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Supermémé 900 - Partie 2 : les grandes balades
Ducati : 1992

(par Grand'Boca le 16/03/2006)

liens & avis
Suite du dossier sur ma 900 Superlight depuis son achat en mars 2005 à Saint Etienne

Juillet 2005 – Mémé au repos

Suite à la balade d’anthologie en région PACA avec les bourrés sudistes de début mai, Mémé se repose tranquillement dans son garage parisien. Bon, elle a bien fait quelques petites escapades bucoliques par-ci par là, un pti coup en Chevreuse pour manger une côte de bœuf et boire un coup au bar des bourrés, un pti A-R retour dans le Morvan histoire de mettre la pilule à tout le monde sinon rien de bien folichon. Je suis toujours un peu inquiet des fumettes au rétrogradage malgré les dires des spécialistes. Je cite Phil :

« Si le niveau ne descend pas à vue d'oeil, c'est pas trop grave.
C'est soit :
- La segmentation qui est fatiguée.
- Un joint de queue de soupape HS.

Je serai plus partant pour le joint de queue de soupape. Ca peut se voir facilement, c'est en général celui de la soupape d'échappement du cylindre arrière (là ou ça chauffe les plus) qui dégage. Avec des bons yeux et une bonne lampe torche, en démontant le couvercle de distri arrière, tu peux voir l'état du joint (le petit cône souple au pied le la soupape tout en bas de la culasse).

Mais rien de grave, toutes les 2 soupapes que je voies rouler sur piste font bcp de fumée ... et ça casse jamais. »

C’est plutôt rassurant et il conclut par une phrase assez marrante : « En fait, il en faut pas bcp d'huile pour faire bcp de fumée ... ;o) »

Du coup, le seul truc que j’ai à faire pour le moment est de surveiller le niveau d’huile, ça devrait aller. Je l’amènerai chez Vince un jour où j’aurai plus de sous. En gros, elle a consommé 700 ml d’huile en + de 3500 kms bien menée sous de fortes chaleurs parfois. Tout ça me parait tout à fait raisonnable mais je reste à l’affût.

Entretien courant

En ce début de mois de Juillet, j’en ai vraiment assez de ce problème d’embrayage qui me saoule à chaque démarrage ou rétrogradage. Je me dis (bêtement la suite nous le confirmera) qu’il s’agit d’un problème de ressorts qui, tout rouillés qu’ils sont, ne pressent pas assez les disques pour embrayer correctement. Arrivé chez Vince, je le convaincs de faire le tour du pâté de maison sur ma vieille pour prendre bien conscience du problème. Dès le démarrage, ce dernier manque de se mettre au tas (du moins, j’en ai eu peur) dans un craquement terrible d’embrayage « crrRRRrrrrrRRrrr » super ! :-S ! Au moins, il a vu le truc. Revenu, il me dit « ça c’est pas un problème d’usure mais un problème d’empilage de l’embrayage dans son ensemble »….bon…voyons voir ça.

En 2h, le père Vince me démonte entièrement l’embrayage, me montre le problème du jeu de la cloche (il ne devrait pas exister) et me rassure sur la fraîcheur de mes pièces : cloche nickel, noix nickel, disques très peu usés. Un vieux disque usiné calé derrière la cloche et un autre avant les disques va résoudre totalement le problème. Me voilà avec un embrayage complètement neuf pour à peine 100 euros. Encore une fois, je suis bien content qu’un mécano de son expérience traîne dans la région, non seulement il ne pousse pas à acheter de la pièce (à moins de changer l’embrayage entier, je n’aurais pas pu résoudre le problème sans sa solution) et pratique des tarifs raisonnables.

Sur le chemin du retour, je n’en reviens pas de la différence, les sensations au moment d’embrayer sont excellentes, ça colle immédiatement et ça va bien. J’étais tellement habitué à lâcher rapidement mais en douceur la poignée que je n’arrive presque pas à démarrer correctement, dorénavant je vais pouvoir rétrograder pleine balle sans me poser de questions et les démarrages vont être aussi à la hauteur. Gare à vous les lapins !

Au niveau consommables, les Pirreli que j’avais monté avant la balade en PACA se sont révélés très bons : tenue de route excellente, bon grip, je ne les ai jamais pris en défaut et vivacité améliorée grâce à leur profil rond. Contrairement à ce que j’ai pu lire ailleurs (le repaire des moutards par exemple), les pneus à profil rond (type Pirreli EVO) rendent la moto facile à prendre de l’angle mais offrent moins de stabilité qu’un profil triangulaire (D207, D207 RR par exemple) z’ont toujours rien compris là bas. Enfin, peu importe. Par contre au niveau de l’usure, le pneu arrière a bien morflé, surtout sur les quelques bornes d’autoroute que j’ai fais en pression « arsouille » et bien chargé (bah oui, il commençait à pleuvoir alors j’avais pas vraiment le temps de mettre de l’air, j’ai plutôt mis du gaz hu hu hu). Avec 4000 kms dans l’os, l’arrière est définitivement à changer. On va attendre la fin du mois (1).

En ce qui concerne le kit chaîne, le mien ne donne finalement que peu de signes de fatigue (faut penser qu’il a à peine 12000 kms !) mais j’ai pourtant bien envie de faire tirer plus court la bête. Vince me conseille un 15x40 en lieu et place du 15x37 d’origine. Ca pourrait bien le faire car il faut avouer que la moto tire assez long, en particulier en six. J’ai un peu peur du coté des trajets autoroutiers, je n’aimerais pas que la brêle consomme trop en roulant à 150 ! On verra encore à la fin d’un autre mois (2). Ce qui m’ennuie par contre c’est que je n’arrive pas à retendre la chaîne, la vis de tension étant complètement grippée, j’ai commencé à bousiller l’écrou et à pester comme un rat mort avant de laisser tomber.

Niveau plaquettes, ça va, le frein moteur est tellement présent que je peux me passer la plupart du temps de choper le levier de droite. C’est bien bonnard parce que ces putains de plaquettes noircissent énormément ma belle jante et mon bas de carénage. Snif.


Les opérations indispensables à mener avant de partir mettre sa dose (sa boulette comme il dirait) à Superman étant de changer les pneus. Ptetre qu’une paire de RR me plairait bien…huh hu hu

23 Juillet 2005 – c’est les soldes…enfin pas vraiment

Ce samedi de fin juillet, je me décide enfin à changer mes pneus (bah ouais, on est payé bientôt alors ça ira)…je vais donc faire ça chez Dafy Chambourcy, c’était plutôt fun : le gars en a chié pour faire l’équilibrage…il semblerait qu’il y ait un poids lourd sur ma jante…Je suis plutôt content car les D207RR que j’adore (cf. 996) sont à un bon prix : 240 euros le train posé. Ca va, même si ça reste 240 euros. En passant, je lui demande de bien vouloir faire la tension de chaîne car j’avais commencé à éclater la vis de tension (oups). Le gars essaye et me dit « je comprends pourquoi tu n’y arrivais pas, même avec la roue démontée, le truc est tellement grippé que je risque de péter la vis. En plus ton kit est un peu mort, fais attention ». Bon, là faut réfléchir vite : je vais partir 2 semaines après pour un grand trip en France (>5000 kms) et je ne pourrai pas faire la tension… « Allô Vince ? » eh eh eh.
Rendez vous est donc pris chez Vince Préparations (où je retrouverai l’ami Panya) qui me monte un kit chaîne en 15x40 au lieu du 15x37 d’origine. Il a lutté comme un sagouin pour tenter de débloquer cette putain de vis mais le seul moyen est de démonter le bras et de faire couler du dégrippant pendant une nuit…pas glop !
Premier essai sur route et allégé de 215 euros : en bas du compte tours la moto est beaucoup plus souple, très agréable et répond un peu mieux à la poignée. Je sens que les reprises sont plus franches mais ce n’est pas non plus une chèvre qui grimpe aux arbres, faut pas exagérer. Pti essai reprise avec la 900SSie de Panya : à l’accel pure, ça semble kif kif tandis qu’en reprise la SL part plus vite. Bon, après j’ai coupé parce qu’il y avait des voitures et Panya est passé à donf pour me faire comprendre qu’il m’avait pourri ! Quel malinou ce champion du Laos !

En bref, me voilà fin prêt avec une mémé au quart de poil : embrayage nickel, kit chaîne neuf en 15x40 et un train de 207RR tout neuf ! Le pied, je vais me marrer comme un fou au mois d’Août !

Août 2005 – ptis ennuis bloquants

Après 2500 kms de route sur lesquelles la Superlight a marché du tonnerre (cf. vacances Août 2005), vla t’y pas qu’elle me lâche…un 15 Août…au beau milieu du Vercors. J’explique : depuis quelques dizaines de kilomètres, j’avais de plus en plus de mal à débrayer. Alors évidemment, Superman croyait que c’était une de mes feintes parce que je n’arrivais pas à bien le suivre, mais non rien à voir. Du coup, arrêt pizza, j’en profite pour démonter mon embrayage….grave erreur coco ! Après avoir remis les disques en place je m’aperçois que ma poignée est toute molle et ça n’embraye plus du tout. Ben me fait remarquer qu’on ne voit plus le niveau dans le maître cylindre mais c’est normal car avec ces derniers (cubiques noirs), on n’y voit quedalle ! De toutes façons, ce n’est pas avec le petit tournevis à deux francs six sous qu’on pourra l’ouvrir, comme d’habitude sur la mémé, tout est grippé et bien grippé (Vince me dira plus tard qu’il me faudrait un tournevis à chocs pour démonter le tout…ben voyons).
Du coup, on est obligé d’appeler l’assistance d’AMDM (très efficaces soit dit en passant) et ma meule repart honteusement derrière un Citroën Jumper pour Mens en Vercors où elle restera deux semaines.

Septembre 2005 – finalement ce n’était pas grand-chose…

Après avoir échangé avec Vince par tel, et compris quelles étaient les subtilités de l’empilage de l’embrayage de mémé (les disques vont jusqu’au fond de la cloche et sont en appui sur cette dernière, contrairement aux plus récents où ils appuient sur la noix), je prends les choses en main et pousse vaillamment la vieille jusque chez Plein Pot à Grenoble (5kms, j’étais ruiné en arrivant). Le mécano me rassure et, à 16h, tutututu mon tel sonne pour qu’il m’annonce que ma moto est prête. Finalement ce n’était qu’un joint, celui du récepteur, qui fuyait et donc, d’un coup je n’ai plus eu beaucoup de liquide. Ensuite, mon intervention de mécanicien hautement qualifié a fini d’achever le circuit puisqu’il y avait désormais de l’air dedans….
Allégé de 100 euros je retrouve ma mémé qui gronde et vais fêter ça sur la montée de Saint Nizier ! Le Pied  !
A noter tout de même que les D207RR se sont montrés impériaux !! Un grip excellent et surtout un profil qui me convient parfaitement, c'est-à-dire très triangulaire. Une fois sur l’angle, ça ne bouge plus et on peut essorer franchement la poignée. Pour ne pas trop les user sur autoroute, je les surgonfle énormément quand je sais que je fais plus de 100kms d’un coup : environ 3 bar à l’arrière et 2.6 à l’avant (sur route à viroles : AR à 2.4 et AV à 2.2)


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