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Triumph Days
Triumph : 2006

(par Superman le 13/03/2006)

liens & avis
Direction le concessionnaire triumph local pour les « triple days » les 17/18 mars.

  • Salut Richard, mon ami ! allez fais péter la speed et la dayto !

  • Euhhhh, non, non, moi je fais pas les « triple days », je trouve ça nul, c’est des tours de manège, gnagnagna, si un client est intéressé on prend RDV et on va tester la moto, en plus mes motos sont pas rodées…



  • Pffff… fallait que ça tombe sur moi ! Bon dans le fond il a pas tort c’est vrai que je compte pas acheter une dayto, mais franchement c’est pas sport.
    Qu’a cela ne tienne, on va pas baisser les bras au premier obstacle, voyons voir si l’ambiance est meilleure a Lyon :

  • allo salut concessionnaire de Lyon, mon ami ! y aurait une ouverture avec ta speed et ta dayto ?

  • pas de problème monsieur, par contre on les fait jeudi et vendredi 23/24 les triple days

  • marché conclu !

  • Speed Triple 1050

    Un RTT plus loin, me voila a Lyon par un vilain vendredi après midi ou le ciel menace de nous priver de dessert, en effet tous les essais du matin ont été annulés à cause de la pluie…pas bon.

    Enfin la il pleut pas (encore) et je fonce remplir les papiers d’inscription (3000€ de caution !) pour coller mon cul sur la première speed venue avant qu’il se mette a pleuvoir.
    Allez !! C’est parti pour une boucle d’environ 10 km sur de petites routes viroleuses du mont d’or, le bitume est un peu humide mais pour l’instant pas de saucée.

    Première impression : la moto est plus facile, plus maniable et plus confortable que ma 955, tout ce que je lui reproche, ça commence bien ! Le moteur est chaud, v’la une p’tite ligne droite, je pars en première et gazzzz…rien (enfin pas grand-chose) en fait les power ont pas eu le temps de chauffer et la roue arrière a « légèrement » patiné…oups

    Le freinage est correct à l’avant mais sans plus, l’arrière très moyen comme sur la mienne.
    Les quelques virolos sur route sèche me confirment la facilité de la moto, il me semble être aussi à l’aise que sur la Tuono, ça me plait vraiment !

    Les virolos finissent, on se tape quelques feux…hé ! hé ! hé ! Et la je me rappelle du surnom que pascal lui a donné : la speed1050, c’est « le wheeling pour les nuls », voyons voir !
    Bon problème : je suis juste derrière le marshal, je pense que je suis pas sensé taper des roues avec les brêles d’essai, je ralentis pour le laisser partir, 1°, gaz, yahouuuuuuuu les doigts dans le tarin ça lève cette bestiole ! On repose, 2°, légère cirette, encore mieux ! Son surnom n’est donc pas usurpé.

    Petit reproche tout de même : j’avais une version bridée, avec des pots d’origine, et même si le couple du moteur est très important, il m’a pas mis les frissons comme la mienne, d’une part à cause du manque de bruit, du manque d’allonge et du manque le coup de pied au cul à 5000 de la 955.
    Ça ne m’empêchera pas d’en prendre une, mais il est évident que les pots et le débridage doivent la rendre bien plus sympathique.

    Allez, on la rend !

    Daytona 675

    Ça y est il commence a pleuvoir, je sens que pour la 675 dayto je vais l’avoir dans l’os.
    Eh non ! On repart quand même ! Le marshal est surpris de me voir monter de nouveau sur une moto, il vient me voir et me lance :

  • T’as pas intérêt de faire des wheelings avec celle là !

  • Qui ça moi ?

  • Ouais ouais tu crois que je t’ai pas vu ?


  • Bon, j’ai l’impression qu’il n’apprécie pas plus que ça mon pilotage artistique, tant pis je suis incompris…

    Et c’est parti ! Bon les routes sont détrempées, j’ai plus qu’à me concentrer sur le moteur, ce petit 3 pattes qui m’intrigue tant !
    Autant dire que je n’ai pas été déçu : autant je déteste les petits 4 cylindres (à part une sportive sur circuit) autant celui là m’a enthousiasmé : coupleux des 4000 (moins qu’une speed quand même), rageur et avec une sonorité extra a partir de 7000, on dirait un vtec de VFR, elle change de bruit brusquement en accompagnant une accélération fort sympathique !

    Pour le reste, je l’ai trouvé très « vélo » dans les virages serrés mais pour la stabilité sur l’angle, pas moyen de tester !
    Le frein avant a un super mordant (similaire à la R1 de pascal) et l’arrière est inutile, un vrai frein a tambours.

    Je profite d’un arrêt au feu pour en parler au marshal :
  • il est pas top le frein arrière


  • Il me rétorque limite dédaigneux :
  • mais le frein arrière c’est juste pour corriger la trajectoire en courbe ! c’est normal que ça freine pas

  • oui je suis au courant, merci « il doctor », mais je regrette de te dire que même la speed qui freine pas terrible a un bien meilleur frein arrière que celle la…


  • Bon, c’est pas grave, j’ai compris que je m’en ferais pas un pote.

    A part ça la boite est extra dure et le tableau de bord est équipé d’un indicateur de rapport engagé, ce qui est plutôt pratique

    Rocket

    Retour a l’inscription, le gars me rend ma caution, je tente le coup avec mon sourire commercial :

  • j’abuserais de vous demander un 3° essai ?

  • ohhh, y a pas trop de monde, si tu veux !

  • yeah ! alors ça sera la Rocket !

  • euuuu comment ça la Rocket ? sous la pluie ? t’es sur ?

  • ouais ouais je ferais gaffe vous en faites pas


  • Et hop ! Nous voila le cul posé sur la plus grosse moto de série du monde ! E-N-O-R-M-E !
    Y a pas, on se sent viril avec un si gros truc entre les jambes ! et le plus marrant c’est que tout le monde me regarde, surtout quand je mets des gros coups de gaz à l’arrêt pour profiter du bruit de péniche de la rocket.

    D’ailleurs, au moindre coup de gaz, la moto penche à droite, bien que le couple de renversement ait été atténué au maximum par la rotation de l’arbre d’équilibrage dans le sens inverse du vilebrequin (dixit Triumph), il reste important.
    Cette particularité la rend assez délicate à la mise sur l’angle à basse vitesse, elle semble résister, il faut juste forcer un peu plus qu’elle quoi…

    Le ralenti est à 7-800 trs/min et on sent de suite qu’il faut établir de nouvelles références concernant la souplesse et les reprises moteur, on se surprend souvent à rouler vers les 1000/1500 trs.
    Le moteur pousse tout le temps (jusqu’au bridage en tout cas vers 6000 trs) avec un son extra et la fameuse « rage de vaincre » made in Triumph, eh ouais si Ducat’ a inventé le « senti d’piston », le moteur rageur nous vient de chez les rosbifs !
    Ce qui est bien drôle, c’est que quand on ouvre en grand, le moteur envoie la sauce et on se sent soulevé par la détente des suspensions.

    Quant aux freins, eh bien c’est la première moto que j’essaie qui offre une puissance de ralentissement supérieure à l’arrière qu’à l’avant. Le frein arrière est quasiment indispensable pour accompagner la mise sur l’angle de la moto.

    Je connais un « marshal » qui ferait bien de prendre des cours de frein arrière sur la rocket ! Retour au camion Triumph, coup de bol j’aurais participé au premier et dernier essai de la journée, il pleut trop, ils arrêtent les sessions.

    Bon c’était un peu léger comme essai mais ça me donne un avant-goût de ma possible future partenaire de jeu, sans pour autant me donner envie de mettre la mienne à la déchetterie.

    A voir aussi...

    Essais : Street Triple 675
    Essais : Dayto T595
    Galeries : Triumph Street Triple 675
    Galeries : Triumph Speed Triple 1050
    Galeries : triumph Speed Triple 955i (2004)
      

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