Traitement en cours. Patientez...


  Accueil     DDMT     Rallyes     Circuit     Balades     Essais     Galeries     Dossiers     Les Bourrés     Vins     Livre d'or       Inscription  
Sommaire Balades  
L'été 2007 dans le sud...
Provence-Alpes-Côte d'Azur du 14/08/2007 au 19/08/2007
2100 kms

(par JeanJean le 31/08/2007)

liens & avis
Au programme cette année, un p'tit tour en Lozère puis en PACA. Le calendrier est bien plannifié, on devrait réussir à se retrouver avec quelques bourrés.

Ca sent bon les belles routes, le rosé qui tape et la rigolade. Dans les faits, ce sera encore bien mieux que ça !

Lundi 13 : les préparatifs

Bon, le dîner est maintenant terminé, les p’tites dorment, on va pouvoir s’occuper de préparer les valoches latérales et appeler les bourrés pour voir où, quand et comment on se retrouve.

Olive, Ben et Sophie sont sur Valence chez Ben. Féfé à Toulouse et moi sur Pont St Esprit. La météo de ce début de semaine s’annonce un peu capricieuse. Ca devrait le faire encore 1 jour ou 2 dans tout le sud puis se couvrir par l’ouest pour ne laisser que le sud-est à l’abri, bien au soleil !

Rendez vous est donc pris avec Féfé pour le lendemain après midi vers Millau pour faire un p’tit tour en Lozère. On retrouvera les valentinois mercredi midi vers Florac pour tirer un peu à l’est et ainsi éviter la pluie.

Mardi 14

Bon, on y est, la Div RR est fin prête avec le plein d’huile, d’essence et latérales chargées et les roues neuves. Il fait bien chaud, et je crois que je vais bien pleurer dans le cuir ! On attaque tranquillou par les Gorges de l’ardèches pas trop blindées pour la veille d’un 15 Août. Direction Ruoms puis Largentière. Là, tous les touristes se rendent en masse aux gorges de l’Ardèche et la voie d’en face est à l’arrêt sur plus de 30 kms ! On s’en fout, ils ne seront pas dans la montagne ceux là !

Les routes sont bien belles, il commence à faire moins chaud, et je ne croise presque personne ! On va pouvoir commencer à attaquer un peu.

Je re-descends par la D906 direction de Villefort et son lac. La partie qui suit entre Villefort et Génolhac est au Top. Bien large, top revêtement, je peux me lâcher sans craindre de prendre l’aoûtien dans sa bétaillère qui trajecte comme un demeuré sur la mauvaise voie. Peu après Génolhac, je bifurque à droite vers Le Pont-de-Monvert et Florac par la D998. La route est bien étroite et au premier virage à droite (aveugle), le goudron ruisselant à cause du soleil qui tape fait son apparition. On va calmer le jeu d’autant que le ravin est plutôt profond.



A Florac, direction le Sud par la D907 Vebron puis Meyrueis. Le début est top (C’est le début de la corniche des Cévennes) puis route à chèvre où la Div RR fait merveille. Arrivée à Meyrueis, direction Florac par les gorges de la Jonte. La route est belle et le paysage superbe.

Arrivé à Florac, je me pose sur la place principale pour m’abreuver d’une bonne Leffe bien méritée après 300 kms sans pause. Féfé ne tarde pas à me rejoindre. Sa Harley Sport Tuning toute propre s’arrête à côté de mon arme affûtée. Les passants ne s’y trompent pas, et ma Supersport passe inaperçue devant l’américaine !!! Merde alors, elle est pourtant terrible la TRX avec son p’tit look Has-been presque Vintage. Bref, on en reparlera d’ici quelques années.



Petites binches histoire de se raconter le début des vacances et hop, on repart pour trouver le gîte et le couvert. La pluie commence un peu à tomber, on prendra même une bonne douche mais sur 2 kms. Plus de souci après, le retour dans la montagne semble nous protéger. Après 2 ou 3 essais, on dégote une piaule à Meyrueis. Le village est sympa, le restac aussi, quand au bar pour finir la soirée… Top. Il est vide parce que son concurrent organise un concert. On reste à la cool avec le Barman. Un vrai bourré avec la tête de celui qui a fait pas mal de Via Ferrata sans être assuré et qui a du chuter de manière régulière. Du coup, pour faire cautériser et oublier la douleur, il descend les binches comme moi je mange les enfants !

Féfé, en bon suiveur, prend sa roue. La fin de soirée donnera la victoire au local de l’étape. De notre côté, retour à l’hôtel ou j’intercepte le seul verre de la chambre pour la nuit. En bon bourré, Féfé se devait de la récupérer sous peine de ne pouvoir dormir. Après une bonne bataille d’eau et un lit bien détrempé, je l’abandonne à Féfé. C’est le début des vacances et je ne voudrais pas le retrouver mort déshydraté au petit matin.

Mercredi 15 : retrouvaille des bourrés

Lever matinal à 9h. La forme est bonne, le temps de manger, ranger un peu le bordel, retourner le tee-shirt pour qu’il soit propre (c’est la méthode des Gascon selon Féfé : on le retourne tous les jours comme ça il est toujours plus propre).

Direction le Vigan par Camprieu. On fera le retour par Vallerogue puis le Mont Aigoual pour finalement rejoindre Sophie, Olive, Ben et Xa pour manger à Florac. La route commence bien, le temps est au Top sans qu’il fasse trop chaud. Plus on monte, plus il fait gris pour finalement arriver au haut dans un gros brouillard à couper au couteau. Tout ça sans compter sur de grosses portions de route qui viennent d’être gravillonnées. Féfé et son tracteur devraient être à l’aise et pourtant, il roule les pieds par terre !!! Les paysages sont bien cool. La fin de la descente sur le Vigan nous permettra de retrouver de belles routes et le Soleil. Le retour est du même tonneau avec une descente sur Florac vraiment magnifique.



A 13h, heure du rendez-vous, on se pose à la cool dans un resto qui se verra être le plus miteux du coin. Les Zouzous arrivent vers 14h, sans doute ralentis par Ben et sa nouvelle brèle de fille (Une Dayto 675). Comme d’hab, les excuses fusent (c’est pourtant pas dur de mettre un peu de gaz merde). Olive est au Top de sa forme, grincheux comme seul Ed pourrait l’être. La cerise sur le gâteau…. Il ne veut pas manger !!! Ah Ah Ah, un gros comme lui qui fait le régime !!! Ca sent le gros qui vient de comprendre qu’il va se faire pourrir. Peut être pense-t-il qu’améliorer son rapport poids / puissance pourra la sauver !!! (Quel gros alors).

Après 2 heures pour manger une pauv’ salade et 15 minutes pour faire l’addition, nous voilà repartis par la corniche des Cévennes jusqu’à Alès puis direction le Nord vers Génolhac – Villefort – Les Vans, pour rester sur des routes au Top. Ben, sur sa mob de fille, ne change rien à ses habitudes en bouchonnant loin devant ! Olive reprend du poil de la bête. Sa mémé doit être aux anges de ne pas devoir porter 3 kg de plus (repas normal de notre gros… sans le dessert).

(Note d'Olive) Petite anecdote : dans la montée de la corniche des Cevennes, Ben aperçoit (nous on les a aperçu bien après evidemment) deux beaux lapins bleus. Il s'agissait evidemment de motards de la gendarmerie qu'il depassera sans se poser plus de questions (en fait, il voulait certainement assouvir son fantasme, à savoir : pourrir du gendarme). Ces derniers, beaux joueurs laissent passer toute la bande en se rangeant sur le côté et en nous faisant un petit signe de la main. Sans doute avaient-ils compris que la bande des bourrés n'est pas là pour faire de la figuration.



Arrivés à Villefort, je prends la Mob de Ben pour voir ce que ca donne. Et je dois dire que ca donne pas mal. La Dayto 675 invite un peu à la balade rapide (pour ne pas dire rapide rapide même). Le moteur, sans être creux en bas, envoie sérieusement dans les tours. Dans le seul rétro qu’il reste, je vois d’ailleurs Ben, Olive et Féfé qui doublent les voitures dans ma roue… à 3 de front pour ne pas perdre de temps sur la tête de la course. Les freins sont au top et ça tombe bien parce que ça virole dur et en poussant un poil les rapports, les virages arrivent vraiment vite. Je ne sais pas si c’est l’effet du rythme d’enroulage un poil rapide ou le fait de descendre de la montagne, mais j’avais bien chaud en arrivant aux Vans et les poignets un peu douloureux !

Le plein fait, direction Vallon-Pont-d’Arc puis Saint Rémèze. Pause binche pour rafraîchir les motos et les pylotes. Le temps pour Olive et Ben de nous trouver une chambre d’hôte attenant à une pizzeria. Ok, mortel, mais il est 19h35 et il reste 95 kms pour rejoindre ce hâvre de paix situé prêt de Bédoin au sud du Mont Ventoux.



Bon, c’est pas le tout, mais la proprio de la chambre d'hôtes voulait qu’on soit sur place à 21h. Chacun reprend sa brèle pour un enroulage rapide. Finalement, 95 kms en 55 minutes, c’est réglo et bien roulant les routes dans la région sauf peut être la portion Malaucène-Bédoin qui ressemble plus à une spéciale de rallye qu'à un circuit. En suivant Ben, on rigolera bien en le voyant décoller sur une bosse vraiment vicieuse.

Arrivés dans le bled, Ben en bon GO (lire : GéO, Gentil Organisateur) nous montre le plan pour acceder au gite. Résultat des courses : on fera le tour du village à la queue leuleu sans savoir que Ben n'avait pas compris que c'était un plan. Pas grave, c'est tout petit et plutôt bien situé par rapport aux bonnes routes.

Le temps de déposer les affaires dans les piaules, et un repas bien mériter nous attend dans la pizzeria situé sous une halle au centre du village. Après la binche d’apéritif, le rosé coule à flot. Xa préfère le rouge... qu’à cela ne tienne, le rouge coule aussi à flot.

Retour aux piaules. La viande est roulée dans le torchon, Féfé a trouvé son verre d’eau. Bonne nuit à tous.

Jeudi 16 : la rencontre

7h, Xa se lève pour faire sa p’tite balade du matin. Le temps de décoller, il est 11h et l’heure d’attaquer le Ventoux par le Sud pour re-descendre par le nord. Route vers Entrevaux puis la D41 pour rejoindre Brantes (superbe village médiéval) ou Gégé (dit le bonhomme de neige nêuf) doit nous rejoindre.

Pause au nord de Brantes pour faire quelques prises de vues pour le film Moto-journal (Le film qui pourrait permettre à Ben de gagner une inscription au Moto Tour 2007 avec une Hornet 600 fournie et tout ce qui va bien avec).

Repas à Brantes donc, avec une superbe vue sur le Ventoux. Rencontre avé Gégé et sa Daytona Bleu moche sans le monobras (désolé). Sa combinaison Dainese d’un blanc de pucelle met en valeur ses galbes du même tonneau que ceux de Grolive. Ce dernier ne tarde d’ailleurs pas à le comparer à un bonhomme de neige : C’est le début d’une belle relation.



Départ vers l’est en direction de Montbrun-les-Bains puis Forcalquier par la D950. nous sommes 7 maintenant et bientôt nêuf (c’est l’accent de Villefranche sur Saône !) avec l’arrivée dans la soirée de Pascal et son pote Jean-Marc que nous ne connaissons pas. Seul indice, il roule en BM, un peu comme les gendarmes pensons nous. L’avenir nous donnera plus que raison. Arrivés à Forcalquier, Ben nous dit qu’il y a une spéciale du Moto-Tour dans le coin qu’il a déjà fait en stage. C’est sur la D15 vers Valensole. C’est de la route à chèvres avec des graviers mais bon, on va voir ce que ça donne. Ben arrive sur la route et me fait signe qu’on y est. Je pars à TOC pour voir ce que ça donne, Ben disparaît au bout de 3 virages, mais je reste à donf. Ca sautille sur la TRX (non je déconne, le tapis volant survole la route). Derrière personne. Lâche rien mon Jeannot, faut pas qu’ils remontent sur toi !!! C’est pas très large, ça glisse pas mal sur la gravière mais ça le fait bien. En bons motards qui se respectent, derrière j’entends : Pfff, elle est nulle c’te route à chèvre ! En fait, les excuses, c’est comme l’huile dans la TRX, il en faut en permanence pour garder le rythme !



On repart vers Riez puis Moustier-Ste-Marie avant d’attaquer les gorges du Verdon Nord. Il y a gavé de monde, mais bon, ca fait rien Gégé veut suivre Ben devant. Ils partent comme des balles, Gégé manque de monter sur Ben d’ailleurs en doublant une voiture. Ben ouais, c’est comme entre Villefort – Les Vans, si tu perds une voiture avec le trafic, pas moyen de se refaire ! Derrière ca enroule plus tranquille, on rattrape quelques teutons avec leur BM des années 2 avec une glacière grosse comme un frigo américain. Il manque de se prendre un camion dans un gauche en essayant de suivre Olive. On en pleure avec Féfé dans nos casques !

Après une p’tite binche à Castellane où Olive et Ben nous trouvent encore un splendide dortoir pour nous accueillir à nêuf (c’était pourtant pas gagné), direction Saint-Vallier-de-Thiey par la route Napoléon (N202) puis Caussols par la D5. Un mec en Supermot manque de se retourner sur Xa en sortie d’épingle. Arrivée synchro au gîte dortoir avec Pascal et Jean-Marc qui arrivent de Toulouse après une grosse journée. Ce dernier tient toutes ses promesses avec sa grande Moustache. S’il a le gyrophare dans son sac Chicago Bulls, on va pouvoir envoyer le pâté sans avoir peur des bleus demain parce qu’on dirait un vrai gendarme !



Le repas avait été réservé également dans une auberge à moins de 2 kms. Départ à pieds pour changer un peu. La suite nous montrera qu’il était préférable d’y aller à pieds d’ailleurs, mais nous en reparlerons plus tard. Des petits groupes se forment. Ca parle moto, technique… Sophie hallucine pas mal d’ailleurs. Pour ma part, je tape la discute avec le Gégé qui me raconte qu’il a été vice champion de France de Supermot !!! Puis il me raconte les motos qu’il a eues. Là, c’est un vrai truc de malade.

Ca commence par ZR7, puis Z1000 (pourrit selon lui, bon on le savait.), puis ZRX1200S, puis Z1000 (merde alors, il vient de me dire que c’est naz), puis ZRX1200R. Je dois être saoul mais j’ai pas encore bu le moindre godet ! Bref, ça se termine par une Speed 1050 blanche comme la combine avec en plus la Dayto bleue.

Le restac nous attendait pour festoyer. Et nous allons faire honneur à cet accueil avec la table déjà dressée. Comme c’est de coutume, BON APPETIT Pascal. Binch pour tout le monde ou presque, Vin d’orange pour Jean-Marc, de Noix pour Pascal et…… et…….. Perrier Menthe pour Gégé. C’EST QUOI CA ???? Dites moi pas qu’il est végétalien en plus ??? Vu son ventre ça m’étonnerait, ou alors il mange 10 kg d’herbe par jour.



Bon, du coup, tout le monde n’est pas sur le même rythme (un peu comme en brèle d’ailleurs). Le groupe de tête est toujours le même, Féfé à l’aspi, Xa et sa boutanche de rouge. Encore un godet ou 2 et les virages vont passer bien plus vite. Et là…. Olive fait le gros exter sorti d’on ne sait où à Gégé qui parlait d’une balade avec des mecs qui étaient toujours sur les freins.

Olive : « Un peu comme toi toute la journée en fait ». C’est parti, la machine est en route, et pendant un bon moment on ne va plus le lâcher notre Gégé tout nêuf. Entre la combine de bonhomme de neige, les : « Balles nêuves » à chaque fois que les boutanches de rosé sont vides. A 23h00, l’affaire est pliée et Gégé décide de lever l’ancre pour rouler la viande dans le torchon. Pascal et Jean-Marc prennent sa roue pour récupérer de leur grande journée de route.



Après tout ça, les bourrés sont victimes de quelques remontrances par Xa parce qu’on a pas été sport avec Notre Gégé tout nêuf. Il est presque tout cassé, et soit disant, il ne le méritait pas. Et moi alors, je le mérite quand on parle de mes aérofreins ? Et Olive de son gros ventre ? Bon Olive c’est pas pareil c’est vraiment vrai. Quelques boutanches, binches, et digeots plus tard, tout est oublié et le retour vers 2h30 se fait calmement vers le dortoir.

Olive, suite à une directive de Ben lançant : « Azimut direct » jusqu’à notre demeure trouve quand même le moyen d’arracher une clôture et de se faire projeter par terre à quelques mètres en arrière. Sa vengeance sera terrible. Il rentre en trombe dans le dortoir en beuglant comme une grosse bourrasse. Avant de nous endormir, quelques phrases à l’attention de nos nouveaux camarades (j’ai nommé Jean-Marc et Gégé) finiront de nous faire rire.

Vendredi 17

Au petit matin, vers 7h30, Olive croise Gégé sortant de la douche avec toutes ses affaires et sa combine. Sans doute préoccupé par autre chose qui ne doit pas bien passer, il ne voit pas qu’il est en train de se faire la malle sans en parler à personne. Le trouble est jeté parmi les Bourrés…. Pourquoi nous quitte-t-il ? Il n’a pas profité de la soirée ? C’était pourtant super sympa ! Une seule chose est claire, nous ne le reverrons plus. Petit dèj sympa avec un autre client du gîte qui possède le QI d’une huître : Euhhhhh, c’est quoi une moto ? Dans le lac, ya des poissons ? La Goldwing, ca donne quoi ? Bon ferme là, on mange.

Départ vers le Col de Vence pour finir les prises de vues pour le film Moto-journal. La matinée passe rapidement. Retour vers Gréolière pour un petit resto avant de nous séparer en 3 groupes.

  • Ben et Xa retourne sur Valence et Lyon.
  • Jean-Marc et Pascal sur Le Vigan pour une arsouille prévue pour le WE avec des locaux en Supermoto.
  • Sophie, Olive, Féfé et moi allons continuer dans la région pendant quelques jours pour visiter toutes les routes à lacets pour le plus grand bonheur de Sophie !



  • Départ par la route Napoléon vers le nord en direction du Lac de Castillon pour une baignade bien méritée. Après cette pause ou Xa aurait découvert le maillot rouge Ducat de Sophie dont il nous a parlé pendant 3 jours, et le corps d’athlète d’Olive après son régime sans maigre, direction la montagne par Vergons sur la N202 puis Guillaumes par les gorges de Daluis (Superbe avec la roche de couleur rouge - note Olive : il s'agit de schiste rouge qu'on trouve également dans la gorge parallèle dite du Cyans). Pas de place dans les hôtels du bled. Un autochtone nous indique qu’il y en a à Valberg. Qu’à cela ne tienne, la montée est Top, un peu de Gaz et HOP, un Hôtel avec une chambre à 3 lits nous y attend. La soirée est sympa avec une bonne pizzeria accompagnée de Roseline qui coule à flot (C’est le rosé du coin qui nous avait déjà régalé la veille à nêuf à Caussols. C’est l’anniversaire de Grolive, faut quand même marquer le coup. Quelques bières, 4 boutanches de rosé et le digeot qui va bien plus tard, retour à la piaule pour un repos bien mérité. Le principal sujet de conversation aura été notre ami Gégé et le récit de la soirée précédente.

    18 Samedi

    Une bonne journée nous attend pour ce samedi avec en prévision la cime de la Bonette-Restefond, descente vers Barcelonette, et retour par le col de la Cayolle. On verra dans la descente en fonction de l’heure pour trouver une p’tite chevrette qui va bien.

    On attaque vers Beuil, puis Saint-Sauveur-sur-Tinée. Les paysages sont superbes, la route plutôt à chèvre et bien étroite. Je manque de me prendre un motard qui sortait un peu large d’une épingle en regardant le paysage et en me disant bonjour. Connard va ! Ensuite, direction Isola et la cime de la Bonette. Route rapide au début, puis sympa ensuite. On croise un troupeau de moutons en pleine transhumance vers la cime. Il fait plutôt frais en haut à 2800m. La descente vers Barcelonette est ballistique. La visibilité est bonne, le revêtement sans reproches. Pause casse-croute dans un bouiboui juste en dessous d’une fenêtre ou 4 personnes semblent jouer à un jeu. Petit résumé de leurs échanges :

  • Tu vas arrêter salope !!!
  • Espèce de connasse va !!!!
  • Ah la connasse.

    Cool dans le coin, on se parle sympa !



  • On repart par le col de la Cayolle. La route est sauteuse et super étroite. On accélère un peu avec Olive, la montée est sympa. La fin de la descente est top niveau route. A Saint-Martin-d’Entraunes, une p’tite route nous fait de l’œil sur le droite vers le col des Champs et Colmars. Bitume super, quelques panneaux annoncent le nombre de lacets à venir. Je pars à bloc, toutes les épingles en première pour bien repartir sur le couple, Olive est surpris des reprises de la TRX ! Il pense que je reste en 2. La DDE a commit quelques erreurs et il y a plus d’épingles que n’en indiquent les panneaux. J’arrive un peu sport dans une qui m’avait échappé, je manque de rentrer dans la maison attenant à la route pour prendre l’apéro. Olive est mort de rire sous son casque et moi aussi. On repart sur le même rythme. Ce p’tit col est à retenir pour la prochaine balade. La descente sur la carte était en pointillés rouges et blancs. On comprend pourquoi, c’est super étroit et avec des rigoles (comme des gros dos d’ânes) pour laisser ruisseler l’eau. Sophie et Féfé arrivent en bas un peu saoulés. C’était pourtant bien sympa. Retour vers Valberg par la D908 jusqu’à Annot. Les routes sont vraiment bien. Remontée encore une fois par les gorges de Daluis jusqu’à Guillaumes puis encore une fois la montée vers Valberg.

    On ne change pas une équipe qui gagne. Même resto que la veille, avec un apéro au bar avant. Même Pizza pour Olive, même rosé, mais avec 5 soeurettes cette fois. Au détour d’une discussion, on se retourne et on croise Gégé sur une étagère. Il finira la soirée avec nous pour notre plus grand plaisir. Sophie est bien pliée à la fin, elle raconte un peu les mêmes histoires toutes les 3 minutes et elle est incapable de suivre une ligne blanche. Comme toujours, Olive s’endort en moins d’une seconde dans un grand ronflement qui nous fait exploser de rire ! Nous devons le suivre peu de temps après !

    19 Dimanche

    Le périple se termine pour moi. Un p’tit tour le matin avec tout le monde histoire de voir encore quelques belles routes et je vais rentrer sur Pont St Esprit. Départ vers Beuil, puis les gorges du Cyans. L’essence commence à manquer pour la Harley, il va falloir faire le plein. Passant devant une station, je demande dans mon rétro à Olive si on s’arrête ou pas ? Un gros bras d’honneur me fait comprendre qu’on peut encore attendre un peu…. Grave erreur. Route vers Nice par la N202 puis à gauche vers Saint-Sauveur-sur-Tinée par la D2205 (en direction de la Bonnette). Féfé est sur la réserve depuis 35 kms, un local nous indique qu’il y a 2 stations à Saint-Martin-Vésubie. Gaz sur la D2565. La route est Top, je ne suis toujours pas en réserve, et du coup je me fais bien plaisir. Féfé est dans ma roue. Arrivée à Valdeblore, je perds Féfé à la soirte du village. Demi tour, bon, c’est réglé pour Féfé, il est à sec.






    On reprend la route avec Sophie et Olive pour trouver de l’essence au plus vite. Les 2 sont aussi sur la réserve et l’humeur est plutôt à l’économie. Je passe devant toujours en me faisant plaisir. A 3 kms de Saint-Martin-Vésubie, je passe en réserve. Première station à l’entrée du village. Fermée, ça ouvre à 16h et de toutes façons, un écriteau indique : « plus de SP95 ni SP98 ». Je traverse le village et la seconde station est également fermée. Bon, ça commence à ce gâter cette histoire. On est dimanche, et les locaux nous disent que ca risque d’être compliqué de trouver une station dans le coin à moins de rejoindre la N202 vers Nice au niveau de Plan-du-Var. Pause à Lantosque (20 kms plus tard). Une station se présente à nous... Fermée également. Un vrai bouiboui avec des moteurs sur la route. Le proprio semble vivre au dessus du garage. Un numéro de dépannage 24/24 est dispo. Olive appelle. Ca sonne dans la maison où les gens sont en train de manger. Personne ne répond, ils n'en ont rien à foutre en fait !!! Après 5 minutes à échafauder des plans, on repart vers Plan-du-Var où nous savions qu’une station est dispo. 5 kms plus loin, Olive me fait signe dans les rétros que c’est mort pour lui.



    Bon, reste Sophie et moi. Le rythme est vraiment calme. La route se rétrécie et franchement faudrait pas tomber en panne dans le coin. Y'a pas la place de croiser à 2 voitures et y'a plein de virages dans tous les sens. Finalement, après encore 15 kms, la station ouverte est atteinte. Je fais un bon plein de 17,5 litres sur 18 dispo dans la moto. Sophie me rejoint elle aussi. On aura parcouru plus de 300 kms avec nos brèles.

    Sophie va boire un coup, je prend un jerricane de 5 litres et zou, direction Olive. Retour rapide à la station. Re-plein du Jerrican. Avec tout ca, je ne suis pas vraiment en avance pour rejoindre Pont ce soir moi. Il est 14h, j’abandonne tout le monde pour rentrer. Tout se finira bien, Féfé ayant profité de ses 2 heures pour picoler comme une grosse bourrasse dans un bar.

    Retour rapide donc vers Pont, mais par des routes bien sympas et notamment la D40 au nord du Ventoux pour terminer le périple. Après 2100 kms de bonnes routes, une ambiance au beau fixe, cette petite semaine de balade aura tenu toutes ses promesses.

    Comme dirait Gégé, va falloir mettre des roues toutes nêuves avant la prochaine balade.

    De leur côté, Sophie, Olive et Féfé ont rendez-Vous avec Ben pour se finir au Vin de citron chez la grand-mère. L’avantage, c’est que pour ceux qui dorment dans la même chambre, au lieu de sentir la moufette au p’tit matin, ca fouette l’arbre magic au citron !!!

    A voir aussi...

    Galeries : L'été 2007 dans le Sud
    Balades : L'été 2007 dans le Sud : suite et fin
    Balades : PACA 2007
    Galeries : P'tit tour Alsacien Hoplà
    Balades : Alsace Hoplà !
      

    Commentaires
     
    Waboo (12/09/2007)
    Super compte rendu. Une virée bien tentante. Si vous avez de la place une prochaine fois... ;-)


     
    Noter l'article (36 votes)

     

    Haut de la page
    contact : MotoZ