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Rallye du Beaujolais 2011
Saison 2011 du 12/05/2011 au 15/0//2011
250 kms

(par Superman le 18/05/2011)

liens & avis

chaud patate

Pour mon deuxième rallye de la saison, on peut dire que je n'avais pas lésiné sur l'entrainement;
Avec deux sorties sur circuit en 2 semaines dont une à lédenon la veille du départ pour le rallye et deux grosses "balades" le weekend précédent, je pense pouvoir dire que j'étais au point dans ma préparation.
L'entrainement, la confiance, la moto qui va bien, les pneus neufs, tout est prêt pour que ce rallye se déroule au mieux, et surtout mieux qu'en 2009 ou j'avais lamentablement terminé à la 45° place.
Cette année, mêmes spéciales mais une moto plus adaptée à ma conduite et 2 ans d'expérience en plus, ça devrait le faire.
Jeudi matin c'est le grand départ, une fois le petit Garniaux déposé chez la nounou me voila sur l'autoroute pour une heure et demi de trajet avant de rejoindre les copains, le meilleur moment !

60km plus loin, le meilleur moment tourne au moment de solitude, le scudo récidive le coup du moto tour et tombe en rade sur l'autoroute !
Dépanneuse – taxi – nouveau camion – récupération du bazar de rallye dans le scudo et arrivée à Blacé en un temps record : 6h30 pour 130km, belle perf.

recos !

Je retrouve Max et Gilles chez un vigneron qui nous ouvre gracieusement les portes de son domaine pendant le rallye.
Max est doté d'une superbe MV Agusta Brutale 990R et je me depêche de descendre la moto pour partir en recos avec lui.
Deuxième surprise de la journée, ma combinaison en cuir est restée à Valence...saperlipopette ! (ça sonne moins bien que bordel de merde mais c'est plus poli)

Malgré tous ces contretemps, j'enfile ma parka, ma dorsale, mon jean de moto et accompagne Max en direction de la spéciale du col du chêne.
Le routier est court et facile, aucun risque de se paumer d'autant qu'il est identique à celui de 2009.
Au départ de la spéciale, une stèle commémore le glorieux scratch d'un certain Julien Toniutti lors de la précédente édition, avec chrono à l'appui, c'est bon on est bien au départ de la spéciale, pas de doute !
La Tuono se comporte à merveille dans cette spéciale qui nécessite une bonne partie cycle et un moteur puissant et coupleux, malgré tout on sent le pneu arrière légèrement bouger sur l'angle à l'accel', certainement à cause de son usure.
Je profite de ces quelques montées pour essayer la MV de Max, et pour tout dire c'était loin d'etre transcendant, mis à part son esthétique à tomber il y a bien peu de choses qui me conviennent sur cette moto, le moteur est coupleux mais s'effondre tout de suite à cause du bridage, les suspensions bougent beaucoup et me ratatinent les vertebres sur chaque bosse et les freins Beringer sont si violents qu'ils freinent rien qu'en regardant le levier !
C'est décevant car j'avais adoré mon essai de la 1090 que j'avais trouvée sensationnelle et exploitable meme sur route défoncée.
Mais voila que Gerard Spagli au guidon de sa vieille Z1000 décide de nous divertir en jetant sa moto dans le fossé, lui n'a rien et après une bonne demi heure d'effort tous ensembles nous remontons son tas de ferraille qui repartira sans trop de problème, c'est costaud ces vieilleries.



Cet intermède sportif passé, nous rejoignons la deuxième spéciale, celle du "Gay", alors je vous ferai grâce de mes jeux de mots homophobes, je les ai déja faits sur mon CR de 2009 et puis je ne voudrais pas vexer toutes les tarlouzes (oups pardon) qui roulent en rallye, comme Garcin (Lazare), Nico (Jean) Pautet ou sa nouvelle copine Satanas.

Bref, cette spéciale c'est pas la meme histoire, autant la première est typée piste, autant celle ci est typée gros coeur, suivez un peu le guide : ça démarre par un gauche aveugle qui passe en 2, à l'arrivée du gauche de belles traces de terre, puis un droite à 90° en dévers autour d'une maison, ensuite on passe la 3 jusqu'à la fin d'un gauche aveugle qui passe fort en trajectant bien dans la trace humide, ensuite c'est le "Metimax", un droite en dévers qui jette sur une épingle à gauche gravillonnée à la corde.
La on attaque la partie chaude, ligne droite, 1..2..3..4, cassure à gauche qui passe sans couper puis re-cassure à gauche à la maison ou on coupe un peu quand meme pour ne pas faire un gros bisou au poteau en béton en face.
Ensuite on garde la 4 voire la 5 pour certains dans des enfilades étroites qui passent à 160 sur un bitume noir brillant pas très engageant sur le mouillé avec un fossé bien profond sur la gauche, puis arrive le premier gauche droite ou il faut freiner pour de bon, puis re-enfilade jusqu'à la série de gauches droites qui précède l'arrivée, ouf !



Bref, faut des couilles pour bien s'envoyer le Gay (pas pu m'empecher désolé).
Place aux recos! Les premiers passages permettent de se remémorer le tracé, et meme au bout de deux ans les souvenirs reviennent vite.
Je m'amuse à mettre la Tuono en glisse à l'épingle, mais c'est un poil plus lourd que la Duke et plus difficile à placer, du coup je glisse pas toujours du bon coté ^^.
Gégé nous retrouve en touriste et nous enchainons quelques montées avec les pilotes corses en supermot', les insulaires sont toujours aussi rapides mais je décide de prendre la roue du dernier, Carlo Scanu sur sa 450 BMW, à la sortie de l'épingle je mets gaz, la Tuono fait parler la poudre et déboite le minuscule mono en un clin d'oeil ! Ah ah il doit pas avoir trop l'habitude de se faire déventer le corse alors ça me fait bien marrer sur le coup.
Sauf qu'après la ligne droite, y a les virages, et j'ai du sacrément bourriner pour qu'il ne me rende la politesse avant la fin de la spéciale !
À l'arrivée, beau joueur il me dira etre content de voir qu'a part en ligne droite le mono ne rendait rien au topsport.

Retour au campement, je change les plaquettes de la Tuono et monte les xénons en prévision des recos de nuit le temps que le reste de la bande ne nous rejoigne.
Crazy, Marcus et Ju nous rejoignent, suivis de l'assistance officielle moto-net Guy, zézette et Chloé.

21h30, l'heure de partir en recos, nous restons une grosse demi-heure dans la spéciale du Gay, puis le temps d'arriver à la spéciale du chêne nous aurons à peine le temps de faire 3 montées avant que le président du club organisant le rallye ne nous prie de laisser les écureuils dormir.

Vendredi 13

Le soleil est toujours au beau fixe malgré les prévisions désastreuses du weekend, nous profitons donc de notre environnement exceptionnel, les vignes, les monts du beaujolais ainsi que de l'hospitalité de la population locale, et en particulier l'oie de la ferme que nous baptiserons Chloé du fait de l'affection débordante dont elle a fait preuve à l'égard de la soeurette de Flo.
Après un bref passage dans les spéciales afin de finir les pneus, nous préparons les motos pour le contrôle technique : gommes neuves, petit coup de chiffon, en avant pour les contrôles.

Comme le dit si bien le proverbe, jamais 2 sans 3.
donc, après le camion en panne et la combinaison oubliée, voila que le certificat de l'assurance de la Tuono n'est plus valable...heureusement j'arrive à me faire faxer le certificat au bureau de tabac du coin, problème reglé.
Enfin, la moto est mise au parc fermé avec ses vilaines plaques blanches (bien la peine d'etre en élite pour avoir des plaques blanches...bref).
Tout est prêt, il n'y a plus qu'a profiter de la soirée, Aude nous a rejoint, Coco alias "la détente" également ainsi qu'un nouvel énergumène, Yves aka "Satanas", un dinosaure de la discipline bien décidé à en remontrer aux petits jeunes.

La course bordel !

Oui oui ça arrive.
Samedi matin, donc, il pleut, normal, un rallye c'est sous la pluie.
Départ retardé à 11h30 au lieu de 11h, le temps que le tracé soit bien mouillé.
Première liaison de 17 km en direction de la spéciale du col du chêne, et je ne suis pas franchement à l'aise avec mes pneus neufs sur le mouillé mais c'est un peu pareil pour tout le monde alors on se fait une raison.
Au départ de la spéciale, les plaques brillantes empechent les premiers de passer la puissance sur les premiers mètres, mais de toute façons on arrive suffisamment vite dans la première cassure à gauche.
Forcément par rapport aux recos sur le sec les repères ne sont plus les memes, on freine avant, on prend moins d'angle, si on essaie ça glisse bref je suis sur des oeufs et à l'arrivée on ne me donne même pas mon temps.
Tant mieux, je suis sur d'avoir été lamentable, je veux meme pas savoir.
S'en suit une liaison de 55 minutes pour parcourir 40km...autant dire une blague, mais heureusement je roule avec Nico et on se tire gentiment la bourre pour éviter de s'endormir.
on arrive tous largement en avance, puis on enchaine sur une autre liaison de 25km pour rejoindre la spéciale du Gay.

A l'arrivée il ne pleut presque plus mais c'est bien mouillé, toujours pas en super confiance je monte dans un temps de 2'51, à 8s du scratch de Bruno Langlois, le corse sur son 690SM...c'est moyen et ça me vaudra une médiocre 22° place.



Fin de la première boucle après à peine 109km, le temps de refaire le plein, d'avaler un sandwich et nous repartons pour la meme boucle.
La pluie s'est arretée, la confiance revient et j'attaque le 2° passage du col du chêne avec la niaque, enfin !
Cette fois je sens le grip, et a partir du 3° virage ça sera genou par terre, le grain abrasif permet de prendre de l'angle même sur le mouillé séchant.
Malgré une petite erreur sur un freinage, j'arrive en haut relativement content de moi, et on m'annonce le 2° temps à 1s du scratch de Patrick Curtat, yes !! voila qui me remonte immédiatement le moral, meme si mon pote Daniel qui passe après moi viendra s'intercaler entre le professeur et moi.
Tout guilleret, j'enchaine sur le routier en direction de la spéciale du Gay.
Manque de chance, la pluie recommence à tomber une fois les 5/10 premiers partis, c'est dur mais c'est le jeu.
Je pars quand meme gonflé à bloc et malgré quelques petites glisses j'améliore mon premier chrono de 8s et termine à la 10° place à 6s de Julien qui scratche la spéciale.
Pendant ce temps, Max se promène sur sa MV, certainement subjugué par la beauté des paysages !

Fin de l'étape de jour, Chloé m'annonce que j'ai fait le 3° temps de la première spéciale ! Moi qui pensait m'être lamentablement trainé, les sensations sont trompeuses, ou alors les autres se sont encore plus trainé que moi, ce qui est également probable.

Au cumul de la journée, je termine 9°, mon objectif étant le top 10, je suis dans les clous !
Mais impossible de se reposer sur ses lauriers, j'ai du monde à mes trousses, notamment le Crazy Nico en pleine forme qui me talonne à 2s, va falloir faire chanter le Rotax cette nuit.



Et l'étape commence par une mini boucle de 20km appelée "Prologue", dont le premier CH de 5km peu roulant incite à la méfiance.
Pas de souci, on arrive dans les temps et la spéciale est quasiment sèche, enfin.
Meme si les plaques noires glissent toujours un peu, ça reste raisonnable et on peu attaquer franchement dans les courbes.
Malgré ça je prends une belle valise par Julien, 15s pour une 15° place, c'est vraiment pas terrible, d'autant que nico me met 3s et reprend l'avantage de notre course dans la course pour 1s.
C'est donc franchement énervé que j'arrive à l'ES6, "MA" spéciale.
Couteau entre les dents, j'attaque sans relâche pour empocher la 4° place, derrière Julien, Daniel et Nico "Merciii!" Derrien.
Bien content de voir que mes perfs de nuit sont moins ridicules qu'en 2009 (petite pensée pour POM et sa moto môooooche qui m'avait accompagné dans cette épreuve).
Je reprends donc une seconde et demi à Nico, je repasse en tête !
Dernière promenade dans la pampa avant d'arriver à l'ES7 du Gay, je vais tout donner pour déglinguer le stunter, meme si entre temps la pluie à commencé à mouiller la deuxième partie de la spéciale.



Cette fois c'est dit, je ne prendrai pas 15s, j'y vais tel le sanglier (...), la première partie est sèche, je passe l'épingle encouragé par notre groupe de supportrices au top, puis enquille les enfilades, ça commence à être mouillé, je fais comme si de rien n'était...
premiers virages, le gauche/droite, oula ça glisse...encore un gauche serré, ça passe, un droite rapide je déhanche pour mettre bien gaz, et gaaaaaaaaazzzzzzzscriiiiitchhhhhhhhh! Mayday mayday !!! la poignée un peu lourde a eu raison du Metzeler qui faisait ce qu'il pouvait sur les plaques humides un peu noires brillantes, la Tuono se couche sur le coté, m'écrabouille le pied et finit sa course folle dans le fossé pendant que je finis la mienne sur la route, bien protégé par mon gilet Airbag.
Je me relève, sens que la cheville droite est douloureuse et me pose à l'abri sur le talus pendant que les commissaires font signe à Marcus qui partait après moi (désolé pour ton chrono!).
La suite est classique, ambulance – hopital – radios – platre, puis retour au camp à 4h du mat', le temps de descendre une mousse avec sml, ponpon, lolow et les autres copains et je rentre me coucher, dépité d'avoir perdu mon top 10 dans l'affaire.



Dimanche matin, évidemment, il fait beau.
Les potes m'aident à sortir la pauvre Tuono du fossé, elle est bien froissé mais ça ne semble pas bien grave, elle devrait pouvoir etre en pleine forme pour le moto tour.
Du coté sportif, les chevaliers du Beaujolais intronisent Bruno Langlois, vainqueur devant Julien et Nico Derrien.
Notre Domi remporte la catégorie 125 en faisant preuve d'une domination écrasante, tellement écrasante que ses adversaires n'osent meme pas s'inscrire.

La morale de l'histoire, puisque vous savez que j'aime bien en faire, c'est qu'il n'y en a pas vraiment, j'étais en forme, j'ai attaqué, c'est pas passé, j'aurais peut etre du gérer, mais j'ai rien à gérer, pas de championnat, tout ce qui m'importait c'était de faire un résultat sympa, et c'était plutôt pas mal parti donc pas de regret, je vais juste essayer de ne pas casser d'autre moto et d'autre os avant la fin de la saison, j'ai utilisé mon joker !

  

Commentaires
 
1 seconde (18/05/2011)
1 seconde......

Max (18/05/2011)
Alors je précise que la moto avait la valve à l'échappement fermée et que les cornets d'admission étaient mal montés, la moto devait faire 50 chevaux. Quand au châssis il était tellement mal réglé qu'un camion fait mieux! En fait c'est une balle cette moto!

JeanJean (18/05/2011)
Ca confirme bien ce qu'on a vu pendant le programme d'entrainement qu'on t'a proposé avec les Toulousaing et les Jeandarmes le week-end précédent le rallye... On aurait tous fini devant toi à la régulière. Hé hé...

Macadam26 (19/05/2011)
Encore un de tes petits CR comme on les aiment ... le pied quoi !!! (oups ;) ) bon déplâtrage à toi...


 
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