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Speed Triple 1200 RS
Triumph : 30/05/2021

(par Superman le 30/05/2021)

liens & avis
Bigger is better?

3 ans après ma dernière quête du Graal, me voici de nouveau à la recherche de ma prochaine moto.
Non pas que la street ne me satisfasse plus, mais je reste sensible à certaines nouveautés dont la nouvelle grande soeur que voilà !

en 2006 j'avais déja craqué pour une speed triple 955 qui m'avait régalé pendant plusieurs dizaines de milliers de kms, mais depuis j'ai préféré rouler sur des motos plus légères, passant du supersport au supermotard pour revenir au roadster middle-weight.

Mais voila, cette nouvelle Speed est alléchante, à peine 13kgs de plus que la street RS pour 50cv de plus, une esthétique réussie à mon gout et des essais presses dithyrambiques ont fait vaciller mes certitudes, il faut que je l'essaye !



RV donc chez Bouvier motos avec mon compère Bernard pour un essai croisé Speed Triple / Thruxton RS - fallait bien choisir une autre moto pour accompagner la speed :).

Ergonomiquement, la position naturelle est similaire à la street, avec toutefois un réservoir plus large à l'entrejambes et plus allongé.

D'après Google, la longueur et l'empattement de la moto sont supérieurs de 3cm par rapport à la street, c'est fou comme 3 petits cms peuvent faire une différence notable (esprits salaces pas de remarque svp), et pourtant il contient 2l de moins que sur la street mais il est moins échancré.

La position est un poil plus sur l'avant mais rien d'inconfortable pour autant, je me sens à la maison.

Esthétiquement, je la trouve plus jolie que la street, l'optique plus rapproché du cadre donne moins l'impression de cou de tortue, l'arrière est plus affuté et le monobras est magnifique, le seul détail qui me plait moins est le silencieux, trop gros et moins intégré que celui de la street.

Pour les coloris c'est très classe mais vraiment tristounet, dommage car Triumph sait faire du "classe qui claque" à l'image de la Trident 660 avec l'Union Jack sur le réservoir et les touches de rouges par ci par là.



Passons au chapitre dynamique, au final c'est quand même le principal.

Sur les conseils de Sylvain je laisse la moto en mode Road pour avoir une réponse à la poignée de gaz plus douce.
Le son de l'échappement est aussi discret que la gamelle est grosse, logique mais pas aussi sexy et chantant que la sortie courte de la street.

Le parcours commence par une petite double voie pour s'extraire de la cité, puis une montée très sinueuse et bosselée entre le pont des Lônes et Toulaud pour finir par la mythique côte du pin, un vrai parcours qui va bien.

Evidemment qui dit double voie dit.. double gaz ^^ je prends donc le pont des Lônes en première, les rapports étant hyper longs, à priori pour éviter les roues arrières intempestives.

Bah loupé, même comme ça dès qu'on passe 7000 tours gaz en grand c'est sapin de Noël, la moto lève, coupe, relève, recoupe, pareil en seconde et en 3ème ça va trop vite donc bref pas simple de profiter de ce moteur surpuissant.



Passons au test suivant, les épingles et les bosses.

Déjà, le moteur n'aime pas rouler en sous régime, prendre une épingle en montée en seconde se soldera par un grognement peu naturel, genre " hé ho je suis pas un 600 bandit mets du gaz un peu".
Oui mais quand on sort de l'épingle y a des bosses, et si on met du gaz, sapin de Noël !

Bon, ça n'empêche pas que la moto se prend naturellement en main et que si on reste modéré avec la poignée de gaz tout se passe très bien, mais on est la pour tester alors on teste!

Passé Toulaud, la route est lisse et plutôt roulante avant de rejoindre la course de côte du Pin, on en profite pour faire des essais de freinage, de reprises pour découvrir un peu plus le moteur.

Le freinage est très bon à mon gout, puissant et mordant mais pas trop, ce qui est curieux car je n'ai pas retrouvé l'attaque violente de la Superduke V3 de Bernatrd, pourtant dotée du même système de freinage Stylema.

Le moteur en mode enroulé est...discret, ça fait pas de bruit, ça pousse bien mais sans coup de pied aux fesses, on va pas se mentir c'est un peu fade et il faut passer les 7000 tours pour que le monstre se réveille et mette le feu aux assistances électroniques.



Allez on tourne à gauche direction la côte du pin, la référence en matière de virole bien revêtue.

La speed est dans son élément, se laisse emmener avec facilité et prend de l'angle avec aisance, les sliders confirmant la confiance immédiate procurée par le châssis et les suspensions exceptionnels de la moto.

Je retrouve ce train avant que j'aime tant sur la street donnant l'impression qu'il ne décrochera jamais, et cette qualité de suspensions offrant un compromis sport/confort imbattable.
Il faudra cependant faire toute la montée en seconde, là ou la street passe en 3eme, le moteur tirant excessivement long sur les premiers rapports.

Fin du game, on arrive en haut, Bernard prend la Speed et je récupère la Thruxton RS pour faire le retour.

Alors, worth it or not la nouvelle speed?

Soyons honnêtes, je m'attendais à un coup de coeur mais il n'est pas arrivé, la moto est probablement l'hyper roadster le plus adapté à la route mais le moteur manque de fun à bas et mi-régime.

Ok en haut il y a ce qu'il faut mais c'est pas super exploitable sur nos chevrettes adorées et malgré les belles promesses le gabarit reste plus encombrant que celui de la street.

En comparaison avec la précédente speed RS il y a un monde mais un 1200 reste un 1200 et la 765 est plus vive avec un moteur plus rigolo et exploitable.

Allez, prochaine candidate, la vraie concurrente de la 765RS, celle en orange :)

  

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