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800 kms en Brutale 910
Rhône-Alpes du 09/07/2009 au 09/07/2009
800 kms

(par JeanJean le 13/07/2009)

liens & avis
Après avoir missionné Ben pour faire un état des lieux d'une MV Agusta Brutale 910 se trouvant sur Valence, il a bien fallu sortir le chèque de banque pour l'acquérir et la remonter sur Paris.

Retour sur les raisons de l'achat

Cela fait plusieurs mois que mon patron souhaite racheter une moto. Il a en effet vendu sa Z750 depuis près d'un an et le retour des beaux jours lui donne des envies. En discutant, il a l'air intéressé par des motos à mon sens sans intérêt (CB1000R, FZ1...), bref des merdes. Ouais je sais je sais, certains vont vouloir me jeter des pierres mais il n'en reste pas moins qu'il n'y a rien de bien bandant dans ce genre de meule. C'est sans doute très efficace mais avec un look full plastoc plutôt de très mauvais goût, un moteur sans expression et j'en passe... Comme le disent les proprios, ce sont de bonnes motos, ce qu'on peut traduire simplement par : "des grosses merdes".

Depuis quand on demande à une moto d'être bonne, bordel! Pour ma part, si on cherche la polyvalence, on passe à côté du plaisir. Le meilleur exemple doit être la VFR. Eh bah en voilà une de bonne moto dites moi : moteur poussif à souhait, look pataud, partie cycle entendue, bref c'est un peu le Scénic ou la C4 Picasso de la moto. Une sorte de gros scoobite d'autoroute en fait, mais en rien une moto sympa.

Bref, pour revenir à mon patron, je lui réponds qu'il ne va pas encore nous prendre une de ces poubelles sans classe ni interêt d'autant plus quand on sait l'utilisation qu'il va en faire.

Au programme : principalement du parcours urbain, moins de 2000 kilomètres par an, un peu de duo pour aller chercher le pain ou aller au squash. J'en déduis donc que la principale qualité de la moto est son image sympa pour sortir du lot des sempiternelles bandit, Z et Hornet.

A l'occasion d'une soirée, je lui propose donc une alternative à sa démarche. Il me donne un budget et me laisse carte blanche pour trouver et acheter la moto. Je me charge de la livrer en guise de surprise, sans lui donner le moindre détail sur la marque, le modèle ni même la couleur. Immédiatement l'affaire est faite. J'ai donc environ 10k€ pour réaliser mon office.

Etant habitué à acheter des motos neuves, je lui dis qu'il n'en sera rien. Pourquoi perdre tant d'argent sur une monture neuve alors que tant de motards du dimanche se chargeront de roder et bichonner une moto pendant 1 à 2 ans et moins de 5000 kms pour nous la laisser à 30 à 50% moins cher, et en plus équipée des bonnes petites options.

Un choix assez évident

De suite plusieurs options s'offrent à moi et c'est l'image et le côté "pas bonne meule du tout" qui va primer :

- pour les bi-cylindres : Buell X1, XB12S, KTM Supermoto ou Superduke
- pour les trois-cylindres : Benelli TNT
- pour les 4-cylindres : MV Agusta Brutale

Mais compte tenu de l'utilisation et de la non fougue du futur pilote, l'ergonomie d'un 3 ou 4 cylindres me parait plus adaptée. Pourquoi pas une TNT ? Même si les avis sur le moteur convergent, les problèmes rencontrés sur les différents modèles plus la finition plastoc de la moto qui devrait permettre de lâcher un gros billet dès la première glissade à 20km/h me dissuade.

Je pars donc sur une Brutale. La gamme a beaucoup évolué depuis la sortie de la 750 en 2002. La 910 a fait son apparition en 2006 pour venir en aide aux amoureux du couple, qui est un des point faible de la 750. Arrive en 2007 la version 989 puis la version 1078 en 2008. Ceci sans compter les différentes variantes S, R, RR, CRC, America, Italia, Jean Richard (Si c'est le frère de Pierre, elle doit être fabriquée par Guzzi celle là).

La 750 standard se trouve à foison, la 1078 est intouchable, pourquoi pas une 910 du coup. En jetant un œil rapide sur les annonces, je tombe presque de suite sur une 910 justement, avec en plus un coloris gris et rouge du plus bel effet, ce qui en plus change du rouge des 750 que l'on croise partout. Elle est full pawère avec en prime un amorto White-Power full réglage tout neûf !

Le temps de contacter le vendeur pour m'apercevoir qu'elle est sur Valence, de contacter Ben pour qu'il passe me faire un bilan aux p'tits oignons, de négocier le prix et zou, l'affaire est faite. Reste plus qu'un détail, elle est sur Valence ! Comme me disent tous mes collègues (au sens français du terme et pas au sens ardécho hein !!!) c'est la misère, fallait en trouver une sur Paris, ou alors le vendeur pourrait la livrer quand même ! Putain mais ils ont rien compris du tout cette bande de bourricots ! 800 bornes sur ce genre de meule ça se refuse pas en fait quand on est normalement constitué. Et je parle pas de la petite soirée avec mes amis les pécores qui va avec en plus !!

Et puis je me suis fixé une mission, alors j'irai au bout. Je vais me sacrifier pour aller à Valence en train, passer une rude soirée avec Sophie et Ben (si j'avais su, j'aurais peut être apporté du bon vin), et rentrer par les petites routes le lendemain en roulant le matin avec Ben. Je sais c'est dur, mais bon on s'adapte bordel.

RDV chez Dafy Garniaux

Le temps de récupérer le chèque de banque et de voir avec Ben quelles sont ses disponibilités, me voilà dans le train.

Au programme : le vendeur me récupère à la gare pendant que Dafy Garniaux montera des balles neûves sur le dinosaure de Sophie. Juste le temps pour moi de les rejoindre au garage pour attaquer l'apéro et la soirée.

Le vendeur m'attend bien à la gare, direction sa maison pour faire les papiers en buvant une bière. La moto est nickel comme mon compte rendu personalisé l'avait suggéré. Les papiers sont fait rapidement histoire de ne pas perturber le planning serré de la soirée. Je prends la clef, contact.... euheuh euheuh euheuh !!! Bordel, elle démarre limite, la batterie est naze de ne pas avoir roulé depuis quelques mois. Ca tombe mal, il n'y a plus du tout d'essence et comme je ne recevrai la seconde clef que plus tard, il va falloir couper le moteur pour faire le plein.

5 kms plus tard à la station la sanction est immédiate, plus rien dans la batterie. Le proprio de la station qui est tombé tout love en me voyant arriver m'aide à la pousser pour redémarrer. On verra demain matin si elle a eu le temps de se remettre vu que Ben n'a pas de chargeur. Au pire il poussera de toutes façons !!

Bourré tôt couché tôt... oui mais

Arrivé sur place, Sophie et Ben viennent juste de terminer le changement de pneus de la VRaptor. Visiblement, le dernier à avoir démonté les roues s'était oublié sur le serrage de l'axe de roue avant. Ils ont en effet perdu plus d'une heure et cassé 2 clefs en essayant de le desserrer avant de rendre les armes et d'aller chez le vrai Dafy de Bourg-les-Valence.

Le temps de remonter à l'appart et l'apéro commence. Notre hôte et fin cordon bleu nous a concocté un "repas de sportif" comme il dit. Bref, des pâtes à la carbonara. Sur ce coup là, on peut dire qu'il a eu le nez creux l'ardécho, parce qu'après avoir bu un très bon sSxtus blanc livré par Sophie, l'ouverture de sa seconde boutanche, à savoir un Saint Joseph 2007, dont je tairai la provenance, va nous réserver des surprises.

Rien qu'au nez, j'ai cru que le contenu qui piquait les yeux provenait d'une batterie de moto. Celle là même qui, 15 jours auparavant, avait explosé la peinture de mon pot de T301 ! Pour Sophie, pas de souci, un gorgeon et BING, le ballon est déglingué sans autre procès ni remarque.

Personnellement, j'ai du attendre un peu avant de me lancer. Et le goût était à l'avenant, à savoir bien acide. Ca m'a fait l'effet d'un détartrage et d'un lavage d'estomac à la fois. Autant dire que sans les pâtes pour amortir les effets, je crois que je serais toujours chez Ben sur le matelas pneumatique à l'heure ou j'écris.

Bref, la soirée continue dans une excellente ambiance. Sur les coups d'une heure de matin, Ben commence à fatiguer. Qu'à cela ne tienne, tout le monde au lit, et pis c'est vrai qu'on a 2 ou 3 kms au programme demain pour la remonter cette Brutale. Les discussions ont quand même continué tranquillou jusqu'à 3h du mat histoire de ne pas trop dormir.

Départ piano piano.

Réveil vers 6h30 pour ma part, réveillé par les jackys locaux. A 7h, la fanfare nous honore de ses répétitions du 14 juillet. A 7h40 tout le monde ou presque est debout.

Sophie a l'air fraiche comme une rose qui traine dans le grenier depuis un mois sans eau. Juste le temps de prendre un p'tit nectar de mangue et elle part au radar pour son boulot qui se trouve à 45 minutes de là.

Ben et moi sommes prêt à 9h pour attaquer. La forme est plutôt calme compte tenu de la soirée, mais ca va quand même. Au programme pour cette matinée de roulage : les gros classiques.

St Péray, Vernoux, Les Ollières, Le Cheylard, Saint Agrève, Lamastre, Lalouvesc (Lalouvé pour les cons de parigots comme moi bordel). Le temps de faire le plein et la côte du Ping se présente à nous.
Vu la forme, j'espère que Ben ne va pas partir comme un bourricot devant. En plus il faut que je découvre la moto et son fichu 4 pattes. Encore un aspiro de merde cette histoire me dis-je.

En fait, rien de tout ça. Ben est dans le même état que moi, et le 4 pattes plutôt plaisant même si il m'a fallu beaucoup de temps avant de trouver le mode d'emploi.

Et la brutale alors, ça donne quoi ?

Commençons par le commencement. Bordel, ce qu'elle est belle c'te brêle. En plus ses couleurs lui vont comme un gant. Franchement, je peux imaginer qu'on ne la trouve pas superbe, mais de là à la comparer aux roadsters japonais, faut pas déconner non plus.

La moto est donc très très ramassée et compacte. Petite surprise quand même pour les amoureux des aspects utiles dont on se fout, il y a beaucoup de place sous la selle. Au moins de quoi mettre un pantalon de pluie plus un antivol genre petite chaine ou gros bloc-disque. Niveau taille, je suis un peu à l'étroit avec mon mètre 90 mais ça passe. Mes genoux ne sont pas gênés par le retour du réservoir. Par contre, je suis bien calé sur la selle. Pas trop moyen de se reculer, cette derniere étant assez courte. La position est sympa, tout tombe sous les mains.

Contact, le tableau de bord indique 299km/h et 104°C. Pour être honnête, celui qui prendra les 299km/h aura tout mon respect vu la protection fournie ! Démarrage, bon bruit de 4 cylindres, plutôt marqué pour une moto homologuée à 92db à 5450 tours en fait. Je suis certain que ça le ne fera pas en cas de contrôle. La boite de vitesse est agréable mais avec un verrouillage assez sec.

Toujours côté pratique, les rétros sont très beau et surtout très inutiles. Seule la micro-glace est réglable proposant de voir au choix les coudes ou le réservoir.

Passons plutôt à la partie dynamique de l'engin. Le moteur a réellement un son terrible. Bien rauque à bas régime, il devient plus caverneux entre 2000 et 5000 tours pour devenir plus métalique jusqu'à 7500. C'est un peu comme pour une voiture de course sur laquelle on aurait enlevé tous les éléments d'insonorisation en fait. A partir de 7500, toute la cavalerie arrive dans un hurlement terrible. Bref, le son est vraiment magnifique. Quel que soit le régime, la réponse est immédiate, avec une inertie minimale.

Un point surprenant vient de la rupture d'allumage. En fait, le shift-light arrive à 11500 tours mais je n'ai pas trouvé le rupteur même en dépassant les 13000. Et même à ce niveau ça continue à pousser sérieusement. L'allonge est telle qu'il faut vraiment un peu de place pour aller à ces régimes. C'est aussi au dessus de 8000 tours que l'à-coups à la remise des gaz est le plus sensible sans pour autant être dramatique.

Finalement, en attaquant, on s'aperçoit vite qu'en reprenant à 5000 tours le moteur est un peu à la peine. Il faut essayer de le garder au dessus de 6000 voir 7000 pour rester dans sa zone de puissance. Là ça envoie du bien gros et les 136 cv annoncés sont bien présents.

En terme d'accélération pure c'est par contre assez impressionnant. Ca envoie vraiment du bois, à tel point que je n'arrive pas à visser en grand que ce soit en 1, 2 ou 3. La position, la protection et le bruit y sont peut être pour quelque chose ou alors je suis simplement une fiotte.

La partie cycle

Comme je le disais, la position est plutôt naturelle, avec ma taille, je suis calé sur la moto. La selle bien que fine est ferme mais agréable. Niveau amortissement, je dirais qu'on est à la limite entre la fermeté et la sécheresse.

Je m'explique : sur revêtement propre, la moto est bien amortie, on a l'impression de glisser sur la route avec un super bon feeling de l'avant comme de l'arrière. Le changement de l'amorto d'origine pour un White-Power full réglages (lent et rapide) ajoute sans doute à ce sentiment. Les belles routes sont donc plutôt son terrain de jeux. Jeux ou pour ma part je ne suis pas le plus à l'aise en fait. Bref, sur ce terrain le châssis est vraiment impérial et permet de bien utiliser et contenir le moteur. Il faut cependant s'occuper de la moto qui n'est pas un SV non plus, niveau facilité.

Face à cela, sur de la chevrette au revêtement plus aléatoire, la moto est trop trapue, rigide et sèche. Les réactions sont parfois assez dures à prévoir et on se fait remettre en place à la ré-accélération par des vieux coups de raquette. La moto saute d'une bosse à l'autre. En fait, la rigidité et la compacité de l'ensemble la dessert pour amortir les chocs. Du coup, rester dans les tours pour tirer le max du moteur devient difficile voir impossible sous peine de se voir projeter d'un coup dans le fossé, faute d'avoir pu lire à l'avance la route. Il vaut alors mieux enrouler à mi-régimes, sous les 8000 tours, pour profiter de l'élasticité du moteur plutôt que de son power. Il sera toujours temps de tirer un p'tit boulet si un bout de droit se présente.

Le freinage avant est plutôt bon avec un léger manque d'attaque, utile pour éviter les blocages, mais une super puissance. Le frein arrière est pour ainsi dire inexistant.

Le seul point qui m'a un peu surpris reste le rayon de braquage vraiment ridicule. Rien de bien grave mais pour faire demi tour sur une chevrette, il faudra s'y reprendre à plusieurs fois.

Revenons à nos routes...

La montée de la côte du Ping se fait donc à un rythme plus que calme. Direction Vernoux puis Les Ollières avec un revêtement plus sauteur. J'en profite pour passer devant Ben pour voir ce que ça donne. Entre les bosses, les glissades dans le sables et les voitures d'en face, je pense qu'il doit falloir avoir vraiment beaucoup de métier ou un bon interrupteur de cerveau pour envoyer comme un sourd sur ce genre de route avec cette meule.

En arrivant aux Ollières, bien que le temps soit plutôt frais et agréable, j'ai vraiment trop chaud. Je pense que je suis en train de suer le reste de vin de la soirée en fait. Ben reprend la main sur le roulant avec sa ZX6. Pour ma part, j'essaie de trouver le rupteur, je teste le moteur à tous les régimes.

Entre les virages et le reste de la soirée à faire passer, j'ai une envie de gerber un peu comme si j'étais sur un bateau. Finalement je rends la main pour un Perrier menthe et la dose de glucose qui va avec entre Le Cheylard et Saint Agrève. Ca tombe bien, c'est jour de marché, mais pas le grand donc pas de possibilité de passer par la case achat de chemise locale pour égayer ma garde robe de parigot.

Finalement, ce Perrier aura revigoré Ben. Je le vois s'éloigner doucement, étant moi même incapable de passer la 2. Descente vers Lamastre ou nous arrivons à 11h30. Ben doit m'abandonner là pour reprendre le travail l'après midi. Je suis donc à 30 kms de Valence, il me reste encore plus de 600 kms à faire pour rejoindre Paris. Ca tombe bien vu que j'ai envie de vomir et que les 3h30 de sommeil m'ont revigorées au même titre que le mauvais Saint Joseph.

Bon, on est pas des tarlouzes bordel, alors pas d'autoroute pour le moment, on continue à se faire un peu mal. Direction Lalouvesc, puis Annonay, Saint-Julien-Molin-Molette, Le Bessat, Saint Chamond.

On continue avec de la bonne chevrette par Saint-Christo-en-Jarez, Saint-Symphorien-en-Coise, Aveize, Saint-Foy-l'Argentière, Villechenève, Tarare puis Amplepuis et Grandis avant de rejoindre Mâcon et son autoroute.

Les routes sont magnifiques et alternent bien. J'avais déjà fait plusieurs fois le sud mais c'est une première pour le Beaujolais. A refaire donc.

Dans l'intervalle, j'ai quand même fait une pause rapide dans un Mac Do trouvé sur le passage. J'arrive bien à bloc. Au moment de partir je vais jeter mon plateau puis me dirige vers la moto. Et là, impossible de retrouver les clefs. J'en déduis rapidement, bien gavé, que j'ai du les foutre à la poubelle. Le temps d'alerter une serveuse et nous voilà en train de vider la poubelle qui était évidemment pleine. Finalement je finis par retrouver mon bonheur dans des frites ! N'ayant pas la seconde clef, j'aurais été bien comme un con pour le coup. Merci donc à la serveuse de Mac Do pour son aide, et surtout aux habitants des lieux de ne pas être tous venus manger au Mac Do au moment ou j'y étais.

Ah, l'autoroute.

Putain, c'est bien la première fois que je suis soulagé d'arriver sur l'autoroute. Je vais pouvoir me caler à 160-170 pour rentrer pépère à la maison. Et bah non mon pauvre JeanJean. C'te brêle propose une protection inégalée. A tel point que la HP2 passe pour une GT en comparaison. Bien sûr, la fatigue doit aussi un peu jouer mais impossible de tenir un 160km/h sur 10 kms. Avec près de 400km pour arriver chez moi, je risque de terminer avec le cou de Barracuda dans l'agence tous risques ! Enfin, tant que c'est pas sa gueule !

Le reste de la route aurait pu se faire sans encombres si je n'avais failli m'endormir (sans doute ankylosé par le vent). Bref, pause café, plein, le tout en mode flash puis je fais rapidement un calcul pour le dernier plein avant l'arrivée. Et c'est là que je me rate comme un gros champion. Je passe une station et bing, en réserve direct avec en guise de réconfort absolument aucune idée de la distance à parcourir avant la suivante.

Je me cale à 120km/h, ça repose en plus, et j'attends... Au bout de 25 kms, je croise le premier panneau qui m'indique la station à 20 kms ! Bordel 45 kms de réserve, mais c'est mort. Je descends encore à 100km/h en priant à chaque kilomètre. Avec un peu moins de 19l constatés sur les derniers pleins pour 200 à 210 kms environ ça craint grave. Finalement, ça passe limite avec un plein de 19,5 litres pour 20 annoncés sur la doc (vu après coup bien sur).

Comme toujours, l'arrivée se fait en mode "Super-connard" à pousser les scoobites et autres motards non pressés de rentrer chez eux.

le bilan.

Au final, la Brutale est livrée toute propre à mon patron le lendemain matin. Mission accomplie avec succès vu que ce dernier est enthousiasmé par le choix. Il est heureux comme un gamin.

De mon côté j'ai aussi été bluffé par cette moto. Je m'attendais à un malheureux 4 cylindres bien pointu et sans saveur comme savent le faire les japonnais. Mais en fait rien de tout cela. Le feeling du moteur, le bruit, la partie cycle au Top, sauf sur le défoncé, m'ont fait tomber amoureux de cette brêle.

Le seul bémol reste donc le comportement en mode arsouille sur la chevrette qui demandera beaucoup voire trop de cœur pour être vraiment efficace.

Concernant la balade, toujours et encore des belles routes, même si plus le temps passe et plus je trouve mon bonheur sur la chevrette bien sauteuse et viroleuse. A tel point que les Ollières - Le Cheylard - Saint Agrève est trop roulant pour mon plaisir. M'enfin je veux pas vous faire pleurer non plus !

L'autre regret concerne plutôt la forme sur la journée qui aura été bien sabotée par une soirée bien mortelle, où le mauvais Saint Joseph aura eu raison de nous tous. Alors merci Sophie sur ce coup là. La prochaine fois on repartira sur des valeurs sûres comme un bon Circus bordel !!!!

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Commentaires
 
Olive (15/07/2009)
Putaing, 1 bière, 1 circus et 1 saintjo et tout le monde est mort ? C'était au moins de 18° alors le SainJo ?

JeanJean (15/07/2009)
On a pas dit qu'on était mort. Juste que la digestion était difficile. Un peu comme après une mauvaise caillette si tu vois ce que je veux dire !

Olive (15/07/2009)
Tu peux dire encore plus simplement "après une caillette". ahah

JeanJean (15/07/2009)
Merde alors. Tu veux dire que les caillettes cuisent dans le SainJo ? Et le saucisson ardécho, c'est pareil ? Putain j'ai envie de vomir là.

Sixtus (15/07/2009)
Et moi, on m'oublierait pas un peu vite :-(

Sophie (15/07/2009)
Et qui a insisté pour le champagne alors qu'il était l'heure d'aller au lit ?! Tu as pas mal participé à ton déglingage, aussi !

Olive (15/07/2009)
Bah le champ, avec ses petites bulles, ça aide à digerer, c'est un peu comme de la San Pellegrino mais pour riches.

JeanJean (15/07/2009)
J'étais sobre contrairement à certaine, madame ! Sobre, mais avec un bon mal de ventre, ou plutôt avec des trous dans le ventre. Autant le Sixtus aurait pu cacher la misère autant là le SainJo a cassé le Sixtus.

Peek78 (17/07/2009)
ça ressemble à un Z750 (mais un z750 pour riche)

JeanJean (17/07/2009)
Oui c'est sur, et niveau moteur ç'est pareil, celui de la Z750 est vraiment pauvre. Non mais ce qui faut pas lire quand même, la Z est à la Brutale ce que le scooter 125 est au plaisir du 2 roues. Ah non pardon, c'est une "très bonne moto" !!!

Ben (21/07/2009)
ah ah, un bon CR avec des morceaux de Jeanjean dedans comme on les aime ! je trouve quand même qu'on est les champions pour trouver des raccourcis : 2h30 pour monter de 30 bornes au nord y a du record à battre moi je dis. bon, c'est qui le prochain qui vient s'acheter une brêle à Valence? à moins que ça soit moi qui m'en trouve une dans el'ch'nord


 
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