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PACA d'été 2008
Provence-Alpes-Côte d'Azur du 18/08/2008 au 25/08/2008
2000 kms

(par Grand'Boca le 15/09/2008)

liens & avis
Une semaine d'arsouille avant de se bourrer.

Forcalquier - Lorgues, étape 1

Après avoir rejoint Ben et Aude à Forcalquier, nous décidons de mettre les voiles sur le coup de 15h. Pas de soucis, il y a juste 350kms de montagne à faire jusqu'à Lorgues.

La première étape étant le passage par la montagne de la Lure que j'avais déjà effectué le matin (c'était top).

Ca fait longtemps que j'ai pas roulé avec le bouquetin et quelques constats s'imposent :
- La Tuono est tellement facile à emmener que j'arrive à le suivre sans difficultés;
- ses wheelings sont quand même vachement moins bien qu'avec la Daytona;
- cette route est bourrée d'épingles bien méchantes avec des plaques noires;
- et il caillait grave arrivés là haut.

Le temps qu'on prenne des photos, arrive dans un PLAT PLAT reconnaissable entre mille (eh non c'est pas Féfé) un gars en Harley torse poile sous son gilet de cuir (il devait meuler) et casque façon wermacht. La classe. Après avoir lié connaissance rapidos, on s'aperçoit que c'est vraiment un fondu de Harley (en fait on le savait déjà), la béquille de sa meule étant une serre d'aigle. Ils nous racontera des histoires bien marrantes sur les pièces de harleys et le frottage des ongles de la serre dans les ronds points.

On dit bye bye à notre pote et on entame la descente marrante et très étroite. Ben frôle les arbres sans doute pour nettoyer le casque d’Aude avec des feuilles.

La route du temps depuis Sisteron

A Sisteron, c'est la misère, il fait 35°, on cuit sous les combardes, surtout moi tout en noir et full cuir. Y'a plein de monde sur cette nationale de merde et je suis le plus heureux quand on trouve finalement la bonne direction pour s'en échapper.

La route du temps est au top motardistiquement parlant, c'est une portion de championnat de course de côte. De la balle, grosse attaque dans la montée, je fais un exter rapide dans un pif paf à Ben, merci la Tuono et son grand guidon, un peu plus et je lui mettais un coup de valoche

Les superbes paysages nous attendent en haut, on s’arretera au col pour prendre des photos et s’apercevoir qu’il est déjà 17h30. Ca tombe bien, il reste seulement 250kms et pas de la ligne droite. Pas 36 solutions : gaz dans la descente et traversée du lieu dit "Les bourrés".

Liaison jusqu’à Castellane

Un peu de liaison avec un bout de N85 en évitant Digne les bains. Avant ça, Ben en bon sudiste avait voulu se fritter avec un vioque en Mégane qui, il faut l'avouer, nous avait fait prendre quelques risques en nous bloquant de face sur un pont (faut dire qu'il avait la priorité mais ça passait à l'aise). Un peu plus et je l'eperonnais sauvagement vu que je n'avais pas compris qu'il allait s'arréter completement. Y’a pas idée de s’arrêter pour se fritter non plus, comme si on avait que ça à foutre.

Grandes courbes jusqu’à Castellane, on régule la vitesse au cas où les bleus soient de sortie. Ca ne m’empêche pas de faire un petit dépassement d’autocar à ma façon (je me suis bien chié dessus avec ce poumon de Tuono qui n’a pas reprises).

A Castellane, pause obligatoire au rade de l’ami de tous les motards. Il nous salue comme si on l’avait vu la veille. Par contre, ce coup-ci il ne touche pas à mon casque, le dernier coup il a failli m’éclater le cache-nez. Non mais !

Castellane – Lorgues

A Castellane on est "presque" arrivés. Il est plus de 19h30, doit bien rester une grosse heure de route en allant vite. Plusieurs possibilités pour rejoindre Comps : par le Logis du pin très roulant ou bien prendre par le nord ouest moyennement roulant ou tout droit étroit. Etant le plus fatigué de tous (je venais de loin le matin) je vote pour la plus courte mais c’est aussi la plus étroite et la plus sinueuse.

J’adore cette route, les paysages sont magnifiques, la partie bosselée est plutôt rigolote, on est bien en confiance. Tellement qu’en passant un peu au taquet sur une belle bosse, Aude fera un joli bon façon JBT sur la selle passager de la ZX6.

Il fait de plus en plus sombre et je mets un peu la pression au rallyeman entre Comps et Draguignan, il a gardé sa visière fumée et pas moi (eh eh). Je ne suis pas fâché d’arriver après 600 bornes de route depuis le matin, sans compter la poussette due à la panne d’essence. Mon pneu arriere a l’air de faire la gueule, en le regardant à la lumière, il est tout simplement complètement raide mort, en lambeaux sur la partie gauche.

Aude est contente de retrouver son matou, elle me fera bien rire à chercher son chat les jours qui suivent.

Apéro vin de citron, réglo. Bon rougeot de Taradeau en cubis, ça le fait, on déglingue ça tranquille pour accompagner le poulet rôti dans la sauce nuoc man. Bizarrement Aude et Ben n’ont pas l’air d’avoir trop faim, trop de moto sans doute.

Bonne glande

Journée super fatigante : lever tard, marché, bouffe jusqu’à 15h30, glande, pétanque, apéro, re-bouffe. Pfiou, il est temps de rouler la viande dans le torchon (pour moi ce sera sous la tente) car demain c’est sport. Aude continue à chercher son chat.

Journée bouquetin

Ben me fait une bonne surprise : rando dans le verdon, retour par le sentier Vidal. Pas plus d’infos que ça. A son oeil rieur je sens que je vais en chier.

Il fait bien chaud, et tout le monde aussi est bien chaud. On descend rapidos limite en courant et en poussant les familles de hollandais qui se trainent (un peu comme s’ils descendaient en camping car). Ensuite, s'arsouille sur un sentier assez escarpé où on continue à pousser les trainards (c’est qu’on a un horaire à tenir).

Passage sur des gros rochers pour accéder à notre petite plage de galets où on déjeunera peinards. Enfin pas si peinards que ça car tout à coup, on entend un gros POC, ce sont des cailloux qui se détachent de la falaise, tombant soit dans l’eau, soit sur la plage d’en face. Résultat, on se planque dans un creux de la falaise de notre coté pour avaler une part de pizz et un pan bagnat. Ben fera son chaud en allant se trempouiller dans l’eau glacée du Verdon. Vraiment trop froide pour moi.

Supplice pour le vertige

Retour par le même chemin au début puis bifurcation sur le sentier Vidal. Là cet enfoiré me lit ce qui nous attend « monter par l’escalier naturel en saisissant les cables fichés dans la roche, puis continuer sur la forte montée, reprendre les autres escaliers naturels, s’aider des échelles et des câbles ». Gloups, je ne fais pas le malin.

Bon aller, c’est parti, on va mettre du gaz pour passer la première épreuve sinon je me refais le benard. Mince, suis allé trop vite, j’ai l’impression que le pan bagnat veut ressortir par la porte d’entrée, ça va pas fort dans la montée. Aude m’encourage et profite de mon état physique d’athlète pour reprendre son souffle tout en souriant genre j’attends le boulet (la fourbe), Ben me met la pression pour le timing. Allez, plus que quelques câbles, une échelle, tout ça m’a paru durer une éternité (1h grosso modo) et c’est fini, nous voilà arrivés sur le plateau, trop contents d’avoir fait cette montée (de toutes façons, une fois entamée, on ne pouvait plus faire demi tour, trop dangereux et interdit).

Reste 3kms en plein cagnard avalés à bonne allure (j’avais trop soif). La rando sera finalement bouclée en 4h30 pause déjeuner comprise. Ils disaient combien sur le guide ? 6h ? Ah ouais....Je comprends mieux pourquoi j'ai morflé aussi. Heureusement je noierai tout ça dans une petite bière, méga plouf dans le relaxant lac de Sainte Croix.

Le soir, picole + bouffe, réglo. Ce soir, je n'aurais pas de mal à écraser dans la tente. Aude cherche son chat et va se coucher.

Moto à demi

Réveillé bien tôt (normal pour les campeurs), je mets du gaz en direction de Fréjus où j’avais pris rendez vous pour changer pneu arrière et kit chaine. Allégé de 400euros, me voilà d’attaque pour les petites routes et je me rends au point de rendez vous avec Ben et Aude. Il fait super chaud, mais vraiment super chaud. C’est tendu pour faire de la meule. On échange les brêlons et à peine parti, l’esprit de Féfé le poissard s’empare de moi puisque je me prends un taon dans le blouson qui arrivera à me piquer une fois avant que je ne l’éclate à coups de poing. Je fais quand même un petit strip tease rapide au bord de la route pour virer la saloperie.

Petite route au niveau du lac de Saint Cassiens (sympa sans plus). pour rejoindre la route de Grasse, pas spécialement glop, trop de trafic et de maisons. Ben a l’air à l’aise sur ma Tuono, je le laisserais passer dans la montée de Gourdon où il fera un peu le fou en pointant la roue avant en l’air (é pas bieng, coquing). La descente qui suit est pour moi un calvaire sur cette ZX6, vraiment j’aime pas le moteur, j’aime pas la position qui me fatigue, je glisse sur la selle et m’éclate les burnes sur le reservoir, seul le train avant me met bien en confiance. Même sur la route qui mène à Gréolières, je ne serais pas aussi à l’aise qu’avec la Daytona 675 l’an passé.

Arrêt obligé au bar/resto de Poustache. En repartant je récupère la Tuono, j’avais prévu de montrer à mes comparses la fameuse clue d’Aiglun. On s’échappe de Gréolières par une toute petite route vraiment sympa en direction de Torenc puis col de Beynes et enfin la clue d’Aiglun. C’est vraiment trop beau mais il continue à faire une chaleur écrasante. 500m plus loin, on trouve un pont où on peut descendre pour voir le cours d’eau de plus près. Les piscines naturelles nous tendent les bras avec leur couleur turquoise. Seule la température de l’eau est un peu basse mais ça ne fait rien, y’aura du gros plouf.

Les routes à chèvres sont les plus belles

Avec cet arrêt piscine improvisé, on n’est pas vraiment en avance sur l’horaire, Pascal et Poustache auraient eu le temps de monter à Barcelonnette par la Cayolle et redescendre par la Bonnette histoire de chauffer les pneus. En plus de ça, on est un peu short pétrole, on revoit donc l’itinéraire. C’est dommage car je me serais bien fait les petites routes de merde en blanc/rouge. Direction Gilette puis Puget Théniers où on fait le refuel. A Entrevaux, on décide de quitter les grands axes (pour changer) et prendre la mini route qui part en lacets dans la montagne au sud ouest direction du col de Félines. La vue sur la vieille ville d’Entrevaux et la forteresse qui la surplombe, le tout arrosée d’un soleil qui commence à descendre, est tout simplement magique. Les lacets sont pas mal non plus, par contre, faudra déglinguer la première histoire de ressortir avec un peu de patate.

Passé le col direction Ubraye pour rejoindre la déprimante N202 (pas si mal que ça dans l’absolu mais après les coins loin de toute civilisation qu’on vient de faire, ça donne un petit coup de blues). Gaz le long du lac de Castillon pour s’arrêter chez notre pote à Castellane. Ce coup-ci on l’a vraiment vu 2 jours plus tôt. Là, trop dur la vie, il faut reprendre la petite route que j’aime bien pour rejoindre Comps et enfin Draguignan. De la balle. Aude refera un aussi joli saut que la veille, fesses et pieds en l’air après la même bosse prise sur le même rythme de goret par son rallyeman de pilote.

Le soir, Aude fera le tour des jardins voisins pour retrouver Jasmine (son chat) avant de me faire porter un oreiller en rabe (trop cool).

Retour sur Valence comme des connards

Afin de rejoindre Féfé et Sophie qui doivent arriver à Valence ce vendredi soir, nous plions les gaules tôt le matin (enfin surtout moi le campeur, tu parles de vacances reposantes) et harnachons les montures. On décide de tout de même profiter de la région et prévoyons un road book assez optimiste. Mise en jambes jusqu’à Castellane par la route entre Draguignan et Comps (plus vite c’était pas raisonnable), échauffement sur la route à chèvres jusque Castellane. Dans ce sens là c’est curieux elle semblait vraiment très bosselée et très piégeuse. Histoire de ne pas subir le terrain on a roulé comme des enculés, sauf sur la fin où quelques bosses viscelardes ont calmé les ardeurs.

Enroulage rapide le long du lac de Castillon, rien à signaler hormis que Ben se traîne la pine à cause d’un mauvais feeling sur la route (il avait pas tort mais j’ai fait le boucher). Enquillage tranquille sur la N202 puis gorges du Cyans, toujours aussi beau ce coin. On continue sur cette belle route qui n’est que le début de la Cayolle sauf que le détour par le col des champs à Entraumes s’impose. Les nuages noirs s’amoncellent sur les hauteurs et une petite pluie nous attend là haut. Pas grave, la montée est toujours aussi belle. Passé le col, on se fait bien allumer dans un espece de resto d’altitude, tout ça pour manger une tartiflette réchauffée au micro ondes et un demi de 16’. Ensuite, c’est la grosse surprise car la descente du col des champs a été complètement resurfacée, du moins les parties pleines de nids de poule. Presque une déception.

Passage du col d’Allos tranquille, sur un bon rythme. Je ne l’avais jamais fait celui-là, c’est joli mais avec du soleil ça serait mieux. Ben se trompe de route et m’emmène jusqu’à la station de Pra-Loup sur un rythme de bon goret devant une bande motards suisses un peu stupéfaits (ceux-là ils ont du nous entendre dans la montée...). Ensuite on se fait chier sur de la nationale de daube jusqu’au lac d’Embrun. C’est joli mais bon, relou. Faut dire que là bas y’a pas trop de routes pour rejoindre l’ouest. On en profitera pour étalonner le compteur de la Ninja. 125kmh sur la ninja = 99 sur la Tuono. Optimiste quand même. Au moins, on risquait pas de se faire arrêter.

Arrivée en fanfare

Après le plein, gaz de liaison, un lapin en VFR et tout en jean semble s’accrocher mais dès qu’on bifurquera pour rejoindre les routes sérieuses, il foutra le camp. Sans doute la frousse de finir en terrine, celui-là. Le soleil est à nouveau de la partie, ça tombe bien, ça réchauffe nos âmes d’arsouilleurs. Passé Laragne Montéglin (guer ? comme déglinguer ?), ce sont de magnifiques routes, vierges de tout trafic qui s’offrent à nous. J’annonce : col de Perty entre Laborel et Montauban, puis col de Peyruergue où les pneus vont bien prendre leur race, enfin col du Soubeyran où notre champion de quartier va se faire dessus en glissant de l’arrière sur une plaque de sable (bah quoi, t’es plus joueur ?). Descente du col de Soubeyran sur Rémuzat où il faut encore faire le plein (ptain ça tête !). On laisse tomber l’itinéraire super optimiste via Saint Nazaire pour prendre finalement un raccourci (ah ah ah la gueule du raccourci) par deux cols : Pré Guittard et Lescou afin de rejoindre Bouvières au plus rapide. C’était vraiment une bonne idée car la route est excellente et les paysages magnifiques, seul le soleil dans la gueule viendra nous gêner mais personne ne se plaint vu qu'ils avaient annoncé de la pluie.

A Bouvières, comme je l’ai expliqué dans l’essai Tuono, quelque chose se passe dans la tête de Ben (genre déclic « teing grogaz »), il met gaz à toc, mais vraiment à toc de toc. Même en ligne droite j’ai du mal à la suivre, dans les virages je le vois de loin en me disant "ça passe ça passe" mais aussi "ça va ptetre pas passer là...", et pourtant je bourrine comme un âne dans le Rotax. C’est pas la première fois qu’il me fait le coup, déjà l’an passé au mois de Mai, le passage de Bouvières avait réveillé en lui des pulsions criminelles. En fait l’explication est simple, je cite « j’avais envie de rentrer et j’aime bien cette route ». Limpide. Le retour sur Valence n’en sera que plus rapide. Chargé comme un baudet sur la Tuono, je me fais mettre en pointe par la ZX6. Et ça tombe vraiment bien car à peine arrivés, le déluge s’abat sur la ville. Ouf !

Finalement Féfé et Sophie ne sont pas descendus ce vendredi, parait-il qu'il tombait des halebardes sur la région parisienne. Tant pis, la tarte au chèvre d'Aude n'en sera que plus grande. Miam miam et roulage dans torchon vraiment rapide pour écraser jusqu'au lendemain.

Ce soir, Aude n'aura pas besoin de chercher son chat. :-D

Lendemain difficile

Le lendemain de cette journée mémorable, ni Ben ni moi n'avons envie de reprendre les meules. Dans le meilleur des cas on peut se trainer jusque chez Dafy pour faire changer les pneus. Ceux de Ben affichent héroiquement leurs 2700 bornes et sont vraiment au bout du bout. Vu qu'il a son rallye la semaine prochaine, ça serait de bon ton de faire quelquechose. Ah, il a aussi un petit probleme marrant de neiman : il ne peut plus couper le contact ou alors laisser sa meule en position parking. Le top pour la batterie. Et encore un truc ? Bah oui, loi de Moore oblige, les emmerdes s'accumulent : il a explosé sa jante arriere en passant trop près d'une caillasse sur une route à chèvres. Pour l'instant ça a l'air de tenir, à voir s'ils pourront lui changer son pneu.

Dring dring, il est 11h, Féfé m'appelle pour me dire qu'ils sont tous les deux proches de Lyon. Ok, je lui dis de passer par les petites routes car pas trop chaud pour rouler cet aprem et qu'on se retrouve à Valence. Dans sa tête, ça n'a pas du trop tilter, car depuis Lyon, sur sa carte, il ne devait voir que 2 routes : une grosse qui va à Grenoble et une autre grosse qui va à Marseille (l'A7). Quasiment 2h plus tard, toujours pas de nouvelles, je me dis qu'ils ont pris des risques à passer par le réseau secondaire et on file chez Dafy Motos avec Ben sans se poser plus de questions, s'ils avaient pris l'autoroute ils seraient arrivés depuis longtemps. A peine rentrés dans le magasin, appel de Féfé "on est arrivés, on est en bas de chez Ben"...putain les boulets alors. Ils ont mis plus de 2h pour faire VilleFranche - Valence finalement par l'autoroute ! C'est fou ça, ils ont du boire des bières sur le chemin sinon c'est pas possible. je décide donc de les punir (ha ha ha) pour avoir fait n'importe quoi et ils nous retrouvent tout suant sous leurs cuirs (il faisait beau et chaud) chez Dafy à Bourg les Valence.

Jurassic Park 2008

Féfé va prendre quelques couleurs, oscillant entre le rouge carmin et le violine, suite à l'enchainement de quelques bières tout en mangeant un grec au resto rappyd du Dafy de Valence. Sophie en profitera pour acheter un protege reservoir transparent en remplacement futur du diablotin actuel. Dommage, il était top moumoute celui-là.

Ce Dafy c'est un peu l'avenue de la Grande Armée de Valence, il y a un véritable attroupement de motards qui trainent là bas le samedi après midi. Sans parler du club de trikes qui s'interpellent à grands coups de "eyh, enculé !". La classe de la province quoi.

Après cette grosse pause, opération manoucherie sur la V Raptor de Sophie, la mission est la suivante : lui enlever tous les autocollants qui font tâche. Non seulement les deux bras cassés de Féfé et Ben vont très bien y arriver mais aussi réussir à enlever un autocollant d'origine (quelle idée aussi de mettre un dessin celte sur un reservoir de moto, ça n'a aucun rapport avec les dinosaures). Bref, elle est beaucoup plus clean comme ça mais on regrette tous (sauf sophie) qu'elle ait perdu son coté Jacky tuning de pauvre. Maintenant elle ne fait plus que brêle de Jacky. A coté de la Tuono aux couleurs douteuses et de la pou-Buell de Jacky de Féfé, le garage de Ben prend des allures de Paris Tuning show.

De mon coté, je ferai un petit réglage sur la Tuono en cassant la cocotte du maitre cylindre de frein à force de la serrer trop fort.

Le soir, picole + bonne bouffe. Tirage de bourre entre Féfé et Sophie sur la vinasse. Là aussi ils ont pris l'autoroute et sont largement en exces de vitesse. Par contre coté autonomie, c'est des reservoirs de camions qu'ils ont pris en option !

La bande de poissards à l'oeuvre

Ben desirant ardemment économiser ses Metz Renntec (j'espere qu'ils ne se sont pas trompés et qu'ils ne lui ont pas mis du Metz Z4) pour son rallye (quel pédé celui-là alors, vu son résultat il aurait mieux fait de venir avec nous arf arf arf) nous partons à la premiere lueur de l'aube dans la montagne ardéchoise avec Sophie et Féfé (11h-11h30).

Passage aux pressions des pneus comme des professionnels et gaz dans la côte du Ping. Féfé se traine la pine comme c'est pas possible et Sophie ferme la marche en prenant toute la mesure de sa puissante moto entre le ralenti et 4000 tours...c'est qu'elle est presque neuve, faudrait pas la brusquer.

Alboussière, hop, viron à gauche direction Vernoux et Saint Laurent du Pape par une route vraiment trop belle faite de bons virages et d'épingles serrées. Dans mes rétros, je ne vois que le ciel qui bleuoie et décide de m'arréter pour attendre les deux motos-école. Miladiou de bondiou, c'est-y pas vrai qu'y s'raient tombés à rouler aussi lent'ment (vla que je cause l'ardéchois, faut que j'arrete le saucisson) ? Demi tour aussi sec et gaz. Visiblement c'est la pause clope. Ah non en fait Féfé a pété sa courroie (lui qui nous vantait recemment ce système sans entretien et qui ne se change que tous les 50 000, là c'est fini en 10 000kms). Chiotte, faut appeler l'assistance, heureusement les portables passent. Pendant ce temps je fais un aller retour au taquet jusqu'à Saint Laurent du Pape sur la V Raptor. Ptain elle est bien cette meule de Jacky, ptetre qu'elle est moche mais c'est la moto la plus maniable que j'ai jamais essayé, le moteur est un peu mou à mon goût et les freins sont une catastrophe.

Je rends le dinosaure à Sophie et m'embarque en direction de Vernoux sur ma Tuono pour aller chercher le pain. 3 virages plus tard, une épingle, je saisis les freins et me retrouve immédiatement à labourer le bitume avec mon casque et mon épaule gauche. La suite, bah c'est simple, tout comme dans le CR de la Tuono, appel de la Ben assistance en AX, dépannage, urgences, entorse à la cheville. Fin des vacances pour moué !

  

Commentaires
 
JeanJean (16/09/2008)
Ca a eu l'air bien sympa cette balade. Et ca donne encore bien envie. Finalement au bout d'une semaine on a bien récupéré et on pourrait repartir pour 5 jours sans souci. concernant les routes, nous aussi on a fait de la blanchette à foison. Clair que c'est le meilleur. Côté rythme, Ben nous a dit que tu avais franchi un cap. On a bien vu le résultat du cap d'ailleurs ! On a tous fait le nécessaire pour pas le franchir de notre côté ce cap ! Teing Gazzzzz.

Olive (16/09/2008)
Ouais, le seul cap que vous avez franchi, c'est celui du capi !

Ben (16/09/2008)
mouarf! excellent! c'est fini?

JeanJean (16/09/2008)
Enorme le coup du "Tuning de pauvre" ! Ca claque grave cette histoire ! Par contre c'est quoi le tuning de riche du coup ?

Olive (16/09/2008)
Bah, mettre des bulles oranges sur sa meule !

Aude (16/09/2008)
"c'est la mère Aude qui a perdu son chat ..." Trés sympa ton CR!!


 
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