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Balade glagla 1° Novembre
Rhône-Alpes du 01/11/2008 au 03/01/2008
1400 kms

(par Grand'Boca le 04/11/2008)

liens & avis
Normalement, dans le sud, début Novembre c'est la période des belles couleurs d'automne et d'un petit soleil qui réchauffe les cuirs dès le matin. Bon, on va dire que c'est comme le pinuche, ça dépend des millésimes.

Un peu de préparation

Après un petit passage aux halles de Lyon histoire d'avoir un peu de graisse à emmagasiner pour ce froid week end qui s'annonce, je débarque à Valence. Il fait froid, il pleut (limite s'il ne neigeait pas à Lyon), ça pue le week end pourri. Pour le moment tout va bien le temps ne nous gène pas trop : le solide apéro, sorte de match à trois entre rosette, saucisson de Lyon et saucisson de montagne (sans oublier les criques maison, miom) nous fait oublier ce qui se trame à savoir le week end du déluge sur une bonne partie de la France.

Le vendredi, c'est séance preparation de manouche sur la Tuono. Cet été, on avait pu constater que l'amortissement était particulierement mollason du cul, un petit réglage s'impose. Par ailleurs, j'ai emmené dans mes bagages la fameuse puce GMP qui devrait transformer le poumon de Rotax (à 5500 trs seulement, hein) en gros tracteur façon Desmodue 1100 en bas et GSXR1000 en haut. Le top ! Etant donné qu'il faut ouvrir le boitier electronique pour remplacer la puce, Ben et moi-même sommes à moitié rassurés connaissant notre capacité (bon, peut etre surtout la mienne) à flinguer certaines pieces par dommages collatéraux. Eh bien, aussi dingue que cela puisse paraitre, en 10mn la puce est changée et la moto démarre. C'est bon signe ça.

Ensuite, les suspensions. On va donc s'attacher à régler la précontrainte en mesurant la course morte de la moto (enfin si j'ai bien compris). Ensuite, un peu de manouchage sur l'hydraulique en esperant que tout aille bien. De toutes façons, je ne peux pas tester tout de suite vu la série d'averses qui s'abattent sur la ville. J'espere quand même que je ne vais pas me retrouver au fossé dès la première route bosselée venue...

Coté météo, toujours pareil, ils annoncent du mieux, soleil voilé et températures correctes si on tire à l'est. Petit problème quand même : aller chercher les routes à viroles à l'Est necessite d'aller dans la montagne en altitude. Quand on regarde par la fenêtre, on voit bien que tous les sommets du Vercors sont blancs de neige...oups, va pas falloir oublier le tour de cou.

Zzip zzzip

Vendredi, on décide de partir pas trop tard, genre euh...14h. Heureusement, il fait presque chaud, le vent du sud qui souffle à bloc a séché un peu la piste. Direction Die (pas longtemps), puis col de Menée, la montée est magnifique, bien sèche au début, quelques rayons de soleil percent les nuages. Et puis, tiens, c'est quoi ce gros cailloux blanc au bord de la route ? Ah merde, c'est un bloc de glace. En haut du col, ptite pause, un local arrive en Fazère et visiblement il a envie de tchatcher...Patati patata, c'est mouillé, y'a des feuilles, danger, tructruc. Ouais bah c'est le mois de Novembre à la montagne, t'inventes rien gugusse ! Bon, effectivement, la descente du col se fait à petite vitesse à la vue des tapis de feuilles mortes qui nous attendent dans les virages, bien trempés comme il se doit. Route sympa jusqu'à Clelles (là où j'avais abandonné la Superlight pour qu'elle parte au garage Citroën), c'est sec doc on roule un peu plus vite. Je ne sens pas trop la moto, elle me parait un peu bizarre, est ce que c'est moi qui stresse suite à ma chute ou bien y'a t-il un petit souci dans la préparation des suspensions ? Euh...bah on va pas trop tester. Coté moteur, je sens un léger mieux à 5500 mais rien d'extraordinaire non plus. Disons que le creux est peut être un peu gommé mais la tuono ne s'exprime jamais bien avant 6000 au moins, donc c'est pas la révolution. Peut être qu'en y associant la boite à air ouverte ça l'aurait fait encore mieux, à voir pour une prochaine...préparation.

Plus on s'approche du Devoluy et plus le temps est sombre. Honnetement, ça ne me chauffe pas trop d'aller tutoyer les cimes par ce temps sombre limite pluvieux, froid et très venteux. On va finalement se trouver une petite route contournant un lac, vraiment très sympa. Mis à part les chasseurs (des vrais avec des flingues), on ne croise pas grand monde. En bas du col du Noyer, panneau rouge : fermé. Merde, est ce que ça passe ? Un local avec un accent bieng chantang nous informe que ça va pas le faire du tout. Visiblement c'est très enneigé. Tant pis, vu l'heure déjà avancée (la nuit tombe tôt), on trace par des routes un peu plus roulantes puis la Nationale Napoléon sur Gap pour pieuter. Ben s'appliquera à détruire la faune volante locale en saignant une sorte de pigeonneau avec la tête de fourche de la ninjaaa (putaing, mais c'est le ninja blanc ce mec). Alors les restos à Gap, s'ils vous proposent du pinard local, le vin de pays des hautes alpes, il faut le refuser tout net. D'après la serveuse du restac à qui on avait renvoyé son Costieres de Nimes dégueulasse, celui des Hautes Alpes était limite pire (je me demande bien comment c'est possible) et son père lui disait qu'il fallait l'attacher à la table pour qu'il en boive. Outch, un coup à finir aveugle tout ça.

Enfin du sec

Pas trop tôt mais pas trop tard, le ventre rempli d'un faux petit dej à l'allemande (en gros, la même chose qu'en Allemagne pour le prix mais coté bouffe ce sera juste du pain beurré, ils nous a encore bien fait halluciner le taulier), on décide de tracer vers le lac d'Embrun. Et c'est une excellente idée car la belle petite route qui en fait le tour est completement sèche, vide de tout trafic (à part un abruti en camping car arrêté dans un virage). On peut enfin prendre de l'angle sereinement, mettre un bon petit coup de gaz en sortie de virage, ça fait un bien fou ! La suite du tour du lac d'Embrun est plus roulante mais tout aussi sèche, ce qui permet de bien angler comme il faut.

Petit détour dans une sacré chevrette pour la visite culturelle du jour : la salle de bal des demoiselles coiffées. Dommage que cette mini route soit en fait une bonne gravière dans les épingles car on aurait pu tartiner (bon, j'ai failli m'en mettre une en roulant dans un gros tas de graviers). Tout en haut, là où on devait rejoindre une piste pour rattraper une autre chevrette (ah ah, les lopettes, ils ont même pas fait de piste, pfff des branques ouais) le spectacle sur le lac et les monts environnants est magnifique. Néanmoins, il fait un peu frais et le vent souffle à bloc donc on va pas trop trainer non plus, pas envie d'aller chercher la Tuono dans le ravin, emportée par une rafale.

Gaz sur Laragne Monteglin (guer ? Ouais..d'accord, elle est pas neuve, mais du coup j'y pense en passant le panneau et ça me fait bien marrer). Gorges de la Méouges très jolie mais piégeuse à souhait : de temps à autres la falaise a placé quelques beaux blocs de pierre sur la trajectoire en sortie de droites en aveugle, ça surprend. Bon, on ne crache pas dans la soupe, tous ces virages, ce bon grip sec et le son de la Tuono qui se repercute sur la falaise c'est le pied !



Echange de meules avant d'attaquer le col en direction de Montbrun les bains. La route est resurfacée, c'est nickel, comme cet été, je ne suis pas emballé plus que ça par la ninjaaa mais je m'amuse bien quand même. C'est un peu la honte d'autant se trainer sur une moto aussi rapide. Tant pis. De son coté, Ben m'avoue qu'il lève la Tuono en seconde sans l'embrayage...eh ouais mec, la puce GMP ! Ah putaing il est 14h, Aude commence à avoir la dalle (quel ventre alors !) et on se retrouve à la recherche du fast food d'Aulan. Finalement on ne trouvera qu'un château (très beau d'ailleurs), le fast food ou plutôt ses restes étant constitué d'une vieille caravane fermée et d'une toile qui claque dans le vent. Retour sur Montbrun, Ben est seul sur ma Tuono (merde, y'a des fossés partout, allez 50% de chance qu'il s'y mette :-) ). Il nous dépasse dans un claquement sourd et fait un freinage un peu spécial (genre ça rembondit de partout). Coup de chance, on n'aura pas besoin d'un treuil pour le récuperer dans la rivière.

Mince, plus on attend et plus le temps semble à nouveau se couvrir, on est à coté du Ventoux et effectivement c'est venteux ! Voire pire...Retour classique mais néanmoins plaisant via Brantes, le col de Fontaube (sympa), Buis les Baronnies, col de Saint Jalle (là je me suis pris des coups de raquette dans le cul durant toute la montée, va peut etre falloir faire quelque chose aux suspensions), puis la quasi "autoroute" gorges de trente pas, Bouvières, Saou, Upie, Valence. A noter que le rythme était quand même bien moins elevé que cet été, faute (pour ma part) à un mal de crâne chopé suite à l'engloutissement d'un grec-frites-salade-oignons-tomates à Montbrun. Timing au poil, à 10kms de Valence il commence à faire nuit (et super froid, en fait il a fait vraiment froid une fois passée la forêt de Saou) et surtout, dès que les motos sont rangées une violente pluie s'abat sur la ville (ça devient presque une habitude). Le soir, on apprendra qu'un déluge s'est abbatu sur la Loire/Haute Loire, finalement on a bien fait de tirer vers l'est, le passage de gués c'est pas pour nous.

Retour miséreux

Lundi matin, dernier jour du week end (eh ouais). Après un nouveau reglage des suspattes (putaing, les preparateurs de la mort) Ben m'accompagne jusqu'à Lamastre. Ok, il m'a mis la fessée deculottée dans la côte du Ping. La suite est une grosse catastrophe : route détrempée, feuilles mortes, tout ce que j'aime pour faire de la route rapide sur une journée. Fuck, je le sens pas trop.

En prenant un pti café avec Ben, vla t'y pas que l'intelligent ardécho de Lamastre vient nous causer. D'abord il veut du feu, avec son benard qui descend et sa tête d'ahuri, ensuite il veut faire copain copain, en manquant de se casser la gueule avec son pas mal assuré :
"eh, eeehh, et toi t'es de quel quartier de Valence ?"
Ben "euh, grand charran"
"ah ouais, alors, y'a petit charran et euhhhh, grand charran, pis y'a aussi Granges, ma mère elle a 80 ans et elle vient de Granges"
Ben : "cool"
"Bon, les gars, j'vous invite à boire un coup chez moi"
Ben : "euh Joker".

Malgré cet intermede plutot marrant, la suite ne s'annonce pas au top, je repars quand même sur Saint Agrève où une bonne petite pluie bien froide m'accueille, sympa mais bon, ça va pas le faire. Retour donc sur Lamastre puis Tournon, coup de chance la route est sèche et je vais pouvoir enfin prendre un peu d'angle et mettre du gaz. Juste avant Tournon, lors d'un arrêt technique, je m'aperçois que mon pneu arriere changé il y a peu présente des signes de fatigue évidente : je suis quasi au témoin sur le coté gauche (pourtant j'ai pas fait de rond-points). 1700 kms, c'est quand même pas beaucoup. Il aurait pu tenir un peu plus longtemps sur les petites routes (1000 bornes à tout péter) mais du coup je ne suis pas vraiment convaincu par les pneus bi-gommes (comme pour les malabars, mes preferés ce sont les natures).
Ensuite, Tournon-Paris par l'autoroute en un peu plus de 4h (j'ai bien gazé, teing), à l'arrivée 50kms de bouchons ininterrompus m'attendent, le froid de la nuit, bref la misère mais content d'être arrivé.

Concernant la Tuono, je suis vraiment content de son comportement tant côté moteur maintenant qu'elle tire court et qu'elle a la puce GMP, j'en attends encore un peu avec la boite à air ouverte, que coté maniabilité qui est exceptionelle pour une meule de ce calibre. Reste à régler le probleme des suspensions et ce sera pas mal du tout.

  

Commentaires
 
Ben (04/11/2008)
vrai que les coups de raquettes au freinage sur la Tuono ça rassure pas des masses!! mais bon j'avais pas trop le temps d'aller visiter les fossés, Aude avait faim... enfin c'était bien plaisant le tour du lac de serres ponçon quand même !!

Ben (04/11/2008)
un peu plus et son dentier tombait dans mon perrier menthe à l'idiot du village!!! ah la la c'est pas possible comme on les attire les crétins quand même

Olive (04/11/2008)
Moi je remarque surtout qu'il t'a causé à toi :-)) !

Aude (04/11/2008)
Trés sympa ce week-end!!! belle petite balade, pilotes au top, même pas de pluie ... à refaire!

JeanJean (04/11/2008)
Un très bon CR avec l'excuse du Grec-Frites pour le trainage de Teub !! Du bon Grand'boca tout au beurre, ou plutôt tout au gras !

Olive (04/11/2008)
Arf arf arf. Mais non, c'etait pas du trainage de bite quand même, juste moins rapide qu'en été.

Ben (04/11/2008)
vrai que j'ai meme pas réussi à faire rupter la 6 avec Aude derrière au retour, on s'est bien bien trainés :-))

JeanJean (04/11/2008)
En plus vu comme elle tire court ta merde genre 2 x 80, ca devrait le faire à 40km/h !!!

Ben (04/11/2008)
euh...joker...je veux pas me faire engueuler par ma mère...mais un poil plus que 40 je crois

Olive (04/11/2008)
Effectivement Ben, c'est un coup à se prendre des figues molles sur la figure et se faire battre avec un figatelli !


 
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