur font pas la chasse comme en France). Et quelques giga pièges à con. Comme cette salade à 9 euros à coté d'un parc (du coup on est allé se manger un kebab plus loin). Il semble que Viennes ait ses gondoles : des carioles dont le cochet a un chapeau melon et un habit traditionnel (porté aussi par les cochettes ;-)). Les chevaux ont des ramasse-merde au fion pour ne pas pourrir la ville. On voit aussi quelques personnes en tenue du 17/18e. Marrant de les voir faire leur pause en Ray-Ban et clope au bec (j'aurai du les prendre en photo).

La ville est sinon comme d'autres en Europe. On retrouve les mêmes magasins, le même style architectural etc. Viennes a son tramway / métro, les feux sont accrochés en hauteur par des cables et passent à l'orange avant de passer au vert. Une Ducati SportClassic était en exposition dans un magasin. La bouffe est bonne, on retrouve les mêmes boissons qu'en France, on ne se sent pas dépaysé (et puis on paye en Euros). Pour le soir on décide de faire pique nique et je tente un yahourt à l'effigie de Mozart. L'erreur, j'ai jamais goûté un truc aussi infect.

Vers le nid d'aigle. Samedi 17 Juin. Viennes Berchtesgaden.

Bon on s'est un peu motivé et on arrive à partir à 9h20. Le matin commence de façon sympathique avec deux premiers lapins, un Dayto 600 et un CBR 1100 XX que je mangerai dans des grandes courbes. Ils ont essayé de lutter, c'est bien mes lapins ! ;-) On continue par des routes bien sympathiques, le ciel est couvert mais jusque-là, tout va bien. Paraît-il qu'on a croisé un flic avec des jumelles. J'ai rien vu mais ils auraient essayé d'arréter Damien qui n'a pas voulu trop nous faire attendre, c'est gentil de sa part ah ah. Maintenant ils vont se munir de grilles cloutées pour crever les pneus des motards retors ! Lors de la première journée en Autriche on en a aussi vu un en carton, une photo. Franchement ça m'a fait ni chaud ni froid, mais je suis un peu triste qu'ils ne l'aient pas fait en France comme prévu, histoire de voir les effigies se faire maltraîter. On en croise en vieille trapanelle (des BM des années 80 je pense) dans de la route à virole. J'ai remarqué que c'était des flics en les saluant. Ils saluent et y répondent.

Puis vient la deuxième animation de la matinée, deux autres lapins locaux en 748 et Thunderace. Pas de bol pour eux ils ont eu droit à la totale. Pourris une première fois dans le rapide, ils nous repassent à une intersection où on attendait Damien. On les rattrape (collés à un camion) et on les repourri dans du plus serré. En ligne droite ils reviennent, on les achève à coup de beaux wheelings. Là c'est bon ils ont compris, ah ah ah.

Petite pause bouffe plus loin où je découvre l'appflestrube ou un truc du genre, une sorte de tarte au pomme qui sera mon dessert les 5 prochains jours. Bon prix et bonne bouffe dans le classique. On repart alors qu'on est en train de se prendre un bon gros orage de la mort. Pas bien grave parcequ'on s'est déjà bien fait plaisir sur pas mal de bonne routes. D'ailleurs heureusement qu'on s'est pas pris les orages dans les Dolomites parcequ'au rythme où on roulait se faire des épingles encore plus glissantes qu'elles ne l'étaient ne nous aurait pas arrangé...



On passe vers BadAussee par une petite route blanche sentant bon la route minable. Un bijou en fait, viroleuse et accrocheuse à souhait, sans circulation. Que du bonheur et quelques locaux qui y arsouillaient (mais pas dans notre ligne de mire). Locaux vs locos, qui aurait gagné ? Le pneu de Ben fond à vue d'oeil et du coup il décide de tenter un changement dans une grand ville (la bonne vieille excuse du pneu pour aller se reposer). Il coupe par l'autoroute et trace, malheureusement il ne trouvera rien d'ouvert.

De notre côté on continue le périple, sur des routes sèches le plus souvent mais les orages nous menacent. On se fait une route jaune passant sous Berchtesgaden qui est bien notée sur alpineroads.com. Elle méritait effectivement d'etre faite, on a passé 50 km de bonheur roulant rapide. Mais le bonheur a parfois un prix, et à l'heure où Ben était déjà à l'hôtel on file droit sur un autre gros orage qui nous grêla la gueule avant de se soulager sur nos combines qu'on venait à peine de finir de mettre. On roule donc à petit rythme sur des routes bien intéressantes sur le sec quand je me fais rattraper par un Allemand en 950 Adventure qui envoie un peu. Je le suis (pour une fois que j'en vois un qui sait doubler) et du coup perds Damien. Je m'arrête à une intersection pour l'attendre et je ne sais pas comment on a fait mais on s'est perdu. En fait tous les chemins mènant à Rome on se retrouvera plus loin (bye bye l'Autriche).

On arrive à 20 heures à l'hotel après 600 km. Leur restaurant ne sert plus passé 20 heures (?!?) mais la serveuse nous fait une fleur et nous donne 5 minutes. Le ventre aidant c'est ce qu'il nous faudra pour décharger nos meules et se changer... Gruik ? La glande tyrolienne ? Connait pas. La vue du resto / hôtel est grandiose, le coin mérite d'être vu. Je découvrirai le soir que la housse d'étanchéité de mes sacoches ne mérite pas son nom et se désagrège. En fait la seule bonne solution c'est de tout mettre dans des sacs plastique ou poubelle.

Bilan de l'Autriche (même si on y retournera deux trois fois le lendemain)

Bilan de l'Autriche (même si on y retournera deux trois fois le lendemain). Les motards sont assez proches des Francais, ils aiment bien envoyer la sauce, se défendent un peu et pas mal arsouillent. Il y a quelques voitures qui nous laissent passer et l'essence n'est pas trop chère, environ comme en Suisse (10% de moins qu'en France). Ils ne font pas trop la chasse à la vitesse sauf dans des coins justifiés (ville). Les flics ont aussi leur sacro sainte sucette géante. Comme on est sur le même fuseau horaire, le soleil se couche bien plus tôt à Viennes qu'à Toulouse, du style 20 heures contre 22 heures. Pour le logement si on ne trouve pas d'auberge de jeunesse il semble que le principe des gîtes / chambre d'hôtes soit bien répandu.

Vers la Forêt Noire. Dimanche 18 Juin. Berchtesgaden Donaueschingen.

Départ 9 heures. La matinée sera essentiellement roulante rapide. On est dimanche et on croise un nombre de motard phénoménal par endroit, au moins les deux tiers des véhicules sont des motos. Toujours en groupe ou presque, très souvent à se trainer derrière des voitures sans se poser de question. En fait ça vaut mieux comme ça parce que le motard Allemand NE SAIT PAS doubler. Mais vraiment pas. Je les doublais par grappe et y'en a un qui a du avoir une mauvaise connexion neuronale quand je suis arrivé derrière lui parcequ'il s'est mis en tête de doubler la camionnette qu'il suivait. Bien sûr il a fait ça à la oneagain, en milieu de dépassement il était déjà dans un virage à droite sans visibilité et il s'est rabatu comme il pouvait avec ses deux grosses valises latérale léchant le bitume. Nawak. Le pire c'est que c'est pas le seul que j'ai vu faire n'importe quoi.

Beaucoup de grandes courbes rapides, Ben essaye de limiter les dégats de son pneu arrière en roulant entre 80 et 100 km/h. Dans l'ensemble les route sont assez sympa et après Niederndorf on attaque un col vraiment sympa (le Sudelfeld). C'est en fait un des spot motard du coin et dans une courbe parfaite (prise d'angle complète, large, bonne visibilité, bon grip) se trouve une cinquantaine de motards assis dans l'herbe en train d'hurler pour qu'on mette les watts ! J'avais jamais vu ca. Bon j'essaye de faire bonne figure. Même scénario plus loin, alors là j'en remet une couche et je me dis, putain, à la troisième courbe, genou par terre et moteur dans les tours. Elle ne viendra pas. Tant pis, j'aurai du faire demi-tour. Je rattrape ensuite deux Ducati roulant correctement mais on est vite en ville à galérer. Beurk.

On bifurque vers Rottach-Egern puis Kreuth, la route redevient agréable avec pas mal de lapins. J'attend Ben à une intersection et forcément on se rate. Damien m'ayant passé je ne peux pas attendre trop longtemps, je le rattrape en me trompant d'intersection (il s'était trompé lui aussi ^^). Quelques motards jouent un peu dont un mec en Daytona 955. En fait il attaque comme j'enroule tranquillement, donc au revoir ! Plus loin je vois deux motards qui envoient en ligne droite. Sentant que j'étais en train de me perdre je ne joue pas. L'un d'eux avait une moto tellement tunée que je ne l'ai pas reconnu, peut etre une Hayabusa. En fait je n'en ai vu aucun qui envoyait vraiment. Bon, demi-tour et on récupère la bonne route bien en retard. Vient ensuite une portion... payante. Oui, encore. Pas trop chere (3 euros) on longe en fait une large rivière dans un décor enchanteur. De nombreuses personnes viennent se baigner. Une sorte de piscine municipale quoi. On continue un peu et on s'arrete bouffer à Griesen.



En fait on pensait que Ben était loin devant mais il nous rejoindra 20 minutes plus tard. La gérante du resto parle toutes les langues de façon bien space, on se fendra bien la gueule avant de se péter le ventre. Sur le départ je les laisse partir devant et me prépare sans me presser. Apres cent ou deux cent metres je sens un truc tomber sur ma jambe. Je réfléchis un peu... Mon portable !! Je m'arrête fouiller mais impossible de le trouver. Je rattraperai Ben 50 kilomètres plus loin, à Reutte ! Il me passe son portable et je fais demi-tour pour faire sonner le mien. Je ne pourrai pas faire le reste du roadbook, je tracerai au plus court.

56 (!!!) coups de téléphone plus loin, après avoir fouillé trois quart d'heure et être obligé d'attendre qu'il n'y ait pas de véhicule qui passe pour pouvoir l'entendre, je fini par le retrouver. Perdre son portable est un des trucs les plus chiants qui aurait pu m'arriver, c'est fou comme on s'accroche vite à ces petites merdes là. Je retourne en mode rapide à Reutte en passant en Autriche et alors que je dépasse les bagnoles sans me poser de questions voilà qu'un adorateur des sucettes se met sur la route. Oui mais devant moi y'a un gros 4x4 et il croit que c'est pour lui, le mec est tout fou en essayant de me choper mais bon je m'en branle, je m'arrête.

Alors kestuveu ? Sprichen zi Deutch ? Nan. Bon, il arrive quand même à me faire comprendre que j'ai doublé là où il fallait pas (ligne blanche, quoi, comme d'hab). 70 euros et ils prennent la Visa, c'est les soldes, cool (90 euros en France). Allez, je paye avec ce dernier souvenir de l'Autriche et trace au plus court selon le GPS. 150 sur route, 200 sur autoroute tranquillou, j'envoie du bois. Puis peu avant Donaueschingen je tombe dans des bouchons. Mais des vrais de vrais, hein, sur plus d'une dizaine de bornes ! Je double à bon rythme et je vois au loin derrière moi plusieurs motards qui ne semblent pas chômer non plus. Ils finissent par me rattraper. En fait c'est trois vrais bikers (mais vrais de vrais, hein, avec les pieds plus haut que le cul, les jambes écartées d'un mètre, les mains dans les airs et un vibromasseur sous le cul). Parfait, ils vont m'ouvrir la route. Hé bien ça pour l'ouvrir, ils l'ouvraient. Ils l'éventraient meme. Ils doublaient et n'en avaient rien à foutre de ceux qui venait en face, obligés de s'arreter ou de s'écarter au possible. « Mettez vous dans le fossé tas de connards, les rois de la route sont là ». Du bon bourré attitude. ;-) Ca aurait mérité une video ça aussi.

Les cent derniers kilomètres auront été fait en étant certain que j'allais avoir droit à la saucée du siècle. Il n'en a rien été, et malgré quelques galères pour trouver le gite, j'y arriverai à 21 heures, dix minutes après Ben et Damien. Tout rassurant mon cousin ne se presse pas pour réserver le resto qui est soit disant ouvert tard. Mal lui en a pris puisqu'en fait une fois prêts il etait fermé, du coup on s'est partagé les kinders et la tranche de pain garni que le grogruik que je suis avait acheté à tout hasard. Dur ! Enfin encore 600 bornes de rajoutées au compteur, le Power commence à faire la gueule lui aussi. Le gite est sympa et pas cher, 20 euros par personne avec un bon petit dèj' à la gruikland. Miam.

La motoroute. Lundi 19 Juin. Donaueschingen Nürburg.

Ben se lève avant nous et va faire changer son pneu rapidos. On n'est pas parti qu'il nous appele pour nous dire que son pneu est changé et qu'on peut le rejoindre. Super ! On décolle à 10 heures et on le retrouve. En fait son pneu est pas vraiment changé et on attendra comme des cons une heure sous la pluie (en plus il se foutra de notre gueule, je vous ai pas déjà dit qu'il était trop fort ?). Bref, l'insolent fini par etre prêt et on trace prendre la route. En guise de route c'est un tas de boue géant qui nous attend, elle était entièrement en train d'etre refaite. J'arrive quand même à avancer puis je ne vois plus personne derrière moi, les couille-molles ont fait demi-tour. Grrr. Enfin ils ont pas tort en fait c'est vraiment la merde, là.

Je les rejoins et les voit en train d'enlever la boue par grosses poignées, elle s'est infiltrée partout. Je m'arrête et regarde les dégats, pleure un coup en pensant à ma chaîne que j'étais sensé économiser car en fin de vie et un vieu con s'arrete. Pour nous engueuler de pourrir la route pense t'on à l'unisson. Pas du tout, cet homme dans la fleur de l'age est en fait motard lui aussi et nous propose de venir chez lui mettre un coup de karsher à nos meules ! Trop trop sympa le mec !! Et elles en avaient vraiment bien besoin, la boue s'était mise à des endroits inimaginables il nous faudra un moment pour leur faire reprendre allure motocycliste. Après lui avoir pourri sa court interieur et avoir refusé qu'on la lui nettoie il nous montre ensuite la route pour qu'on ne refasse pas l'erreur. Si c'est pas de l'esprit motard, ça. Vraiment cool, merci à lui.

Le vrai départ se fait donc à 11h45 et la pluie semble vouloir être de la partie aujourd'hui. Puis ça se calme et on est très vite dans la Forêt Noire qui est pas mal sans etre exceptionnelle. Quelques routes sont plus ou moins sèches mais dès que ça tourne un peu on a droit avant à un beau panneau à l'attention des motards nous demandant de rouler prudemment (de façon plus ou moins accadémique, du style le chimpanzé sur une moto). Donc je me gardais une bonne marge à chaque fois, me disant que si le panneau était là c'est que des mecs s'étaient vautrés. Ben, lui, tartine joyeusement après un rodage express de son pneu.



On s'arrete ensuite bouffer un morceau et on demande à l'aubergiste où sont les routes interdites aux motards le week end. Elles nous les donne, et peu de temps après être repartis il se remet à flotter, plus sérieusement cette fois. Quelques portions intéressantes se présentent à nous sans qu'on puisse vraiment s'y faire plaisir. Des paysages méritent par moment une photo mais le ciel couvert n'engage pas à la pause. Les routes interdites sont bien nazes, en tout cas celles qu'on a fait. Des lignes droites interminables avec des courbes à prendre à 200 pour se pencher un peu. Boarf.

On arrive ensuite à Baden Baden, qui marque la fin de la Forêt Noire et le début des motoroutes. Motoroutes car contrairement aux autoroutes, on peut s'y faire plaisir. Si, si. Les 250 kilomètres qui ont suivi n'ont été que du bonheur, vraiment. La ligne droite peut etre fun. On écoute mon GPS qui nous dit de passer en France et déjà là on a commencé à se lacher avec un joli 270 pour moi. Puis on est arrivé sur les portions Allemandes qui étaient quand même bien chargée, mais on roulait taquet tant qu'il n'y avait pas de pace-car devant. Petite pause plein et on repart, de plus en plus à bloc, l'autoroute étant de moins en moins peuplée. En fait il y avait pas mal de portion limitées à 130 mais tant qu'il n'y avait personne devant la seule chose qu'on connaissait, c'était poignée des gazs ouvert en grand. J'ai réussi à accrocher 278 avec nu PSB-1 et les sacoches qui ralentissait la moto (plus le speedohealer qui corrige la vitesse). Pas mal je trouve. Ben se contentera de 248 (pas mal non plus).

On sort de l'autoroute 140 kilomètres après avoir fait le plein et je tombe en réserve ! Une dernière saucée nous honorera avant Nürburg, qu'on atteindra par des routes agréables, celles-là même que voulait nous faire éviter mon con de GPS. Le circuit est impressionnant et Nürburg est dominé par un château du XVe siècle assez joli. Pour une fois on n'arrive pas trop tard, à 19 heures. On a fait 500 km. Le gîte est bien agréable comme d'habitude, avec une vue sur un des virages du circuit. Cool ! Jusque là on aura bien eu du bol niveau logement.

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