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Tour d'Europe - 1/3
Europe du 10/06/2006 au 24/06/2006
7000 kms

(par dlabaaalle le 05/07/2006)

liens & avis
Une dizaine d'années après s'être décidés à faire le tour d'Europe on se prépare et on y va enfin, avec pour grandes destinations les Dolomites, Viennes, le nid d'aigle d'Adolf Hitler, la Forêt Noire, les autoroutes Allemandes, le Nürburgring et les Vosges.

J'espère que t'as du temps devant toi, le CR est long à lire... Je l'ai tronçonné en trois, la première partie va jusqu'en Autriche...

Prologue

Je suis tombé amoureux de la moto à 14 ans, lors d'une fête de la musique. Je marchais et tout doucement un FJ 1100 m'a dépassé, quasiment à la meme allure que moi. Elle qui roule, moi qui marche, de doux sons nous entourent dans ce début de soirée à la luminosité magique... Love me tender, love me truuue. Bref. J'ai craqué, au grand dam de mes progéniteurs qui ne souhaitent pas me survivre.

Puis Ben a realisé son rêve longtemps avant moi et me lover derriere lui n'a fait que renforcer mon désir (pour la moto, pas pour son corps ferme et chaud que j'enlaçais longuement – pour ne pas me faire éjecter à l'accéleration ou au freinage malgré ses nombreuses tentatives). Ahhh, que de souvenirs, le bol 92 avec le serrage du 125 au retour (heureusement !), mes avants bras tétanisés par les freinages en série en descendant un col en ZX-6R, le 252 contre une Porsche, ses soleils en TSR et Gilera... Que du bonheur.
Re-bref. Je n'en avais pas encore mais ça serait le cas un jour, pour sûr. Tellement sûr que je planifiais déjà ce que je ferai avec et parmi les idées lancées une est restée : faire le tour d'Europe avec Ben. Avec comme objectifs de voir le château de Dracula en Roumanie et faire un coucou à une copine en Bulgarie.



Puis Ben a realisé son rêve longtemps avant moi et me lover derriere lui n'a fait que renforcer mon désir (pour la moto, pas pour son corps ferme et chaud que j'enlaçais longuement – pour ne pas me faire éjecter à l'accéleration ou au freinage malgré ses nombreuses tentatives). Ahhh, que de souvenirs, le bol 92 avec le serrage du 125 au retour (heureusement !), mes avants bras tétanisés par les freinages en série en descendant un col en ZX-6R, le 252 contre une Porsche, ses soleils en TSR et Gilera... Que du bonheur.
Re-bref. Je n'en avais pas encore mais ça serait le cas un jour, pour sûr. Tellement sûr que je planifiais déjà ce que je ferai avec et parmi les idées lancées une est restée : faire le tour d'Europe avec Ben. Avec comme objectifs de voir le château de Dracula en Roumanie et faire un coucou à une copine en Bulgarie.



La moto a malheureusement dû attendre que je commence à bosser (je me suis vengé depuis). Et si le tour d'Europe restait en tete ce n'était ni le cas de la copine, ni du château. Enfin en tête c'est un bien grand mot, je commencais à l'oublier quand Ben a relancé l'idée. Du coup un peu de motivation, une période fixée deux ans à l'avance, quelques mois de preparation et nous voilà prêt à abattre de la borne, et pas qu'un peu : 6500 km étaient planifiés pour ceusses en partance de Toulouse. Ceusses car un courageux en 998, non, en ER-6n était du voyage.

La prépa n'a pas eté trop difficile. On voyage léger, donc pas de tente et de l'hébergement en dur. On n'aime pas la ligne droite donc que de la petite route verte sur les cartes michelin. On est des couilles molle donc pas plus de 500 km par jour (promis juré). Et plein de journées de repos (promis juré). Quant aux grandes destinations :
* Les Dolomites (Ben me faisait un caca nerveux pour les faire)
* Visite de Viennes (on doit avoir un point le plus à l'Est alors autant qu'il ait de la gueule !)
* Le nid d'aigle d'Adolf Hitler (on avait amené notre tondeuse pour le pèlerinage)
* Visite de la Forêt Noire (scandaleux, les arbres y sont verts !)
* Autoroutes Allemande (enfin nos motos vont connaître les hauts régimes)
* Tour au Nürburgring (point le plus au Nord histoire de tous les pourrir)
* Parcours des Vosges (depuis le temps que les bourrés nous rabachent les oreilles avec !)

Le départ. Samedi 10 Juin. Toulouse Valence.

Debout à 7h30, Damien (ER-6n) me rejoint à 9 heures. La R1 est toujours bien disposée, la météo est clémente, le road book alléchant, ça devrait le faire. Je suis toutefois crevé par un rhume dont j'essaye de me débarasser au plus vite en me bourrant de médocs. Merci à ma chérie de m'accorder deux semaines sans elle (à moins que... mais oui ! C'est elle qui s'est octroyée deux semaines sans moi !! Elle va m'entendre !!!).

Petit bout d'autoroute jusqu'à Cahors, on sort peu après en direction d'Aurillac. La route n'est pas inoubliable, il y a pas mal de graviers et Damien se fait quelques chaleurs. Je reste sur ma faim jusqu'à ce qu'on attaque la montée du Puy Mary ouvert depuis deux ou trois semaines seulement. Là, beaux virolos, pas trop de pièges, pas grand monde : les chevaux se dégourdissent. Pas de neige, bizarre pour un col qui était fermé deux semaines plus tot. Pause bouffe là haut, pas super bon marché mais le plat avec deux grosses pièces de boeuf permet de se revigorer dignement (qui a dit Gruik ?). On a deja abattu 280 bornes, on tracera ensuite de façon assez rectiligne vers Valence.



En entament la descente du Puy Mary il y a des nuées d'insectes, tellement qu'on a l'impression qu'il pleut à les entendre échouer lamentablement sur nos visieres. On rejoins la D3 qu'on roule à rythme digestif (200), puis on prend une route qui va bien jusqu'au sud du Puy en Velay (la D589 : pas grand monde, pas trop mal revétu et ca tourne tout le temps avec un decors sympa). Quelques bouts droits soporifiques en direction de Saint Agrêve et on se remet dans le rythme par la suite avant d'envoyer le paté sur la terre sainte du motard : Lamastre Tournon.

Bon, faudra quand même qu'on m'explique. Ils resurfacaient avec un bitume tout pourri une route qui n'en a absolument pas besoin, et ils ne touchaient pas au seul petit tronçon qui en aurait besoin. DDE = les Derniers Débiles de l'Equipement ? Fin de parcours jusqu'à Upie, on chope une pizza sur la route qu'on se goinfrera au bord de la piscine. Tranquille. On arrive à 20 heures. Une bonne journée de 600 km, sans lapin ni anecdote extraordinaire. Pas de flics (ouf sinon j'aurai fini mon tour d'Europe sur la D3 :'-( ). On met un petit coup aux motos qui ont été crépies de moustiques.

Le vrai départ. Dimanche 11 Juin. Valence Biella.

Rendez-vous avec Ben à 9 heures à la station service Total de Crest, histoire de ne pas me faire engueuler de ne pas l'avoir attendu (cf PACA 2005). Avec Damien on se leve et on se prepare rapidos, du coup on décide d'aller à Crest en avance et de s'y prendre le petit déj. On retourne à la station à 9h05 et voilà t'y pas que je me fait agresser quand même. A y regarder de plus près l'adrénaline lui coule par les narines et la testostérone par les oreilles. Voilà ce qui se passe quand on ne roule pas trois semaines ! Deux potes nous accompagnent le matin, Nico en vieux CBR 600 et Seb en CBR 954 RR.

A peine parti le Ben commence à rouler comme un enculé, il a visiblement décidé qu'on allait se mettre au tas dans le premier fossé qui se présenterait. Vicieusement je lui rappele qu'il wheele toujours comme une chèvre (il me sort l'excuse de l'huile pas assez fluide, il est pas trop fort ?) en tapant quelques roues sympathiques, mais les sacoches me font osciller la moto de façon bien naze. Tant pis pour moi, mais ça a suffit à lui faire comprendre qui est le chef (si vous voulez voir sa réaction sur ce passage courez lire le forum, il est aussi susceptible qu'une gonzesse).

Après avoir rejoint Gap on bifurque direction Grimone (beau mais défoncé) et on se gave sérieusement en direction de Mens puis La Mure. Direction Bourg d'Oisans et bouffe sur les rives d'un Lac (après avoir galérer pour trouver et un pseudo resto motard ou les mecs ne parlaient pas Français -!!- et où il n'y avait rien pour garer les meules). Soleil, belles routes, que demande le peuple ? Des lapins !! On en voit, on salive mais on n'en croque pas. Dur. Nico et Seb entament le retour tandis qu'on attaque du Col de la Croix de Fer. Whaaa, c'est vraiment un coin magnifique, la route est sympa, à reFer ;-) encore et encore.



On se dirige vers le Col de l'Iseran et pas de bol il est fermé (j'aurai pourtant juré l'avoir vu ouvert sur les sites internet). Ben se le fera au retour et me dira qu'on n'a pas raté grand chose. Le vent souffle aussi tellement fort qu'on voit quelques boeufs décornés voler de part et d'autres. Tant qu'ils aterrissent pas sur ma meule... (foin, boeuf, humour!) Changement de road book on passe par le Col du Mont Cenis pour rejoindre Biella. Montée géniale, de l'autre côté des nuages lèchent la montagne on se retrouve dans le brouillard. Il fait froid... zob. On passe en Italie, ça se découvre et on attaque la S25, une route vraiment top, blindée de motards Italiens ! Des lapins partout !! Je suis tout fou sur ma R1 mais y'a rien pour moi, alors qu'on en croise par grappe sans cesse, et que de beaux lapins en sportive et combine en plus, la totale ! Grrr.

On prends ensuite l'autoroute où on tire quelques boulets et où je cabre honorablement. Apres un arrêt on repart en même temps qu'une MV Agusta Brutale, je me place derrière et voilà qu'il se chie à la première courbe. Allez, au revoir ! Mon premier casse dalle. Miam. On sort de la route à caisses et on a quelques kilomètres à faire pour rejoindre Biella. Ces kilomètres ne seront que du bonheur, bitume niquel, virolos en veux-tu en voilà, on se fait bien plaisir et on perd Damien à une intersection. On se retrouvera à l'hotel ou on arrivera quasiment en meme temps, vers 20 heures. Environ 490 bornes dans la journée.

La galere. Lundi 12 Juin. Biella Bozen.

Après un petit déjeuner assez space avec un chocolat chaud tellement compact que la cuillère pouvait y tenir droite on se prépare et on décolle assez tôt : à 9 heures on est sur la route. Je met le GPS mais ce con nous envoie sur une voie rapide alors qu'on veut se choper cette petite route verte bien salivante qui part de Biella. Oui, celle là, là. Ben prend le commandement et on fini par se la faire. Bien cool, elle valait le détour. La suite par contre, que du caca. De disons 10 heures à 15 heures, de la ville, des embouteillages, des lignes droites, que de la merde. Le trajet a toutefois été agrémenté de deux gros scoots. Les Italiens ont souvent le sang chaud et je me suis fait pourrir deux fois (pourtant j'étais trop à fond). Une fois en entrée de ville. Le mec me passe à plus de 120 en tongs, se traine ensuite, donc je le redouble et il me repasse à fond avant qu'on sorte de la ville. Bon là je me suis dit, « petit effronté je vais te punir ! » Je me prépare et GAAAAZ ! Bordel, mais c'est qu'il me faut du temps pour le rattraper ! Je me colle derriere : 160 km/h vitesse GPS !! Je tombe un rapport histoire de l'atomiser comme il faut et je rate l'intersection qu'il nous fallait prendre. Scoot de merde.

Après des heures de routes pourries et un bus bloqué dans un tunnel faisant chier tout le monde et n'arrivant pas à le prendre, un autre scoot que j'avais doublé sans même y prêter attention se met a me chasser et me fait l'extérieur dans un tunnel (pour se trainer juste après bien sûr). Je te le dis, ils sont phénoménaux les mecs. Enfin, petite pause à la cool près d'un Lac et on continue à galérer jusqu'à ce qu'on se rapproche de la Suisse. Après plein de postes frontières qui faisaient qu'on ne savait plus si on était en Suisse ou en Italie on a eu droit à une montée ballistique : celle de St Moritz. Que du bonheur et paysages de folie, à la Milka.



À partir de là on a repris vie. Les routes étaient bien top et en retournant en Italie Par le Passo del Bernina on a chopé deux lapins Allemand qui envoyaient ce qu'ils pouvaient sur leurs énormes GT. Bien marrant. Toute la descente de la Suisse à l'Italie s'est faite en compagnie d'un train qui circulait doucement et qui partageait la route avec nous en ville, on pouvait le toucher en le doublant mais ses rails dans la route étaient piégeux et ont bien failli me sortir. Grrr.

On continue le périple en direction du Stelvio (2700 m), heureusement ouvert. La route est blindée d'épingles et le revêtement bien bon. Ça grimpe sec et la neige habille rapidement les flancs environnants. Au sommet l'impression de hauteur est moins présente qu'au Col de la Bonnette. On entend grimper un chasseur en 660 SMC, gros barouf inside... La descente n'est composée QUE d'épingles et dans la dernière je manque vraiment de me mettre au tas, les deux roues décrochant d'un coup. Aaaah ! J'ai rien compris.

Un peu de nationale jusqu'à Mérane et on retourne dans nos montagnes chéries pour se faire le Passo delle Palade. Là je vois un mec me prendre en chasse, je le laisse venir tranquillou et hop je tape un wheel. Juste après il s'arrête et contemple la montagne !? M'enfin ? Pas tout compris non plus là, un gros lapin en R1 habillé kéké et venant de l'étranger ça n'intéresse plus les chasseurs ? Bien la peine que je me donne du mal à les attirer... Les derniers kilomètres ne sont pratiquement que des embouteillages et je me fais le dépassement le plus pourri du tour d'Europe, un camion avec un autre qui arrive en face... Chaud ! On arrive finalement à l'hôtel, le plus cher du périple mais on le vaut bien. :-D
Il est 20 heures, on s'est fait 520 km. On décide d'aller bouffer en ville, et après avoir galérer pour y aller on en chie aussi un peu pour revenir. Genre on rentre dans un tunnel qui semble vouloir nous emmener à pétaouchnok. Rien à battre, demi tour. Juste derrière un flic. Oups. Ben oui, il était en caisse banalisé et voilà qu'il nous sort sa sucette géante. On fait comme si on comprenait pas. Il nous course en klaxonnant, bon on s'arrète et on pleure un bon coup « ma maman est malade » « perdu depuis ce matin » « je comprends pas ce qu'on a fait de mal » et il nous laisse partir. Ça va ils ne sont pas trop chiants.

Première journée de repos. Mardi 13 Juin. Bozen Bozen.

Ahhh, que c'est bon de pouvoir se reposer. De se taper un super petit déjeuner revigorant. Aujourd'hui, c'est sûr, je ne bouge pas. « Ah ben moi je vais aller me taper quelques routes histoire de bien quadriller le coin » entends-je dire Ben... Ah bon tu vas où ? Ah ouais c'est vrai qu'elles ont l'air sympa ces routes. Et ça fait quoi ? 200 bornes de viroleux ? Une bouchée de pain quoi... M'enfin si je roule aujourd'hui je risque de ne plus apprécier la suite. Oui mais d'un autre coté si je ne me fais pas les routes je risque de ne jamais me les faire. J'y vais ? J'y vais pas ? Non, je suis fatigué. Oui mais quand on est fatigué on est faible alors je cède. Et puis on ne sait jamais si Ben se perd il aura besoin de mon super GPS !

Allez, la météo est bonne on part vers 13 heures. S'il fait chaud à Bozen on est vite dans les hauteurs qui restent au frais. Le bitume est bon dans l'ensemble mais j'ai eu un très mauvais feeling à plein d'endroits. On n'arrête pas de croiser des motos, beaucoup beaucoup plus que des bagnoles, essentiellement des Allemands et des Autrichiens en GT qui se traînent honteusement. Toujours en troupeau, avec plein de BM mais aussi des sportives. Le top la sportive à 30 km/h en queue de peleton à prendre 3 degrés d'angle. « C'était bien les Dolomites ? » « Ah oui qu'est ce que je me suis amusé comme un fou à me détruire les poignets et à me faire mal au cul en restant sans bouger ». On comprends que l'on en voit mettre des grands guidons sur leurs sportives... Je n'ai croisé personne tartinant sérieusement mais on a quand même pu croquer deux ou trois petits lapins qui tentaient de jouer (ouf, la journée est sauvée). Un local en mono qui enroulait bien dans de la mini mini route et deux autres moins bien. En fait les Dolomites c'est surtout des paysages somptueux, et c'est d'ailleurs là qu'on fera plus de la moitié des photos de notre périple. Après les Dolomites beaucoup de paysages semblaient moyen. Et comme je faisais pas mal de photos, Ben a du m'attendre, ce qui le faisait forcément grogner (ch'uis con moi, qu'est ce que je m'arrête prendre des tofs dans un tel environnement ?). Par contre je lui ai fait rater un lapin, et c'est vrai que ça, c'est mal.

Mais bon on n'est pas rentré trop tard (18 heures) et on a fait 240 bornes. En se posant sur un parking pour graîsser nos chaînes on y découvre un jet d'eau qui nous permettra de nettoyer nos brèles. Merciii. Le soir j'avais plus vraiment envie de sortir et on a donc bouffé au resto de l'hôtel qui n'était pas super bon marché (5 euros la petite coupe de fraises il m'en aura fallu deux pour en sentir le goût). Bon, ok, j'avoue... Gruik.

Les Dolomites. Mercredi 14 juin. Bozen Villach.

Réveillés à 9 heures, on ne fait pas les fiers. Le road book de la journée est une grosse boucle dans le coeur des Dolomites. Le résumé peut être simple à faire : paysages de folie. Par contre le grip n'était pas bon du tout (les Power y semblent sensibles car Ben en Diablo Corsa était moins emmerdé que moi). Donc on la jouait prudemment et parfois on tombait sur des portions accrocheuses où on se défoulait ce qu'on pouvait. Lorsque le bitume était blanc j'étais sur des oeufs mais lorsqu'on tombait sur des portions rose on pouvait envoyer. On y a croqué un lapin Allemand en VFR et Ben un supermot dans des épingles. Mais mes chaleurs récentes et le mauvais feeling que j'ai eu à de nombreux endroits me bridaient complètement dans les virages lents ce qui m'a bien frustré.

Il y avait d'ailleurs tellement de virages au grip limite que ça me donnait envie de jouer à la faire glisser à l'accélération ! Mais une R1 c'est pas trop son trip et à jouer au con je risque de terminer mon tour d'Europe prématurément. On se calme, donc (n'empèche qu'en supermot je crois que j'aurai joué). Je ne sais pas à quoi était du cette mauvaise adhérence. Du sable ? Je ne sais pas d'où il viendrait. Peut-être qu'après quelques jours de pluie ça aurait été meilleur, mais dans l'état... bof. Enfin ça ne m'aura pas empéché de pourrir un groupe d'Allemands qui voulaient jouer, dont un que j'ai failli saborder au freinage (à cause de ses trajectoires erratiques, bien sur... *^_^* ).



Contrairement à la veille on a vu quelques rares mecs tartiner. On a aussi vu des comportements déroutants. Les Allemands restent le plus souvent bien sagement à la queue leu leu derrière les voitures avant d'éventuellement les doubler. Et dans un col on a vu l'inimaginable. Deux mecs en vieille sportives au cul d'un camion en descendant un col. Et ben même pas ils l'ont doublé, malgré l'absence de ligne blanche, de circulation et les quelques lignes droites le permettant !! Ils restaient là, à se faire enfumer et gacher la vue alors que ça virolait et que leurs motos ne demande que ça. On aurait du les filmer. Si quelqu'un peut m'expliquer ?

Dans l'ensemble les motards sont contemplatifs. Majoritairement Allemand et Autrichiens on n'a pas croisé un seul Français. Et c'est vrai que le coin est beau. D'ailleurs il y'a une route qu'on s'est fait par erreur. On a eu du bol c'était l'une des plus accrocheuse niveau bitume et paysages. On s'est aussi goinfré le Paso di Giau, pas prévu non plus mais vraiment super méga trop beau, par contre la descente était le summum du glissant, on s'est tous fait des chaleurs même en roulant comme des limaces. Yiiik. On a vraiment pris plein de tofs mais il y en aurait eu trois millions si on ne s'était pas retenus afin de préserver la moyenne horaire.



Après on a tracé direction l'Autriche. La route prévue au départ était une rouge Michelin. On est fatigué et de faire au plus rapide nous va bien. Oui mais voilà, y'a une petite route jaune, là, au dessus, plus ou moins parallèle. Sur la rouge y'a des camions et de la circulation mais ça n'a pas l'air mal non plus. Allez à pile où face. Ben ce sera la jaune ! En fait je pense qu'on a eu raison, elle était assez roulante, viroleuse ce qu'il faut et pas trop peuplée de véhicules. Puis il fallu rejoindre l'axe principal en empruntant une toute petite route blanche. Grosse galère en perspective ? Que nenni, arrivé sur cette portion moi et Ben étions chaud comme la braise et qu'est ce qu'elle fait, cette conne de portion ? Elle tourne à droite, à gauche encore encore pif paf, repif repaf. Bref, l'ERREUR. Une journée (ou presque) de glisses m'a rendu fou, la tapette me colle mais je ne lacherai rien, c'est pas large mais bien revétu, je roule cooOOMME UN CONAAARD !!! A bloc en première dans les tours, mais voilà je reste sur mon côté de la route et Ben se place comme il faut et me DOUUUBLE ! Du coup j'étais dégoûté et j'ai fait la gueule toute la soirée. 'culé.

Enfin, on arrive ensuite sur du beau bitume large et tout, les derniers kilomètres avant l'Autriche. Mais beaucoup d'épingles où je ne le sens pas. Dommage. Puis du roulant jusqu'à Villach (au revoir l'Italie), où mon GPS ne saura pas nous conduire à destination. Pas grave, on trouve un Biker pour nous y emmener. Bien cool le gus ! On arrive dans l'auberge de jeunesse à 21 heures, on a parcouru 540 bornes en faisant une seule pause. Les AJ sont vraiment des bons plans. 20 euros par personne à 3 pour une chambre pour 4 avec petit dej, correct !

Bilan de ce que j'ai pu voir de l'Italie

Si l'hébergement est cher (impossible de trouver des gîtes !!) la bouffe est tarifée correctement. Les motards aiment bien les sportives récentes et sont bien équipés. Peu de GT mais un max de gros scoots. Les routes à motos sont bien fournies en... motos, preuve qu'ils savent à quoi elles servent. Ils ont souvent le sang chaud, il ne se laisse pas attraper sans se défendre comme les lapins Allemands. Suivant le nombre de motards environnant ils disent plus ou moins bonjour mais parfois seulement en levant le petit doigt au moment où tu les croises...

Niveau sécurité routière c'est la France d'il y a quinze ans : les ronds points foisonnent, on peut encore tartiner sur l'autoroute (hi hi), pas de radar auto et de la prévention (panneaux à destination des motards), pas mal de mecs à la conduite limite limite, beaucoup roulent à 120 quand c'est limité à 90, pas de flics sur les routes et ils découvrent le permis à points. Enfin on dit que le Francais est monolingue mais on n'a pas à rougir des Italiens.

Pour l'essence le sans plomb est vert vert, limite fluo, genre « non non, je pollue pas la nature moi » et au même prix qu'en France. Le diesel y est plus cher de 10% (on s'en fout mais voilà, la France n'est pas vraiment si chère que ça si on compare avec nos voisins). En Suisse par contre l'essence est moins chère d'environ 10%.

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