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Les mémés et la Transpy
Midi-Pyrénées du 30/05/2009 au 14/06/2009
PLEIN kms

(par dlabaaalle le 29/06/2009)

liens & avis
Ca faisait un moment que j'avais envie de tenter la Transpy 3 jours en 750 H2 et la deux jours en 350 RDLC. Après un rendez-vous manqué en 2008 je ressers le couvert en 2009. Les mémés auront-elles survécus ? Ça le fait ou pas ? Suspense, suspense...

Background

Ahhh, la fameuse Transpy... 400 motards à l'assaut de 1500 bornes de départementales Pyrénéennes sur 3 jours, de la méditerranée à l'atlantique, ou l'inverse. J'ai découvert ça en 2003, alors en duo sur ma GSX-R 1000. Un peu décontenancé par l'étroitesse des routes à l'époque mais charmé malgré tout j'essaye de me les faire chaque année. 'Les' car depuis 2004 a été rajouté une version 2 jours du parcours, rassemblant une quinzaine de warriors. Depuis j'ai pris goût aux routes à chèvres et j'aime bien me taper ces parcours de malade avec des motos pas forcément jugées idéales pour ce genre de périple. Un petit challenge à la con, quoi, et comme j'ai pu me rendre compte que la moto n'importait pas tant que ça j'ai voulu me taper la 3 jours en 750 H2B et la 2 jours en 350 RDLC histoire de voir.
Bon. A la base c'est ce que j'aurai du faire en 2008. Mais la 750 H2 était encore loin d'être au point et je me suis rabattu sur la ZX-6R pour faire la 3 jours. Quant à la RDLC après une longue série de déboires elle semblait prête à faire la 2 jours mais elle m'a laché après 250 bornes environ, moteur dans le sac et j'ai fini la balade dans le camion de l'assistance. Pas découragé j'ai voulu remettre ça cette année.

La vieille a du mal

Après quelques réglages et mises au point j'ai pu me mettre au départ de la 3 jours en 750 H2. Malheureusement la richesse était trop élevée et la moto merdait complètement en altitude. Il a fallu pas mal de bricolage et l'aide de Jean-Marc (poustache pour les bourrés) pour rallier l'étape du soir après un pot percé et 800 bornes dans la journée. Le lendemain j'ai quand même préféré abréger (pour mieux revenir en 2010 ! ;-)). M'enfin 1000 bornes en une journée et demi, ça reste honorable pour une moto de ce genre. Faut dire qu'à l'époque c'était le top de la sportive, et elle n'est toujours pas ridicule dans la virole ! Il y a quelques modernes qui doivent encore sentir la Motul 710 !



Maintenant à priori je ne suis pas le seul à aimer les challenges, j'ai pu voir une BM aussi vieille que ma H2, une 850 Commando et un Z1300, le fameux 6 cylindres Kawa ! Mais le pompon revenait incontestablement à un couple sur une Harley à la garde au sol de tricycle, sans suspension arrière et dépourvue de selle passager !!! Je faisais bien minable avec mon challenge à côté. En fait le plus dur pour moi était de ne pas tomber en panne, ayant une autonomie d'à peine 100 km ! Pour le reste ça allait vraiment bien et j'étais d'ailleurs le premier à la bouffe du midi, récompensé comme il se doit par une bonne tartelette aux myrtilles. Slurp. Grosse déception niveau road-book par contre, très peu de chevrettes, beaucoup d'interminables lignes droites, ça a bien refroidi mon idée de tenter la 3 jours en 500 CR.

La 31K est dans la place

La deux jours s'est faite en compagnie de Ben sur son canardose. De mon côté je ne savais pas si la RDLC allait arriver à faire le parcours, l'ayant récupéré depuis seulement 3 semaines depuis le serrage de 2008 suite à une multitude de goujons pétés (elle s'offrira même le luxe d'en repéter un avant le départ). Et je ne savais pas trop non plus ce qu'elle allait donner dans la virole, une rapide passe d'armes avec Jean-Marc en 2008 m'ayant fait comprendre qu'il ne me fallait pas avoir beaucoup d'ambitions. En fait, après plus d'une année passée au garage j'en avais vraiment plein le fion de la RDLC et je partais dans l'idée de la revendre une fois rentré de la balade. Malgré ça j'ai essayé de l'arranger au mieux, bidouillant les freins, changeant le guidon, réglant la carburation et améliorant le châssis tant que faire se peut (amorto EMC avec ressort adapté, ressorts de fourche renforcés et 15W au lieu de 10W).
Rendez-vous donc à Colomiers pour le départ de cette Transpy véloce. Le roadbook étant trop rectiligne on était déjà dans l'idée de se faire une Transpy dissidente avec Ben et Jean-Marc (une véloce dans la véloce en fait ^_^). Le petit dèj n'étant pas sur place on a quand même accepté les quelques lignes droites y menant. Et on a eu raison d'attendre, bon pain de campagne, jus de fruits du coin, tomes de fromage, jambon fumé, bordel, miam, quoi. Par contre pour la suite pas moyen de se faire chier on veut de la virole on décide de zapper la pause du matin pour les retrouver à midi. Arrive les petites routes et surprise, la RDLC ne va pas mal du tout, je ne me fais pas larguer facilement, le châssis se comporte bien, les freins aussi le plaisir est là. On se fait donc les routes qui vont bien et quelques échanges de meules.

Pause détente sur des modernes

D'abord la 690 Supermoto Prestige (attention à ne pas la confondre avec la R, hein ! parceque sur la R il n'est pas marqué Prestige). D'abord décontenancé par la position en venant de la 350 : on est haut, les jambes dépliées, sur l'avant on ne voit pas la roue, le guidon est large. Ensuite le moteur, très plein en bas, avec une large plage d'utilisation. Honnêtement, à part la fermeté de la selle c'était les vacances par rapport à la 31K. Le poumpoum en bas m'incitait plus à enrouler qu'à sortir la grosse attaque, le son était présent juste ce qu'il faut, le freinage toujours aussi impressionnant, le châssis m'a vite mis en confiance, tout comme les Goldspeed que je ne connaissais pas. Marrant qu'il y ait tant de différences entre deux motos au poids et à la puissance proche. Au final sympa mais sans le fun de mon 500 CR, soixante kilos plus léger.
Ensuite la CB 1000R de Jean-Marc, pas évidente du tout à faire tourner au premier abord. Pas malsaine mais nécessitant probablement un bon réglage des suspensions (ce que Jean-Marc va faire en installant un Fournalès et en mettant la fourche en accord, avec au passage des cornets magique, ce qui méritera un p'tit contre essai ^^). Le moteur était très plein et linéaire, je me suis bien marré à faire beugler le Léo Vince en accélérant comme un porc. Mais à l'instar de la FZ1 et la R1 je n'ai pas été bluffé par le couple, très fort mais pas dévastateur comme sur la R1 2009.

Bordel, mais ils se trainent !

Bref on continue notre périple tournicoti tournicota jusqu'au repas. Et si on ne s'est pas pressé et qu'on s'est fait les routes qui vont bien, cela ne nous a pas empéché d'avoir à les attendre une heure pleine ! La faute à une pause à rallonge et des paumages. Fin du repas on trépigne de repartir, sachant que bon, la route est encore longue. Ils décident de raccourcir et du coup passent par des routes comme on aime. On part devant alors qu'ils font chauffer les motos pour se prendre deux trois blanchettes, on roule on roule, et malgré une pause essence et des routes en plus on devra encore une fois attendre une heure pleine pour qu'ils nous rejoignent. Franchement on n'y croyait pas, c'était pas la Transpy véloce mais traineteub. La faute à de trop nombreuses pauses, perdages et quelques gars au faux rythme.
Bon ils sont avec nous on se fait une montée de col menant d'Espagne en France. Comme d'hab la portion Espagnole est nickel. C'est une série de lignes droites avec des épingles. Je me fais niquer à la puissance mais leur monte dessus dans les épingles. Dans la portion Française, pourrie, ils lâchent l'affaire (c'était ça ou la fessée) et je termine au pied du podium, derrière Jean Marc, Ben et Jérome, autre joueur en SuperDuke. Devant encore les attendre on décide de continuer à notre rythme pour ne pas avoir à zapper les petites routes comme on sentait que le reste du groupe allait être amené à faire. Jérome est de la partie. On retombe sur le groupe à une centaine de bornes de l'hôtel (road book trucidé) et cette fois un gars en Street Triple se mêle à la fête.
La route jusqu'à l'hôtel était bien top dans l'ensemble, tournicotant un max, j'ai bien pu jouer avec la Street, le gars roulait bien mais freinait juste un poil trop tôt du coup nickel pour moi. Quant au groupe de tête il a à peine eu le temps de s'arrêter pour regarder le road book que je les ai repassé (pas mal comme retard sur une centaine de bornes !). Du coup connaissant la route jusqu'à l'hébergement j'ai terminé cette fois sur la plus haute marche du podium. Ben quoi, ils avaient qu'à venir aux recos sur la 3 jours ! En tout cas vraiment content de la RDLC, regardée autrement au terme des 780 km de cette journée. Bouffe et au lit à une heure du mat.

Mais où est le p'tit dèj ? :'-(

Le lendemain départ 7 heures (ouch). Boucle de 100 bornes nous refaisant venir sur Ainsa, à part 13 bornes après un barrage, le reste était absolument sans intérêt. Et impossible de les trouver pour la pause dèj (alors qu'on les avait fait partir devant pour ne pas les perdre !). On repasse en France et on prend le temps d'un bon petit déjeuner à St Lary. On monte un col, pauses photos et on arrive tranquillou au pied du col du Portillon où on devait bouffer de bonne heure, le restau étant prévenu. Il est 11 heure 15. Ils arriveront à 13 heures moins quart. O_O
De toute façon le restau "prévenu" n'ouvrait ses portes qu'à 12h15. C'est l'heure qu'on a choisi pour les laisser choir. Jean-Marc est resté avec eu pour cause de pneu HS. Après une interminable pause déjeuner et après avoir bien pleuré sur le rythme (pauses clope etc) il est rentré direct par l'autoroute. De notre côté on s'est fait le road book initial amélioré. La N260 jusqu'à Adrall, puis une route blanche à tirets par la suite. Bon, les tirets c'était à éviter en fait, on s'est retrouvé dans les cailloux ! Juste alors que je me disais que c'était de la balle la route ben y'en avait plus ! Heureusement on était en hauteur et on s'est tapé une grosse partie du trajet en roue libre avec quelques bonnes rigolades. Personne et paysages sympa il n'y aurait pas la peur de la crevaison et de la surchauffe ça serait presque à refaire.

On n'est jamais mieux servi que par soi même

On rejoint le bitume et on continue jusqu'à Berga par une route qui tournait tellement que je commençais à en avoir plein le cul. Faut dire qu'il faisait un peu chaud et du coup on s'est fait une pause bienvenue. Reparti direction La Molina je me détends quelques kilomètres au guidon de la 690, croquant deux beaux lapins espagnols en sportive (mais honnêtement ils se trainaient). On rattrape le Collada de Toses et ses 52 km de virolos pensant croiser moult motards revenant du GP de Barcelone mais non, personne sauf aux stations service. On rejoint la D118 direction Axat par Font Romeu et on se met à rouler comme des connards histoire de grignoter quelques lapins.
S'en suivra des blanchettes bien pourries, minuscules et sales. Plus loin, ligne droite, gaz et fausse manip sur le coupe-contact. Le temps de comprendre un CB 500 nous double, Ben part en chasse. Dix kilomètres plus loin il discute avec le gars, un autre Jérome fin tartineur qui nous accompagnera jusqu'à la pizzeria de Belpech. Echange de bonnes routes avec le gars qui nous régale de sa classification des routes qui vont bien. Y'a celles "qui butent", celles "qui tabassent" et celles "où c'est n'importe quoi". Bonne rencontre d'un mec bonnard. Fin du parcours de nuit à bon rythme (même si la pizza nous a ralenti). Arrivé à 23h15 après 780 km de plus et aucune panne sinon un kit-chaîne mort.
La RDLC s'étant bien comporté j'ai decidé de reporter l'achat du 660 SMC qui la remplacera. Néanmoins j'ai à peine pu m'en servir deux trois fois depuis qu'elle m'a repété un goujon la connasse ! Je pense régler l'histoire en changeant cylindre, joints, goujons et pot. Elle finira bien par arrêter de me casser les burnes. Maintenant mon avis (hors panne) est assez positif, la selle ne m'a pas fait mal au cul, le freinage est bon avec des étriers de 1WT, EBC HH, durits avia et PS16, le guidon plus large va bien, elle est saine, a une très bonne garde au sol même si elle a frotté à quelques reprise. Les points négatifs sont la plage d'utilisation dans laquelle il faut bien rester pour éviter les secondes de pénalité et les jambes trop pliées. Je vais essayer de rouler encore avec, si elle veut bien arrêter de m'emmerder.

  

Commentaires
 
Ben (30/06/2009)
ça c'était une bonne grosse balade qui bute ^^

Poustache (06/07/2009)
Pour moi ça fini en queue de poisson, mais le goujon ça se mange en aussi en friture hé hé !!!

Pascal (06/07/2009)
Dommage, t'aurais pu nous régaler de tes glisses sur la partie terre ! ;-) Par contre interdit de se rater vu que c'était à flanc de falaise... X_X

Poustache (07/07/2009)
Ouai, j'aurai aussi bien aimé pousser Ben à sortir la poudre,mais ce n'était pas mon WE. J'ai fait une journée thérapie à Nogaro ça va un peu mieux .

Coudert (04/05/2012)
salut à toi , je suis le proprio de la 13 sur la transpy et te remercie de faire allusion a l'epopèe . c'etait la 4 eme transpy avec le 13 et je me souviens qu'on a papoter sur ta machine car elle fait partie des bècanes que j'aurai voulu avoir a bientot bye


 
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