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Forez + Ardèche
Rhône-Alpes du 29/05/2009 au 02/06/2009
3000 kms

(par Grand'Boca le 10/06/2009)

liens & avis
1° balade avec les bouchers parisiens. Tout le monde a bien retrouvé la confiance !

Départ en fanfare

Pour cette première balade de parigots de la saison, rendez vous est pris avec Toto et Jeanjean à la station Total de la porte de Saint Cloud. J’ai à peine eu le temps de me sauver de ma formation, sauter dans mon cuir, me faire moquer par mes collègues que je croise dans le garage, démarrer la Tuono dans un vrombissement, faire peur aux bons bourgeois du 17° qui traversent quand le feu est vert…et me voilà au point de rendez vous pour faire le plein. Tout de suite Jeanjean me dit « t’inquiètes pas trop, j’ai que 120kms d’autonomie sur la bouchère… » Bonjour la blague ! Vu qu’on va prendre l’autoroute de l’arbre et que les stations ne sont pas forcement légion, y’a moyen de se marrer.

Top départ, Jean et Toto gazent direct comme des gros connards sur le périph blindé de monde. Je les avais pourtant prévenu que je m’y trainais mais rien n’y fait. Tant pis. Ils continuent leur gymkhana infernal et je les rattrape tant bien que mal, sans prendre trop de risques, au péage de l’A6. C’est tout bon, on a les tickets d’entrée ? Petit regard avec Jeanjean et on visse les poignées des meules comme des sauvages. Dès qu’on commence à tirer la troisième vitesse dans les tours, la Tuono fait parler la poudre et la bouchère reste la tête sur le billot. Inutile de forcer le rythme, je ne voudrais pas que Jeanjean sur sa grande sauterelle transforme ses 120 kms d’autonomie en 90….calage à 150 compteur jusqu’à l’autoroute A77 dite de l’arbre. Avant d’arriver au péage, deux attardés nous gênent, traduction : un camion en double un autre. Ni une ni deux, Jeannot sort la feuille de boucher et leur règle leur compte en écartant le passage tel Moïse devant la mer rouge.



Re-péage. Re gaz à toc. Arrêt bouchère assoiffée à la 1° station. 11 litre pour 115kms c’est presque une misère :-) ! C’est reparti, on s’emmerde sur ces grosses lignes droites. Du coup on va tester les reprises des meules. A 80, 100, 120, 140 et 160, la Tuono ne laisse aucune chance en sixième à la bouchère. Normal vu la puissance du moulin mais à mon avis sur route normale la HP2 devrait très bien s’en sortir par sa plus grande disponibilité en bas. Encore un arrêt essence ( !!!) et nous rallions Lapalisse en moins de 3h. Nickel, on est dans les temps, il fait très beau mais déjà moins chaud. La petite départementale passant par Mayet de Montagne et Laprugne est vraiment sympa pour se détendre les jambes. Par contre, les nuées de moustiques nous obligent à sérieusement ralentir le rythme. Au bout du compte, nous arrivons dans le super gite top moumoute en 3h40 environ. Réglo, efficace, même pas fatigant. On est des brutes, des hommes, des champions ! On va se faire régaler par nos copains arrivés bien plus tôt dans l’après midi histoire de préparer le terrain qu’on s’en envoie des bonnes derrière la cravate….et là…c’est le drame.

Féfé et Lolo, ne travaillant pas, avaient décidé de partir plus tôt que nous trois afin d’ouvrir le gite et de préparer un petit buffet campagnard sympa pour le premier soir. Sauf que partir plus tôt pour Féfé c’est décoller de Paris à 16h et mettre + de 4 pour arriver, pauses clopes comprises. Au total, seul le petit Casino moisi était ouvert et nous avons du nous contenter pour notre premier soir d’arsouille d’à peine plus d’une bouteille de vin par personne. On se serait cru en temps de guerre, limite si Féfé ne distribuait pas des tickets de rationnement pour ne pas descendre trop vite les tanches. Heureusement, pour nous distraire et faire oublier ce désastre, cette catastrophe nationale, Jeanjean amuse la galerie en débouchonnant un blanc à coup de chaussure contre le mur du gite. Le pire c’est que ça marche, vive les supers idées d’internet ! C’est donc sobres et attristés que nous dormirons. Enfin c’est sans compter sur les batailles entre peluches et bouts de fromages en pleine nuit et ce petit enfoiré de matou venu me réveiller à 5’ du mat.

1° jour, la bouchère est affutée, les flat twins sont très rapides

Pendant que les glands dorment, se douchent, tombent de leur lit, Jeanjean et moi prenons en main le ravitaillement. Fini la disette, maintenant c’est opération pétage de bide ! Le boucher de Saint Just en Chevalet est super cool, on aurait du lui prendre ses saucissons à cuire, ça faisait vraiment envie. On se contentera donc de quelques côtelettes, de mergueches et de chauchiches. Ajouté à ça du ravitaillement liquide

Ca y’est il est 11h30, on va enfin pouvoir décoller. Mince, personne n’a d’essence ni la bonne pression. Direction le garageot du coing. Après avoir confondu le manomètre avec une durit de graisse on fini par y arriver. C’est parti. Là je sais pas où on part, c’est Jean qui fait le road book. On passe de très roulant à une belle petite chevrette en sous bois où je ne me sens pas plus à l’aise que ça, les virages cachant souvent des voitures. Petite pause, c’est très beau ici, on rejoint les bords de la Loire je crois. Jeanjean est aux anges sur la bouchère, faut dire qu’après trois virages on ne le voyait plus et surtout c’est la 1° fois qu’il a une moto qui lève en troisième !!! Oui oui, comme dans les magasines, puisqu’on vous le dit c’est que c’est vrai, la megabouchère lève en troisième sur les bosses, une bombe ! S’ensuit une enfilade de petites routes où je trouve le rythme franchement élevé dans les lignes droites. Pause bouffe, pour 15€ c’est apéro, entrée, plat du jour, fromage, dessert et pichet de rougeot et café ! Pfiou, je ne savais pas que ça existait encore ces endroits là. L’après midi, on va visiter les petites routes blanches du Forez, encore une fois bien qu’elles soient étroites, je trouve les routes assez rectilignes et devant ça envoie sérieusement en sortie de virage. On se retrouve très souvent à plus de 140 sur des routes où deux voitures se croisent à peine et attention, faut se jeter sur les freins dans les sous bois parcequ’on ne sait pas si ça tourne ou non. Je ne suis pas trop à la fête, faut bien l’avouer. Les flat twins roulent franchement vite, Toto reprend de la confiance tandis que Féfé est parti changer ses pneus à Clermont Ferrand. Faut dire qu’on l’avait prévenu un peu tard qu’on partait en we moto donc il n’avait pas eu le temps de les changer à Paris. 2 mois c’est court.



Plus ça va, plus je trouve les routes pouraves, le bitume fond et asperge pneus et roues, ça glissouille un peu et les premiers laissent des traces de + de 50m en sortie de virage, j’aime pas trop ça, j’ai encore la flippe de la chute de l’an passé dans les bottes. Passage par Black-étable pour récupérer le col du Béal qui doit être une super route. Pour une super route c’est réussi, la montée est une gravière intégrale et on se fait chacun nos petites frayeurs soit à l’accel, soit au freinage, soit encore aux deux…Heureusement la pause rondelle pour Lolo, binch pour les autres, nous requinque et on trouve moyen de s’amuser dans la descente du col même si Jeanjean fait sa précieuse et décrète que c’est trop roulant. Petite route à gauche et là il part à toc sur les bosses, ok ça veut dire qu’il aime bien, ah ah ah. C’est bon y’a du grip je vais pouvoir le suivre jusqu’au bout. Retour au gite où Féfé nous attend. La maison est baignée de soleil et l’apéro coule à flot dans nos gosiers assoiffés, c’est formidable. Ce gite est vraiment mortel.

Petit bilan sur les routes : Jeanjean et Toto adorent, Lolo s’amuse quelles que soient les circonstances, Sophie redécouvre sa moto et son confort pullman. En ce qui me concerne je ne suis pas trop fan du ryhtme accélération-freinage, passage des virages à l’arrache sans faire de belle trajectoire. Cette explication recevra moult moqueries et quolibets de mes compagnons de beuverie du soir. Ce sont des bouchers et moi un maître affineur ! Féfé, de son coté, a apprécié la nationale entre Clermont Ferrand et Roanne.

2° jour : les routes des puys

Bon, ce matin là c’est un peu plus dur coté caboche, on dirait que le rosé a coulé plus violemment que la veille…Heureusement mon petit jogging matinal dans les collines avoisinantes me fait transpirer rapidement mon surplus d’alcool et de graisse de merguez. Après ça, quelques séries de dips dans les escaliers et je suis paré pour la journée. Direction les puys par les blanchettes, c’est cool et l’environnement vraiment sympa. Toutes ces petites fleurs de printemps, l’odeur des genets, la chaine des puys qui commence à se dessiner au lointain. On va trouver une ou deux routes vraiment dignes d’intérêt, notamment une blanchette avec un bon grip où je vois Jean loin devant entre les hautes herbes. C’est qu’il ne peut pas se cacher avec sa grande perche. Les petites blanches nous amènent directement à la montée de Besse. C’est là que Lolo et moi-même choisissons l’option « rapide ». Ca fait plaisir de temps à autres de lâcher franchement les chevaux et d’angler à 160. R1200s contre Tuono, ça se tient et on se fait bien plaiz sans pour autant avoir peur. Pas mal. S’ensuit la montée du Mont Dore, c’est vrai que passé les panneaux « course de côte du Mont Dore», c’est une vraie course de côte, j’en profiterais pour repasser devant Féfé et Toto qui bouchonnaient quand même un peu. Jeannot me fera marrer avec ses trajos de boucher approximatives et on se moquera du groupe de motards façon troupeau de vaches qui descendait la piste à vitesse réduite.



Même si nous ne sommes pas dans le sud de la France, on se laisse tenter par une pizza dans un sympathique bistrot. Jean fulminait comme une locomotive à vapeur en attendant sa bière une bonne demi-heure. Et surtout, bon appétit Pascal, petite pensée émue ^^ ! Et puis Sophie aussi, bon appétit. C’est qu’on est des gens éduqués nous zautres. Alourdis d’une pizza, nous repartons en direction de…je ne sais même plus, j’étais déjà en mode « je suis, je me balade». La route est pas mal au début puis le bitume se dégrade franchement pour fondre au soleil. Nan mais c’est quoi ce délire ? Ils sont tellement racleux les auvergnats qu’ils se sont fait refourguer du bitume frelaté qui fond à partir de 25° ??? Vraiment n‘importe quoi cette affaire. Le pire c’est que ça continue. Mais le pire du pire c’est que les routes sont pas mal du tout, ça tourne dans tous les sens, c’est joli, y’a presque personne. Mais ce bitume fondu moi ça ne me tente pas du tout mais alors pas du tout. Je stresse grave dans les virages, tellement que même Sophie me rattrape et Toto est déjà loin devant.

Arrivés à un croisement, je dis à Jeanjean que je vais rentrer par du plus roulant pour m’assurer que le bitume est en bon état. Une R1 et une FZ1 viennent de passer, ça va me remettre en selle de les rattraper et leur montrer qui est le patron. Ils ont l’air d’avoir un bon rythme mais en fait je les rattrape un peu trop facilement. Bon, ils étaient quand même surpris parce que j’ai fait un peu le superconnard en leur défrisant les poils du cul à grande vitesse dans les graaaaaandes courbes qui remontent de Bort les Orgues. Bifurcation à droite en direction du Mont Dore où je rattrape un groupe des Deux-Sevres, quasi tous en Street triple, hu hu hu. Petits lapins, croqués en deux-deux, j’ai du faire un peu peur à l’homme de tête sur sa R6 (ou une autre merde dans le genre), j’ai cru qu’il allait se mettre dans le fossé quand je lui ai planté un petit inter (pas aussi beau que ce que nous fera SuperToto Julienne par la suite mais je ne suis pas peu fier de moi et je gaz un bon coup histoire qu’ils ne reviennent pas).

Passage à nouveau par le Mont Dore, la course de cote est cool aussi en descente, le reste un peu pourri, je commence à être habitué. L’auvergne quoi. De toutes façons, l’ami Ben m’avait prévenu « tu verras c’est que du roulant ou bien des routes de merde sauf celle du Mont Dore » et je ne suis pas loin de partager son avis. Retour par Besse puis Issoire où je galère pour trouver une boucherie d’ouverte. Et là aussi ce sera une vraie boucherie : deux fois plus chère qu’à Saint Just en Chevalet. Ca se voit qu’Issoire c’est la ville bourge du coin avec sa bourse aux minéraux. Mais bon, j’ai mes saucisses dans le cabas alors je suis content. Mon pneu avant commence à m’inquiéter, je trouve les sensations moyennes en entrée de courbe et il y a une sorte de flottement avant que je me cale bien sur l’angle. Retour par la D996 et Ambert, sympa, roulant. Puis gaz sur la nationale en direction de Thiers, je ne vais pas me refarcir la route de merde pleine de graviers de merde du col du Béal une fois de plus. Par contre je n’ai pas de carte et je demande donc mon chemin à l’autochtone. Une fois de plus, ma théorie que les bouzeux ne connaissent pas bien leur propre région se confirme, impossible de croiser quelqu’un ayant la connaissance des directions à plus de 15kms de chez lui. Je fais selon mes souvenirs et ce sera payant. Grosse journée quand même malgré mon abandon avec 440kms au compteur et j’ai la tête plein de bourdonnements.



Installation des fauteuils au soleil, bière fraiche…ça roule…pom pom pom, déjà des motos…mais ils sont 6 aussi ??? Ah j’avais oublié Guillaume le pistard qui nous rejoint avec sa flambant neuve 900SSie de 70 000kms. Finalement c’était une 900 Monster mais c’est pareil, on est d’accord Lolo. Et pour un pistard tueur de chrono à Carole, il s’est visiblement déjà fait peur à suivre les bourrés sur les chevrettes. Du coup il va dormir lui aussi au gite après de belles tournées et quelques saucisses, le tout agrémenté d’une magnifique ratatouille réalisée par mes mains expertes ! C’est qu’il nous faut nos 5 fruits et légumes par jour, faut de la vitamine, des minéraux et surtout bien s’hydrater. Ca Sophie l’a bien compris et on dirait qu’elle prépare un semi marathon dans le désert tellement elle va s’hydrater. Tout ceci est bien marrant et je ne me rappelle même plus pourquoi Jeanjean faisait le toréador avec le rideau anti-mouches ?

3° jour : descente dans le sud et les vraies routes

Départ assez tôt prévu ce jour, vers 11h comme d’hab finalement. On va essayer de viser un gite vers Aubenas, ça me semble correctement placé. C’est parti, les routes du début sont coolos, du un peu roulant aux belles chevrettes à bon grip, on se fait plaisir. Puis une bonne descente jusqu’à Montbrison où Toto tente de nous rattraper Lolo et moi-même. C’est qu’il reprend vraiment confiance ce breton, va falloir lui expliquer que lorsqu’on ne sait pas nager on ne part pas pécher en haute mer !
Pause déjeuner au « Chante Grillon » , au menu : cuisses de grenouilles, râpées, fromage et énorme dessert. Finalement c’était bof, les cuisses baignaient dans l’huile et la panure trop farineuse, les râpées pas mal mais faut le faire pour en rater et le dessert seul Féfé en a pris. Ce village en tout cas, c’est un vrai lieu de passage pour les motos du coin. Par contre on dirait aussi qu’ils sont abonnés chez Suzuki, 1 sur 2 étant une SV.

Il pleut aussi en Ardèche

Un peu de liaison, un peu de bonnes routes, surtout une au revêtement blanc absolument terrible et enfin nous rejoignons les routes que je connais du côté de Saint Bonnet le Froid. Super chevrette qui saute, au revêtement bien accrocheur. On gaze réglo tout en faisant attention aux voitures venant dans l’autre sens car la piste est vraiment étroite. Direction Saint Agrève, ça commence à sentir bon la régalade. Là c’est plutôt du rapide et je manque de m’en prendre une dans un grand gauche, décidément je ne sens plus du tout mon pneu avant, j’ai vraiment eu la sensation de tomber. Heureusement que DafyBen est toujours ouvert et a un SuperCorsa d’avance pour les copains en rade le lundi de Pentecôte. Saint Agrève – Le Cheylard, enroulage rapide, bon angle, une petite portion salopée par les graviers. A l’arrivée, Toto me chauffe en me disant que je bouchonnais. En gros il me rattrapait en gazant dans les lignes droites alors que je régulais et il perdait du terrain dès que ça tournait. Mais bon, allez faire boire un âne qui n’a pas soif, vous verrez ce n’est pas évident à convaincre. Du coup, pour monter du coté de Mezhilac je me dis qu’il serait de bon ton de mettre un peu de gaz y compris dans les bouts droits. Au bout de 3 virages, je vois son phare bien loin et là patatra, c’est trempé et rempli de graviers. Le goret aimant le sale, Toto se trouve parfaitement à son aise et grimpe la côte en premier suivi de Loig sur sa Béhème de flic, toujours sobre et efficace, puis Féfé et Jean. Je ferme la marche avec Sophie.

Vu le temps menaçant, nous prenons au plus court : direction Aubenas, la route est vraiment sympa malgré son reste d’humidité. Piste séchante dirons-nous. A Vals les Bains, nous comptons sur le trio Sophie-Féfé-Toto pour trouver un logement. Non je déconne sinon on serait encore en train de fumer des clopes à la station service. Le premier hôtel venu fera l’affaire, il reste pile ce qu’il faut pour pieuter avec les meules au parking. Finalement c’est bien cool Vals les Bains comme ville, y’a des troquets pas mal sous les grands arbres et quelques restos dont un qui fera l’affaire, même si les plats ne sont pas vraiment au top. Pas grave, vu l’orage qui dégringole sur la ville, on n’est pas vraiment pressés de rentrer. J’organise avec Ben le changement de pneu et je commence à flipper quand il me dit qu’il n’a jamais fait ça. Faut bien une 1° et ma Jacky va servir de cobaye. Rendez vous est pris vers 8h30 à Valence à environ 100kms de Vals…ok, donc debout pas trop tard alors !

4° jour, SC SuperConnard attitude

Je pars tôt, vers 7h45 et en profite pour faire vrombir la Tuono sur le parking de l’hôtel. Ben oui, si je suis debout, autant en profiter pour réveiller les autre clients ^^. La route est bien humide mais relativement roulante alors je mets du gaz. Tellement que je me trompe de route à Aubenas et prends direction Montelimar, vla le boulet. Ma carte est au fond des valoches, pas grave je trouverai un chemin de traverse pour rejoindre Privas via un petit col vraiment joli mais une sacré chevrette de 30kms. Du coup je suis un peu en retard à Valence où je retrouve les ardéchos de service. En même pas 1h voilà mon pneu avant tout neûf et tout gonflé avec du matos artisanal censé servir sur les paddocks de rallye. Si avec ça je ne retrouve pas la confiance, je me demande bien ce qu’il me faut. L’ardécho enfile sa combine Gégé-like et on fil,e rendez vous vers Aubenas avec les autres bourrasses à midi. A Privas on jardine pour trouver la station service et il est déjà midi. Je crois qu’on va être en retard. Tant pis, gaz. Nouveau rencart : Largentière. Pour les rejoindre, petite chevrette vraiment jolie et bon gaz pour finir le rodage du SuperConnard Pro. Euh non, SuperCorsa Pro

Hyperchevrette

Waaa, mais c’est de la balle ce village de Largentière, vraiment très classe toute cette pierre avec la petite rivière qui passe en bas. On s’organise pour l’après midi en trouvant une magnifique route rouge et blanche sur la carte Michelin. Alors ça si c’est pas de la chevrette…Toto et Sophie ne sont pas hyper chauds. Féfé, on ne sait pas. De toutes façons comme ils n’ont pas de carte ils sont bien obligés de suivre. Pour chauffer les pneus, un petit « Les Vans – Villefort » s’impose. C’est parfait, je suis l’ardécho qui fait de belles gerbes d’étincelles avec ses sliders au titane. Les spectateurs en chasuble et grosses motos arrêtées au bord de la route devaient être contents du spectacle, surtout que ça déboulait quand même en merde derrière puisque Lolo et Jean nous rejoindront peu avant l’arrivée. Ah putain, ça fait du bien ces beaux circuits naturels, j’en tremblais au rond point d’arrivée :-) ! Dorénavant, c’est parti pour la chevrette, que dis-je la chevretinette tellement c’est petit, étroit, bosselé, gravillonné, plein de nids de poules…on monte dans les pâtures de la montagne ardéchoise, j’ai laissé filé les gros devants, ça me tente bof de gazer là-dessus. Pis je me fais engueuler par un berger, soit disant on affole les brebis et ça va faire tourner son lait ^^. Néanmoins les paysages sont magnifiques et on en prend plein les yeux surtout que le temps est très dégagé.

La confiance déboule

Arrivés sur des routes normales, Lolo nous lâche avec pour objectif de rallier Paris en 2h. Bon, 2h30 peut être…ahah. Pour nous c’est direction le Gerbier de Jonc où Toto va nous montrer qu’il a bien compris la leçon de dépassement sur motard qui veut jouer. A un croisement, deux motards passent. Un gars en TDM, une fille en SV. Ben n’en peut plus, ça tilte de partout dans son casque « laping, laping, laping, laping…tut-tut-tut-tuuuut » et décolle grands gazs pour les croquer tout cru. Le gars voulait visiblement jouer et commence à se débattre un peu. Toto est dans la roue de Ben qui double le TDM…Allez Toto, montre nous que t’es fort maintenant et fais un peu chanter la Daytona bondieu ! Mais non, Toto hésite, doublera, doublera pas. Pendant ce temps là, l’ardécho n’attend pas. Pas question de laisser revenir le lapin. Ok, y’a une voiture à doubler, une autre qui arrive en face et un virage, ça y’est toutes les conditions sont réunies pour que Toto se lance et fasse l’inter à tout le monde d’un seul coup comme un méga superconnard ! J’étais aux premières loges et ai vraiment cru que le TDM allait éperonner notre Toto Julienne tellement l’intérieur qu’il lui a fait était salement effectué. Tandis que je riais aux larmes dans mon casque, le local en TDM devait fulminer, on en profite donc tous pour l’achever en le doublant vite fait bien fait. Au village suivant, Toto semble pressé de déguerpir au cas où SON lapin revienne et lui colle une trempe méritée. Ca aussi, ça m’aurait bien fait rire. ^^.

La suite est plus classique, retour par Lamastre et la cote du Ping. J’essaye de prendre la roue de Ben, bien motivé que je suis. Mais dès qu’on passe Alboussière, le trafic va me faire lâcher prise tandis que lui ne semble pas le voir. Pour autant, je réalise un temps tout à fait honorable en 9’45 en descente. Pas mal. Le Ben ayant pété son record mais reste toujours au dessus des 9 minutes. Petite soirée déglinguage de Circus à Valence pour un réveil en fanfare à 7h30.

5° jour -remontée par les blanchettes

Il fait super méga beau. Un peu frais mais beau. Direction le Vercors et ses cols. Avec Jeannot on s’arsouille un peu dans le col des Limouches mais soit il est fatigué soit son pneu arrière est tordu soit les deux, ça manque un peu de conviction dans les épingles tout ça. Au col de la Bataille, le paysage est un peu surréaliste, il fait super froid d’une, et de deux on a l’impression qu’ils ont collé une énorme cheminée genre centrale nucléaire sur le gauche de la route. On a la tête dans les nuages tandis qu’en bas dans la vallée le soleil donne déjà. Passage obligé par Combe Laval, magnifique comme toujours puis la route des grands goulets avec son gros tunnel. Dommage, c’était mieux avant. Un peu de chevrette par Bois Barbu (une chance pour Toto, tout a été resurfacé) vu que les gorges de La Bourne sont fermées. Descente sur Grenoble par Lans en Vercors et Saint Nizier. Route bien cool comme toujours. Là bas, Sophie prend la tête du cortège, c’est un peu sa ville. On gaze en direction de la Chartreuse et j’essaye de perdre les autres en me trompant de route. Mince ils ne m’ont pas suivi, finalement ils savent lire les panneaux. Route vraiment agréable jusqu’à Saint Pierre de Chartreuse pour la pause croziflette réglementaire où deux savoyards en Speed nous jetteront des regards en coin du genre « à ton avis Roger, on peut se les faire les parigots ? ». Jeanjean et Toto décident de faire les fiottes et de rentrer direct à Paris tandis que nous partons de notre coté vers le nord avec pour objectif Chambery, un bout du Bugey, un bout de Jura et après on verra bien.

La route qui mène vers la vallée des Entremonts, le col du Granier, est top top top. Je gaz correct dans les virages, Félix n’est pas trop loin. Arrivés au bled, on attend Sophie en se calant tranquilou et là je vois un chasseur dans mes rétros. Oh putain, c’est un des mecs qui était à la terrasse au resto à Saint Pierre ? Eh bah non, c’est le Jeanjean sur son étron blanc et bleu qui est tombé sur une route fermée. Du coup il a du méchamment tordre la main droite pour nous rattraper, même si on glandait dans le bled ! Je suis bien mort de rire sous mon casque. Les deux partent à gauche tandis que nous continuons sur Chambery, les paysages sont nettement plus beaux que la route, pleine de raccords. Là bas, ça sent quand même la grosse ville qui pue et il fait évidemment une chaleur de bête.



Petit col en sortie de Chambery direction Novalaise. La montée est étroite et bosselée, en sous bois, tandis que la descente est une vraie course de côte. De la balle. Sophie me fera bien rire en me disant qu’elle a confondu un virage avec une épingle. Ca doit vouloir dire qu’elle commence à conduire comme Jeanjean, c’est peut être bon signe. Pause café vite faite…enfin, vite c’est beaucoup dire car au moment de partir, Féfé fume une clope et passe un long coup de fil. C’est sympa mais faut quand même qu’on avance. S’ensuit quelques grandes enfilades au bord du Rhône très bleu, puis une jolie petite chevrette qui fonce vers le nord. Féfé s’inquiète « t’es sûr qu’on est sur la bonne route ? Parceque parfois on va dans la direction opposée… ? » Bah euh oui, mais c’est le principe des routes qui tournent. Passage en mode liaison sur du roulant agrémenté de virages sympathiques, sauf qu’évidemment une camionnette de gendarmes vient gâcher mon plaisir. Quelle bande de rabat-joies ceux là ! Alors que j’avais repéré un bon lapin en mostro et m’apprêtait à lui faire un exter savamment dosé, j’ai du sauter sur les freins pour ne pas leur rentrer dedans ^^. Ca commence à sérieusement bouger de l’arrière à la réaccel, je pense que mon pneu doit tirer la gueule. Ca tombe bien, on est « presque » arrivés, arf arf.

Au détour d'un village, nous sommes obligés de nous arréter car le troupeau de vaches du coin rentre à l'étable. Je me ferais un petit plaisir à faire peur à Sophie en affolant les vaches à coups de gaz sur la Tuono. J'avoue que ça m'a bien fait marrer. Les pov bovins en avaient l'oeil humide et Sophie devait être dans ses petits souliers pour les croiser. Pourtant la Raptor a aussi des cornes, elle n'avait vraiment rien à craindre.

Pause à Saint Amour dans le Jura où Sophie va rejoindre ses pénates lyonnaises (chanceuse).

Des pauses à gogo

Féfé et moi-même, après 5 clopes et donc une courte pause plutôt longue, filons vers l’autre coté de l’autoroute A6. Féfé n’est pas chaud pour faire les petites routes et pas chaud non plus pour faire de l’autoroute. Bon, je crois que je vais le laisser au bar avec ses potes du cru, il sera peut être chaud pour s’enfiler des ballons de rouquin. Finalement, nous traversons à Tournus, direction Cormatin par une jolie route entre vignes du mâconnais et châteaux disséminés de partout. Côte chalonnaise, la route est un peu droite mais ça a le mérite d’être vraiment très beau et le soleil donne. Nationale un peu relou jusque Arnay le Duc mais qui nous permet de tenir un bon rythme. Féfé est de plus en plus loin dans mes rétros, je me demande bien ce qu’il fout. Au détour d’un village, après Saulieu, je m’aperçois que mon code ne fonctionne plus. Il est déjà 20h passé, va falloir se speeder pour rentrer avant la nuit. Je m’arrête pour prévenir Féfé qu’on va passer la deux mais lui est plus motivé pour changer mon ampoule sur le coté de la route. Ca me gonfle franchement, faudrait basculer la tête de fourche vers l’arrière, j’ai pas d’outils, j’ai envie de rentrer donc j’insiste pour qu’on rentre en speed. Réponse « nan je tartine pas, y’a des camions et le soleil dans la gueule ». Bon, bah je vais tartiner tout seul. J’arriverai à Paris juste avant le crépuscule en ayant tenu une moyenne, euh, pas très politiquement correct ^^.

Le we

Le Forez c’est très joli, il y a encore pas mal de routes à découvrir mais je les préfère en mode balade le nez au vent que grosse attaque de bouchers. Notre gite etait vraiment excellent, tant en qualité qu'en situation géographique.

L’Ardèche c’est encore et toujours le top en matière de circuits. Bien content d’avoir découvert le nord de Chambery, c’est sympa pour rentrer, la prochaine fois faudra optimiser avec une pause vers le jura histoire de ne pas arriver trop claqué.

Coté meules, la Tuono est quand même une putain d’arme, j’aurais pas pu en faire la moitié avec la SL, j’aurais trop fatigué. La MegaBouchère semble avoir été dessinée pour Jeanjean : grande, large, grosse. Toto est à l'aise comme un poisson dans l'eau sur les routes pouraves avec la 675, comme quoi les journaleux sont vraiment de petites fiottes à écrire que la mini-dayto n'est destinée qu'au circuit.

Point hyper négatif : on bouffe autant de pneus que de merguez. C'est de la folie avec les gros twin 1000. Le Power de Jean a duré le temps de la balade soit 3000kms et le mien est slick alors qu'auparavant j'avais fait une petite balade pépère le nez au vent...Sans parler de l'avant en Supercorsa qui aura duré environ 5000 kms. Pour autant, je prefere user les pneus que les carénages. Et quelles bonnes sensations les pneus neufs. J'adore !!!

Enfin, dernier point : pour faire de la distance sur les petites routes, il faut vraiment limiter les pauses au minimum, ça fait perdre le rythme et un temps précieux !!



A voir aussi...

Balades : Le Forez & l'Ardèche via les Puys
Galeries : Les ''Super Connards'' dans le Forez
Galeries : pacounette !!
Balades : Pacounette des gendarmes
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Commentaires
 
Ben (10/06/2009)
énorme le récit de Toto qui double ^^ eh dis donc pourquoi t'as pas peté des rupteurs au milieu des moutons dans l'hyperchevrette pour rigoler?

Aude (10/06/2009)
@ Ben : Il avait peur du berger.... Trés sympa ton CR Olive, belle balade!!

Olive (10/06/2009)
Le berger avait un gros bâton !

Aude (10/06/2009)
le baton, le berger ... j'avais pas osé, moi!! ;-)

Thomas (11/06/2009)
"Saint Agrève – Le Cheylard, enroulage rapide, bon angle, une petite portion salopée par les graviers. A l’arrivée, Toto me chauffe en me disant que je bouchonnais. En gros il me rattrapait en gazant dans les lignes droites alors que je régulais et il perdait du terrain dès que ça tournait" Tu parles tu bouchonnais tellement que c'était pas possible de mettre gaz dans les lignes droites sans risquer de te rentrer dedans. Lolo était limite à te faire l'exter à chaque virage tellement tu n'avançais pas... enfin ca devait être les 2 gravillons 1/2 qui sans doute

Ben (11/06/2009)
ah ah ah, j'aime bien cette petite ambiance de post-CR ^^

Vraouum (11/06/2009)
C'est clair qu'il manquait de post-combustion le gros en sortie de virage

Olive (11/06/2009)
Non non je confirme, dans les virages y'avait plusieurs longueurs d'écart avec Lolo et Toto je le voyais pas. Dès qu'on était dans les lignes droites, ouais je n'accelerais pas. Apres, libre à vous de passer devant à l'accel puisque vous voulez bourrer dans les bouts droits.

Lolo (16/06/2009)
Toto, laissons ces seules minutes de gloire à Olive...ces qq centaines de mètres furent les seules où il ne pu trouver d'excuses genre goudron fondu, gravillon sous baleine, où du genre "jdois aller chercher des merguez avant qca ferme" ;-) M'enfin, c'est vrai qu'il se trainait trop la teub en fait....!

Olive (16/06/2009)
Ah vous me faites bien rire les rois des bouts droits, dès qu'il faut trajecter y'a plus personne !

Lolo (17/06/2009)
"Trajecter" ? La seule personne que j'ai vu trajecter, c'est Sophie entre sa chaise, la chaise du bout de table et la porte d'entrée du gite le samedi soir ;-)

Olive (17/06/2009)
Enorme ! Quoique le Toto il a bien trajecté dans l'escalier du gite... ^^

Thomas (22/06/2009)
En même temps si je t'aidais à trajecter sur ta meule comme tu m'as aidé à trajecter dans l'escalier je pense que le bas du ravin va piquer un peu. Je me demande si je pourrais pas porter plainte pour tentative d'homicide VOLONTAIRE et AVEC PRÉMÉDITATION !!!!

Oreillesquitrainent (22/06/2009)
"La seule personne que j'ai vu trajecter, c'est Sophie entre sa chaise, la chaise du bout de table et la porte d'entrée du gite le samedi soir" J'ai ouie dire qu'elle s'est autant trainer entre la chaise et la porte que sur les routes en fait


 
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