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Rallye de Corse 2013
Saison 2013 du 27/04/2013 au 28/04/2013
300 kms

(par Superman le 11/05/2013)

liens & avis
Si j’ai décidé de participer au rallye de Corse cette année, c’était surtout pour avoir une bonne excuse de partir 10 jours en vacances avec ma petite famille, mes potes et ma SMC-RR.
Mais le rallye de Corse c’est aussi une épreuve typée course de côte avec 6 spéciales de jour, 4 de nuit et de toutes petites liaisons entre chaque spéciale.
D’ailleurs les locaux ne s’embarrassent même pas d’un roadbook, ce qui requiert toute leur attention ce sont bel et bien les spéciales.
Un de ces pilotes m’expliquera que de bonnes reconnaissances se comptent en trains de pneus, un seul pour lui, 3 ou 4 pour les meilleurs, ça en dit long sur leur motivation !

Dans la place

Mais revenons à nos moutons, nous voici donc au port de Marseille en compagnie de la bande au complet : Maxime, Florian, Chloé, ma pomme et nos conjoints respectifs.
Maxime étrenne sa flambante MV 800 Brutale et Flo a craqué sur une KTM 525 EXC montée SM qui, comme à son habitude est « presque » prête.
Jeudi matin, avant d’aller sur les spéciales il faut donc faire un petit passage à l’Atelier 20 de Pierrot pour lui changer les pneus, freiner les vis, mettre des clignos… mais Pierrot nous règle ça en moins de temps qu’il ne faut à Thomas pour casser une moto.
En parlant de Thomas, le voila justement chevauchant la 8eme merveille du monde de la moto, j’ai nommé la Suzuki 650 Gladius.
Alex, son pote de Montpellier l’accompagne sur sa superbe S1000RR.
Direction Porticcio pour attaquer les spéciales, en commençant par celle du pont de la pierre que j’ai déjà pratiquée lors de l’édition 2010.
Le départ est une ligne droite entrecoupée de 2 enfilades « gros cœur » suivies par des enchainements serrés au revêtement bizarre, de grosses plaques de bitume à gros grains à moitié arrachées.
Résultat, le pneu se déchire et donne l’impression de flotter, sans compter les nombreuses virgules en sortie de virage.
La fin est plus propre et permet de mettre un bon angle en toute sérénité, mais curieusement je n’arrive pas à la mémoriser et au bout d’une dizaine de montées nous partons sur l’autre spéciale.

Du brutal !

J’en profite pour prendre la MV de Max et jauger la bête.
Le moteur est aussi violent que celui de la 675 mais différemment, la puissance déboule plus tôt et pousse très fort vers 7/8000 trs au point de ne pas pouvoir pousser les 3 premiers rapports à fond.
Au dessus la poussée se fait moins forte mais allonge jusqu’à 13000 dans un bruit métallique agressif à souhait.
La partie cycle elle aussi est une bonne surprise, absorbant mieux les bosses que sa petite sœur tout en gardant l’agilité et la précision du train avant.
On n’atteint pas le velouté d’une 1090 mais c’est une moto roulable même sur les bosses.
Nous voici à Pietrosella, la fameuse spéciale qui a poussé Thomas à jeter l’éponge et à confier le guidon de sa Gladius à son pote Guillaume.
Départ, 100m puis première épingle à droite, toute la voie de droite est un champ de bosses.
Dans l’enfilade qui suit de nombreux cercles rouges avertissent de la présence de bosses ou nids de poules, un vrai champ de mines, et ce jusqu’au bout de la spéciale !
Ceci dit avec Max on l’aime bien cette spéciale, elle est large, le grip hors bosses est très bon et en plus, c’est beau.
Par contre 5kms de virages incessants c’est juste impossible à retenir en quelques montées mais heureusement la moitié se fait bien à vue.



Premier abandon dans l’équipe, Flo a un sale bruit dans le moteur de sa KTM qui finira la journée dans le camion de Pierrot.
Je taxe la Gladius de Thomas pour une petite montée et comme je m’y attendais c’est un jouet super rigolo, le moteur de SV est plein de senti de piston et suffit sur ce genre de tracé tandis que la partie cycle et maniable et homogène, seul le freinage inexistant (et la sale gueule de la moto) viennent noircir le tableau.
Un très bon compromis pour le rallye.
Quant à la SMC-R, elle est juste parfaite dans ces conditions et même si je ne l’exploite pas à sa juste valeur je prends un plaisir monstre sur ces routes taillées à sa mesure.
Entrées en glisse, sorties en ouèle, épingles avalées sans effort, bosses survolées, le pied !
La journée se termine, nous retournons à Ajaccio ou Pierrot tient absolument à nous faire gouter la gastronomie locale, il nous emmène chez Quick (beuaaaarrrr).



Max et moi retournons sur la spéciale du pont de la pierre de nuit, manque de chance je casse mon support de xénon, je fais 2 montées « en aveugle » avec la 125 de Bonneau à mon cul puis décide de rejoindre la bande à Pierrot dans un virage pendant que Max termine sa reco.
Vendredi, atelier pneus puis contrôles techniques, RAS.
L’activité la plus marrante de la journée sera le retour à Sagone à l’arrière de la camionnette, on était tellement confiants qu’on a tous mis les casques.

Shower time

Samedi matin, la météo est hasardeuse, les prévisions annoncent la pluie jusqu’à 11h et basta, cependant le tiers des concurrents en supermot’ a monté des pneus pluies homologués.
10h30, je prends le départ, c’est mouillé mais il ne pleut pas, cool.
J’arrive à la spéciale de Pietrosella, la course est neutralisée une grosse demi-heure à cause de la chute de Stephanie, une des 3 galinettes, juste le temps qu’il faut pour qu’il se mette à pleuvoir…groumpf
C’est parti, le grip est plutôt bon mais je ne tente pas le diable, 36eme temps à plus de 30s du scratch.
Le début du routier qui mène au pont de la pierre est magnifique et le sol est séchant, je m’éclate sur la KTM jusqu’au col de St Georges ou la flotte nous tombe dessus de nouveau, juste avant d’arriver à la spéciale qui est donc copieusement arrosée.
Deuxième départ, je suis lent dans les premières enfilades (j’aime pas les virages rapides en SM) et un peu trop prudent dans le reste de la spéciale, je monte en 2’44 soit 6s moins vite qu’en 2010 sur la ZX6R, cela dit c’était séchant à l’époque.
Devant ça roule fort et les pilotes corses affutés mettent de grosses valises avec leurs pneus pluies (scratch en 2’26), sachant que le meilleur chrono officieux sur le sec est en 2’21 !
Fin de la première boucle de 110kms, je fais le plein, m’enfile un sandwich et repart sous la flotte pour changer.

La clé en pain d'épice

Le deuxième passage à Pietrosella est plus délicat à cause de la pluie, je bataille pas mal avec la buée dans ma visière (le gros défaut des HJC, le pinlock inefficace).
J’arrive à améliorer un poil mon chrono en mettant un peu plus d’angle, ce qui me vaudra une petite dérobade de l’avant dans une épingle, mais ça passe.
Les premiers sont passés sans la pluie, on a beau dire que c’est le rallye ça laisse quand même un léger sentiment d’injustice.
Le routier qui suit est sous la flotte, ça commence gentiment à me saouler.
Deuxième passage au pont de la pierre, il pleut aussi (pardi), j’améliore d’une seconde mais toujours loin des premiers, dont l’étonnant Nico Pautet qui signe un superbe 2eme temps au guidon de sa vieille Husaberg chaussée en pneus pluies.
Fin de la deuxième boucle, je mets un peu d’essence pour pouvoir faire la troisième petite boucle (50kms), et en remettant la clé dans le neiman elle se brise net !
Je peux quand même démarrer la moto mais impossible d’ouvrir le bouchon de réservoir et donc de ravitailler pour les 2 boucles de nuit !



Gilles et Domi me proposent de démonter le réservoir pour le remplir par la trappe en dessous, on verra tout à l’heure.
Je repars sur la spéciale de Pietrosella et miracle il ne pleut plus et la spéciale commence à sécher ! autant dire que ça bout sous les casques, tous surexcités à l’idée de monter enfin sur le quasi sec.
Je me place au départ et go enfin je peux mettre un peu d’angle c’est trop bon, mais comme si c’était fait exprès la pluie nous attend à mi-spéciale et le rythme ralentit dramatiquement meme si j’améliore mon chrono d’une dizaine de secondes.
Devant les chronos ont explosé, forcément c’était séchant jusqu’en haut, hum…
Le routier est ensuite raccourci jusqu’au pont de la pierre et je pars dans la foulée pour la sixième spéciale de la journée.
Les premiers virages sont pas trop mal négociés mais je me prends un mur d’eau sur le casque dans le dernier kilometre, impossible de rouler vite avec les rivières qui traversent la route, je monte 10s plus lentement qu’a mon dernier passage, avec une superbe 59eme place à l’arrivée.
Retour au parc, Gilles se précipite pour désosser mon réservoir mais je préfère en rester là, j’ai juste pas envie de repartir me tremper dans la nuit pour faire des chronos pourris.
Basta, je monte rejoindre la bande dans la spéciale pour regarder les motos passer, je vais me tremper aussi mais au moins on va se marrer (et y a des bières !).
Max quant à lui n’a pas été épargné non plus, sa poignée de gaz électronique lui ayant fait des misères il finit la journée avec une grosse pénalité qui le fait plonger au classement, un vrai team de poissards !

Bref, les vacances commencent

Alors le bilan c’est quoi ? une 31eme place sur l’étape de jour (derrière une nana en Duke oui je sais !), pas beaucoup de plaisir à rouler sous la flotte, bref rien de bien excitant.
D’un autre coté, mon objectif principal était de ne rien casser, pas besoin de points pour le championnat, pas besoin de prouver que je peux rentrer dans le top 20 et avoir une belle plaque jaune, ça je m’en fous je l’ai déjà fait.
Blasé moi ? peut etre un peu, mais je sais aussi pertinemment que je vais moins vite en SM qu’en roadster ou en sportive, et puis rouler en supercorsa quand d’autres sont en pneus pluies, à quoi bon tenter un chrono !
Pour avoir fait récemment des qualifs à lédenon en pneus pluies je sais à quel point on ne peut pas comparer.
Mais bon, je suis en pleine forme pour passer une semaine de vacances maintenant avec du soleil, de la moto, des apéros, du bateau et j’en passe !
Et puis qui sait si le team des poissards ne pourrait pas prendre sa revanche au dourdou en juillet…
Enfin, mention spéciale à Julien qui gagne le rallye au nez et à la barbe des avions de chasses corses, rapides mais manquant de réussite et aussi à Nico Pautet qui prend une belle 3eme place au scratch au guidon de sa mémé 650 FSE.

  

Commentaires
 
Mido (15/05/2013)
trés bien ton CR, mais je trouve que tu l'as fait à l'économie cette fois-ci, NON ? cela traduit bien le peu d'enthousiasme que tu as ressenti pour ce rallye finalement...

Ben (15/05/2013)
à l'économie? pourtant il est a peu près aussi long que pour les autres rallyes mais bon oui il était moins enthousiaste que les autres, après tout mes CR sont plus le reflet de mon état d'esprit du moment que des articles informatifs;)

Poustache (16/05/2013)
Ouè, vient prendre ta revanche au Dourdou mais prévois quand même des pneus mixtes entre la flotte et le gravier c'est holidays on ice ;-)

Ponpon07 (17/05/2013)
On te connais, t'est un taigneux et tu va y arriver. Et puis prends ton pied, c'est ça l'important, on peut pas tous être premier... Pentecôte arrive et on vient te supporter au Lédenon, ce sera encore un bon moment et ça nous fera sortir les pneus. Et pis on a des potes qui vont jeter des clous à Bouan au TT, tu seras plus tranquille pour le prochain Dark Dog. Tes pôtes du boulot


 
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