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KTM 990 SMR
KTM : 2009

(par Superman le 01/07/2009)

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Samedi 27 Juin…une belle après-midi ensoleillée…Troy Bayliss qui vient me rendre visite à Valence…4 jeunes femmes très distinguées en pleine démonstration de nettoyage de Ducati sans les mains…ma KTM qui frétille à l’idée d’aller taquiner de la départementale ardéchoise…c’est une belle journée qui s’annonce et j’aurai le plaisir de la partager avec mes amis venus de Cologne Thomas et Elke.
Après avoir sillonné le sud de la France au guidon de leurs 950SM et 990SMR, les voici venus à Valence pour un petit weekend sur le thème « Goinfrage virolesque Ardécho-Drômois ».
Avant de nous diriger en Ardèche profonde, Elke décide de monter une paire de supercorsa tout neufs sur sa rutilante 990SMR, la dernière version du gros supermotard de chez KTM, dotée dans sa version R de jantes Marchesini racing, de suspensions spécifiques à débattements raccourcis de 40mm à l’avant et 30mm à l’arrière plus un traitement anti friction, d’un angle de chasse resserré, d’un réservoir à la capacité réduite de 4l, d’une selle spécifique en bois exotique, de pièces carbone à droite à gauche, le tout pour un gain peu impressionnant de 2kgs mais surtout une maniabilité améliorée selon le constructeur.
Au final la moto accuse 189kgs à sec sur la balance pour une puissance de 115cv dans cette version allemande (eh oui, je vais rouler full en France et en toute légalité).



Voila pour la présentation, reste maintenant à confirmer tout ça dans la vraie vie !
Après une grosse centaine de kilomètres de pur bonheur en compagnie de mes compères germaniques, je réussis à convaincre Elke de me prêter les clés de son gros bébé en lui promettant la main droite levée de ne pas la coller par terre !

Je constate en enfourchant le gros supermotard aux coloris flashys que la selle est quasiment à la même hauteur que celle de la 690, mais que les repose pieds placés plus bas offrent une position de jambes moins repliées.
Après vérification, la selle de la 990 est plus basse de 5mm, et la garde au sol est également plus basse de 50mm ! De surcroit la moto d’Elke a été spécialement rabaissée de 10mm.

On aurait tendance à dire donc que la grosse est plus confortable que la petite, mais heureusement la fine selle racing de la SMR vient équilibrer les comptes, à déconseiller aux « culs en chips » comme dirait mon cher cousin.

Lamastre-Tournon…une belle portion de route sinueuse et parfaitement revêtue pour un premier essai prudent donc, je m’élance en tête de convoi.

La position de conduite est très naturelle avec un guidon moins large que celui de la 690 et positionné plus bas, et le réservoir amputé de quelques litres s’avère ergonomiquement parfait pour accueillir mes genoux délicats.
Bien sur la position reste typique supermotard avec un buste bien à la verticale, une position idéale pour les longues balades sur route, seul votre fessier tanné criera grâce au delà de 200 ou 300 km.



Elke me file le train au guidon de ma petite 690 et Thomas ferme la marche, je commence ma prise en main dans les enchainements rapides et immédiatement la moto me bluffe par le feeling de son train avant, la rigueur de ses suspensions et la confiance énorme qu’elle procure !
Rarement une moto m’aura inspiré une telle confiance dès les premiers tours de roue !
Je hausse progressivement le rythme, c’est simple j’ai presque l’impression de mieux connaitre cette moto que la mienne tellement la retransmission de la route est géniale, à croire qu’effectivement les suspensions à débattement raccourci ont favorisé le feeling et la précision de la tenue de route de la moto !

Et ce n’est pas le moteur qui viendra noircir le tableau avec sa douceur exemplaire à 3000 trs et son moteur plein à craquer jusqu’à 7000 qui explose ensuite, tentant de rallonger les bras de l’insolent qui essaiera d’atteindre la zone rouge !
En version d’origine le senti de piston du bicylindre est faible et ne se laisse percevoir qu’en ouvrant en grand à bas régime, mais ce défaut devrait être en partie compensé par l’adoption d’une petite ligne Akra à la sonorité envoutante moyennant un petit billet de 2000 au passage (pas cher mon fils !).

En descendant sur Tournon, la départementale se fait de plus en plus sinueuse et je trouverai la l’occasion de tester la maniabilité de l’engin.
Et encore une fois la surprise est bonne, la grosse dondon de plus de 200 kgs tous pleins faits cache parfaitement bien ses kilos superflus et s’avère quasiment aussi agile que mon mono, seules quelques corrections de trajectoires un peu tardives laissent percevoir l’inertie supérieure en réclamant un peu plus de poigne, mais comparé à n’importe quelle autre moto de son gabarit le résultat est bluffant !



Fin de la séance, Elke retrouve avec soulagement sa monture en un seul morceau, et je lui fais part de mon enthousiasme comme de mon regret de n’avoir pas pu tester cette moto sur de la belle chevrette de rallyeman pour éprouver les réactions des suspensions.
Qu’à cela ne tienne, Elke me propose un contre-essai le lendemain sur la route de mon choix…Alléchante proposition que je m’empresserai donc d’accepter !

Le lendemain nous partons donc en direction de la Drôme provençale et après avoir passé les Gorges de la Méouge je reprendrai le guidon de la bête, cette fois accompagné de ma passagère préférée Aude.
Le parcours se poursuit en direction du col de Perty, une route à chèvres agrémentée de bosses, d’épingles, de virages serrés et d’un paysage à couper le souffle au milieu des champs de lavande et des massifs escarpés, l’idéal pour tester une machine de rallye.



Malgré le fait que le gros bi-cylindre se sente un peu à l’étroit sur ces routes toujours trop courtes, la partie-cycle fait à nouveau merveille et je ne sens quasiment pas mon petit lest de 42 kgs à l’arrière, il est décidément difficile de sentir la différence de poids entre le mono et le bi tellement cette dernière est bien équilibrée.
Les pirellis tout neufs participant à mon bonheur, le rythme s’accélère naturellement sur ces routes sautillantes et les suspensions révèlent enfin leur caractère sportif par leur fermeté malgré un réglage « médium » d’origine.
Les bosses sont moins gommées qu’avec la 690 mais la SMR présente tout de même des gênes de tapis volant et virevolte de chevrette en chevrette comme si elle l’avait toujours fait.
Seul bémol, les bottes lèchent rapidement le bitume et il y a fort à parier que le budget repose-pieds / sliders de bottes en prenne un coup.
Au niveau de la passagère, peu de différence notable avec des poignées bien placées et une selle guère moins large, la différence se retrouvera surtout au moment de s’accrocher aux branches lorsque se profile la sortie du virage.
La moindre ligne droite étant prétexte à ouvrir comme un goret pour profiter des 50cv supplémentaires, la pauvre Aude ne pouvait se contenter de se tenir aux poignées arrières comme sur la Prestige et a du se résoudre à agripper mes poignées d’amour pour ne pas finir les fesses sur le bitume.
Il va sans dire que chaque accélération virile sur le second rapport envoie la roue avant en apesanteur et avec un peu d’entrainement je pense qu’il y a moyen de faire de bonnes longueurs assez facilement.



Dans le rétro, Elke se régale avec le petit mono qui lui rappelle son 450SMR de piste et envoie quelques glisses avec la jambe dehors (ma moto!!).

La descente sur Rémuzat sera plus apaisée, je profite de la position confortable pour jouir du paysage magnifique et cela permettra de mettre en évidence la facilité d’utilisation de cette moto, qui ne réclame aucun effort même en passant des épingles glissantes en descente avec un passager, et la boite de vitesse en beurre doux couplée au moteur souple comme un gros chat à bas régime participent grandement à ce confort d’utilisation exceptionnel.

Fin de l’essai, je récupère ma monture et Elke me confie qu’elle a également apprécié la 690, qui selon elle suffit largement sur ce type de routes en délivrant un plaisir équivalent.
Même si cette parole est pleine de bon sens, la portion suivante rapide entre Rémuzat et Nyons me fera presque regretter la tenue de route extraordinaire et le moteur de feu de la SMR, malgré la bonne volonté de la 690 qui fait ce qu’elle peut avec ses 65 petits chevaux et ses suspensions à grands débattements un poil moins précises.

En contrepartie, cette dernière offre une facilité de conduite imbattable sur les chevrettes, une faculté d’improvisation supérieure en cas d’entrée en courbe optimiste, et un rapport prix/plaisir nettement inférieur avec un prix d’achat bien moindre et une consommation moyenne de 5l/100 permettant une autonomie de plus de 250km, un peu plus raisonnable que les 170km de la 990.



Pour conclure, j’ai tendance à penser que cette moto est LA moto de route idéale du bon arsouilleur à long cours, bien que je trouve l’esthétique générale assez « mastoc » et le coloris du cadre un peu trop « DDE style » à mon gout.
En rallye, ce genre de moto n’est pas loin de la perfection, bien que l’expérience montre que certains conducteurs comme moi préfèrent une position plus en appui sur l’avant permettant une conduite « déhanchée ».
La suite de la réflexion bientôt…j’ai repéré une SuperDukeR pas loin…hé hé hé









Les + :
- confort de conduite
- tenue de route sur le bosselé comme sur le billard
- maniabilité
- moteur coupleux et puissant
- polyvalence générale
- rayon d’action


Les- :
- autonomie
- selle dure
- esthétique discutable
- prix d’achat avec la ligne Akra quasi-obligatoire
- position trop droite en conduite typée piste
- garde au sol limitée

  

Commentaires
 
Ed (02/07/2009)
Fut un temps où l'esthétique discutable n'était pas un frein pour toi.... ;-)

Thomas garcin (03/07/2009)
Quand on voit la gueule de sa moto (la 690), on comprends que le look ne compte pas pour lui, ou qu'alors il a tres tres mauvais gout ;)

Aude (03/07/2009)
Comment ça trés trés mauvais goût ??????????????????

Ed (03/07/2009)
En matière de moto faut avouer que.... bon... Pour le reste je ne me prononce pas... Olive ?

Olive (03/07/2009)
Elle est canon cte brele ! Il a de la merde dans les yeux l'ardécho ou c'est pas possible ? !

Thomas garcin (03/07/2009)
Desole Aude, tres mauvais gout sauf pour les nanas ;)

Greg (23/08/2009)
Ca donne envi tout ça, je me verrai presque dessus. Une question: est-il possible de rester calme plus de 10 minutes à son guidon?

Psycho Pat (22/03/2010)
Tip top moumoutte! J'ai commandé la mienne. Il me tarde de l'avoir. L'esthétique? Je m'en moque pas mal. Un supermot n'a jamais eu quoi que ce soit de racé. C'est juste fait pour enquiller les virages façon goret et le look dépouillé à l'extrême lui va à merveille. Donc GAAZ!!

Steph (17/03/2012)
Cette moto est une usine à bonheur. Le modèle 2012 bénéficie d'un ABS déconnectable mais vu qu'il est complètement transparent même à l'attaque autant le laisser. Le top est d'avoir 2 motos: une SMR et une sportive. Je suis à 50% de mon rêve ! À bientôt Ben Steph


 
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