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500 CR
Honda : 1994

(par Superman le 18/02/2009)

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elle revient, et elle est pas contente



Tadaaam, premier CR de l’année 2009, voila donc le CR du CR, hop hop, celle la elle est placée on en parle plus.
Quoi de mieux donc en cette belle journée de St Valentin qu’une virée en amoureux avec le cousing pour aller chercher sa nouvelle petite fille adoptive, ou plutôt une grande fifille de 110kgs pour 65cvs.
Voici donc miss 500 CR, une punkette de 15 ans au look coloré et à l’éducation perfectible…carrément perfectible même…

Mais commençons par les présentations, notre monture du jour est donc une pure mob de cross des années 90 supermotardisée et homologuée par un bouclard du chnord nommé Diapason, et semble-t-il concessionnaire Yamaha de nos jours (mais ça on s’en tamponne).

Cette échoppe ayant homologué ses derniers modèles en 94, il ne reste plus guère de survivantes sur les 360 exemplaires produits en France, c’est pourquoi le sang de Pascal n’a fait qu’un tour en voyant l’annonce de celle-ci qui semblait de surcroit bien entretenue.



Pas de mauvaise surprise à l’arrivée, la moto est dans un état plus qu’honnête et les nombreuses factures d’entretien témoignent du soin apporté par son futur-ex propriétaire, ancien bucheron de son état.
Un soin d’ailleurs à peu près inversement proportionnelle à sa fréquence d’utilisation étant donné que les D207 équipant la demoiselle datent de 2003 et sont encore propres à la consommation, malgré une usure de l’arrière assez irrégulière.

Au rayon des accessoires, on trouvera un gros disque à l’avant monté à peu près « radial » à l’aide d’une patte de déport taillée dans la masse maison, de jolies jantes à rayons anodisées mais dont la teinte se trouve bien mal accordée avec le rouge-rose fluo des carénages.
La fourche quant à elle est affublée d’une tête de 50 Derbi dont les ampoules claquent les unes après les autres.
Pour le reste, on trouvera l’accastillage traditionnel du supermot’ genre mousse de guidon pour pas se casser le nez à la réception des whoops, protège mains pour les passages en sous bois, réservoir translucide aussi pratique pour voir le niveau que moche et porte numéros « porte bonheur » numéro 13… souhaitons à Pascal que ce grigri soit efficace.



Passons donc à la phase suivante : le démarrage, et la il faut reconnaitre que le dialogue avec le vendeur est assez marrant :
- on peut la démarrer ?
- oui oui, vas y
- euhhh non non on veut voir comment tu fais d’abord
- ah mais ce genre de moto vaut mieux prendre le coup, tu devrais plutôt essayer
- euh oui, mais non
- bon, ben j’vais chercher mes bottes alors

le genre de motivation qui présage d’une bonne partie de plaisir en fait.
Après avoir mis en place la cale en bois qui va permettre au propriétaire de prendre de la hauteur pour lui mettre des grands coups de kick dans la courge, le cérémonial commence :
Premièrement, mettre le starter, puis ouvrir l’essence, attendre un peu puis fermer l’essence.
Deuxièmement, le sport commence, trouver le point de compression, remonter un poil en arrière et là plus bouger, respirer un grand coup, se rappeler qu’on est tous un bucheron dans l’âme et VLAAAAAAM on kicke !!

On a beau dire que c’est la misère de démarrer au kick, il n’en reste pas moins que cela procure une indescriptible satisfaction, peut être faudrait il en parler à un psy un jour, en tout cas on a une sorte de sentiment de puissance quand on démarre une brêle pareille au jus de mollet.
Et la victoire n’en est que plus belle quand celle-ci résiste un peu, nous gratifiant au 8° coup de kick d’une détonation bonne à réveiller tout le lotissement à l’heure de la sieste dominicale.



La moto démarrée, nous voici face au prochain défi : encaisser le bruit du ralenti dopé au starter, surtout que la …belle…non…la moto est équipée full barouf avec son pot Machin racingue, une vraie atomisatrice de tympan.

Heureusement le bruit devient plus supportable une fois la moto réchauffée et Pascal peut enfin aller tester ce petit monstre, encore faut il savoir passer la première…ah ahh tu croyais que c’était dans la poche ? nan nan, faut aussi l’accompagner un peu en la poussant au moment ou on passe la première, et faire cirer l’embrayage pour espérer enfin chevaucher l’engin.

Quelques minutes plus tard, transi de froid mais le sourire aux lèvres, Pascal revient tout content et achève la paperasse pour prendre possession de l’enfant terrible.
La moto chargée derrière l’Ax, nous partons rejoindre nos pénates sous le regard ému de son ancien proprio.
Le temps de ramener tout ce petit monde et d’ingurgiter un petit repas gastro sur la route, nous voici enfin arrivés à destination, la moto déchargée, le casque sur la tête et les bottes spéciales kick chaussées.

Eh ehhh enfin à mon tour de faire un ptit test de l’abeille vitaminée.
Une fois le rituel de démarrage effectué par Pascal, je m’empresse de la faire caler pour pouvoir la démarrer à mon tour (non mais)
Après 2 tentatives, j’arrive à passer la première (je sais je sais c’est balèze) et à partir dans la campagne drômoise au guidon de la grosse mob fluo.



Premières impressions : les suspensions semblent reglées souples, la position est très typée enduro avec une selle qui place le pilote contre le réservoir, un guidon relativement haut et seul le réservoir volumineux semble trahir la cylindrée anormale de l’engin.
Le son est raisonnable tant qu’on reste bien sage avec la poignée droite, ce qui sera le cas des premiers kilomètres de chauffe, d’autant que la mini route gravillonneuse ne me donne pas vraiment de velléités arsouillesques…
J’en profite pour tester les freins, l’avant freine mais manque singulièrement de mordant, un peu comme si les plaquettes avaient été mal rodées (glacées), quant à l’arrière, correct sans plus.
Voila enfin une bonne ligne droite, je continue à faire chauffer tranquillement le moteur en accélérant progressivement, et je commence à sentir…comment dire…un genre de gentil monstre qui se réveille sous mes fesses, en me balançant des vibrations dans les mains à la moindre accélération accompagnées d’un genre de coup de pied au cul quasi immédiat à la remise des gaz…gloups

Bon, ça commence à chauffer la alors on va voir ce que ça donne ce bestiau, pop pop pooop, mais c’est que ça pousse tellement ce machin que j’arrive jamais à savoir si je suis en seconde ou en 5° !!! c’est pas compliqué ça envoie grave et en prise directe : poignée tournée = coup de pied au cul et ce sur tous les rapports, sans le moindre temps de réponse style 600 Bandit qui réfléchit de 3000 à 10000 trs avant de t’envoyer quelques petits baudets au compte goutte, non non, la c’est le troupeau de mustangs sans transition !!
Ça déboule tellement fort que la montée en régime est quasi immédiate et qu’on en viendrait presque à trouver qu’elle plafonne vite dans les tours, mais y a tellement de monde dans les bas et mi-régimes qu’on a déjà assez de boulot pour gérer l’histoire.



En fait si, j’ai fini par trouver un moyen de « distinguer » les rapports : en 1/2/3, on se prend le guidon dans le nez, en 4/5 ça reste au sol si on tire pas trop sur le guidon…voila, on va dire comme ça pour l’instant.

Une fois pigé le truc de l’accélération, on passe à la décélération, qui n’est pas non plus une mince affaire vu les coups de piston dont la vilaine fille nous gratifie quand on essaie de prendre un virage lent sur le filet de gaz…ça fait un genre de « Bret Bret Bret BBBreeeet Bret Bret » et à chaque Bret on sent une secousse dans les fesses…pas du tout rassurant au moment ou on monopolise son attention sur le transfert de masse de la moto en courbe.

Le fait est que le Dunlop carré à l’arrière n’arrangeait guère le feeling une fois sur l’angle.

Alors pour résumer : sur des œufs à l’accél, sur des œufs à la mise sur l’angle, suspensions moyennes, freins moyens, pneus moyens, clair qu’il y a bien plus facile à prendre en main pour se faire un petit plaisir dans la virole, d’autant que le cout d’entretien et la consommation de la bête n’incite pas vraiment aux longues virées, mais bordel quel moteur !! y a de l’hydrogène en fusion la dedans, ça me fait même penser à mon stage de chute libre en fait, une sorte de décharge d’adrénaline mais qui en même temps fout les chocottes parcequ’on a l’impression de pas contrôler grand-chose.

Mais aucun doute qu’une fois le tout bien réglé et bien pris en main le plaisir doit être en rapport avec les (grosses) concessions faites à toute forme de confort de conduite à bord de la caractérielle jeune fille !

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Commentaires
 
Olive (18/02/2009)
Ca a l'air fun comme brele. Mais bon...qu'est ce qu'elle est moche alors !

Pascal (18/02/2009)
Pour Diapason, c'était un concess Lyonnais et ils ont fermé. T'as oublié de dire que t'étais en démultiplication de tafiole ! On va arranger ça vite fait. Et c'est vrai qu'elle est moche, ça passe pour nous qui ne sommes pas des beaux motards mais on ne se permettrait jamais de laisser un bel Apollon comme notre Olive national s'enlaidir à son guidon. (putain où est le smiley qui fait un gros doigt ?)

Sml (18/02/2009)
Putain les mecs comme je suis trop jealouuuuuuuuuuuuuuuuuus !! Pourquoi mon banquier ne veux pas que je fasse péter une SXV, moué...(snof). Une virée SuperCanard/CR/SXV, ça aurait de la gueule quand même ! Bon, vivement la TPY2J que je vois cette mob' de plus près...

Malopignes (20/02/2009)
Ptain ca donne envie

Patacul (22/02/2009)
J'ai lu un CR et ça tombe sur le CR de la CR, je suis fière ... de faire des vers .... sans en avoir l'air

Olive (22/02/2009)
Je crois que le ver est dans la pomme. Ah non, dans ton cul.

Phil500GPZ (22/02/2009)
C'était bien les cylindres à trous ! 130 cv/litre . . .

Olive (22/02/2009)
Le litre ou les 75cl ?

Ed (23/02/2009)
olive on parle pas de pinard là !!!

Pascal (26/02/2009)
D'un autre côté la moindre 125 4T poussive fait 120 ch/litre...

JB (11/03/2009)
Les 2 temps de GP étaient plus proche des 40 cv/litre :). Regardez une simple RS 125 débridée avec un carbu de 38 et une ligne d'échappement relativement performante fait 35 chevaux (soit 280 cv/litre), avec une prépa du cylindre on peut gagner 3 cv et avec une grosse prépa (mais là ça devient carrément cher) on touche du doigt les 45 chevaux, soit 360 chevaux (sachant que les 125 GP font un peu plus de 50 cv...). Pour le 4 temps (atmosphérique bien entendu) le maximum est d'environ 280 cv/litre (en gros la puissance des anciennes MotoGP avant le passage à 800cc), soit le même rendement qu'une moto de série. Vive le 2 temps, dommage que pour de sombres raisons économiques presque tout les constructeurs l'ai abandonné, avec l'injection il y a de quoi faire de grande choses tant au niveau de la pollution que des performances et de la consommation. @ ++

JB (20/03/2009)
Erratum : 400 cv/litre et non pas 40 bien sûr ^^.


 
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